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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:31

Mon article du jour entrera dans le cadre des BD du mercredi de Mango, du Roaarrr Challenge de Mo' et de mon Reading Comic Challenge (il serait ptet temps que je m'y mette si je veux arriver à le finir à temps ^^').


http://2.bp.blogspot.com/-WSbOUjER0yA/T4MY2xxIV1I/AAAAAAAAO1E/wwDjwULp3lg/s1600/logo+BD+Mango+rouge.jpg pictosingelionpetitThe reading Comics challenge logo1


American Vampire est un comic de Scott Snyder (scénario), Stephen King (scénario des 5 premières issues) et Rafael Albuquerque (dessin), publié chez Panini Comics dans la collection Vertigo depuis février 2011. American Vampire a reçu l'Eisner Award de la meilleure nouvelle série en 2011.


http://storage.canalblog.com/94/15/675433/73762004.jpghttp://www.decitre.fr/media/catalog/product/9/7/8/2/8/0/9/4/9782809420746FS.gif


De son vivant, Skinner Sweet était rusé et impitoyable, un vrai desperado recherché partout aux USA. C'est suite à sa capture en 1880 que ce dernier va devenir un vampire, mais pas n'importe quel vampire, le premier vampire américain...


Mon avis :


Je préfère prévenir tout de suite, si pour vous un vampire se doit de briller au soleil, de ne pas sucer le sang des êtres humains parce que c'est paaaaaas bien, avoir des manières aristocratiques...etc. ben American Vampire n'est pas vraiment fait pour vous. En effet Scott Snyder et Stephen King ont revisité et dépoussiéré le mythe du vampire, qui sont devenus au fil du temps des lavettes romantiques. Ils ont créé le vampire américain et ont donc vu les choses en grand, comme il se doit aux USA.


Skinner Sweet qui est le premier vampire du genre nétait pas forcément quelqu'un de très recommandable de son vivant, il ne l'est toujours pas une fois devenu mort. C'est même pire, puisque contrairement aux vampires traditionnels : le soleil ne le tue pas, il ne se contente pas de deux petites caninounettes mais possède de longs crocs acérés et pour parachever le tout, ses griffes sont tellement tranchantes qu'elles peuvent découper n'importe quoi.


Je pense donc que vous l'aurez compris, avec American Vampire, les vampires s'offrent une nouvelle jeunesse et reprennent du poil de la bête. Ils redeviennent des êtres vicieux et assoifés de sang, refont la chasse aux être humains (au lieu de leur conter fleurette) et ils s'entre-tuent à qui mieux mieux.

 
Bon maintenant que vous cernez un peu mieux de quoi il s'agit, je vais développer un peu plus l'histoire de ce premier tome d'American Vampire. Je vais d'ailleurs commencer en corrigeant une erreur que j'ai pu voir à certains endroits à savoir que Stephen King n'en est pas l'auteur principal (eh ben non, c'est Scott Snyder !!). Il a juste écrit les 5 premières issues c'est à dire le recueil Sang Neuf qui narre les origines de Skinner Sweet.


Scott Snyder avait contacté Stephen King en lui disant qu'il allait écrire un comic vampirique pour Vertigo, il lui avait donc envoyé le pitch de la série en lui demandant un slogan promotionnel. Mais King a été tellement emballé par le projet qu'il a demandé à Snyder s'il ne pouvait pas plutôt en écrire un épisode et au final Stephen King a écrit toutes les origines de Skinner Sweet, ainsi que l'introduction du recueil (au titre très poétique de Tais-toi et suce).


Dans laquelle il signale justement que tout le mérite d'American Vampire en revient au scénar de Snyder et non pas à lui, d'ailleurs cette intro du King est un vrai petit bijou qui donne bien le ton de la série. Je ne résiste donc pas à l'envie de vous en livrer quelques passages : 


"Voici quelques exemples de ce qu'un vampire ne devrait jamais être : un détective palichon qui boit des bloody mary et ne travaille que la nuit: un gitan mélancolique de la Nouvelle-Orléans ; une adolescente anorexique ; un éphèbe diaphane aux yeux de biche. Alors que devrait-il être ? Un tueur ma poule. Un tueur de sang-froid assoifé de sang chaud [...] L'idée initiale c'est avant tout de rendre à ces chers suceurs de sang le mordant qu'ils ont perdu avec la mode des "vampires pour midinette". Il est temps qu'ils fassent peur à nouveau. J'ai la chance d'avoir contribué à cela. Skinner Sweet ne se satisfait pas de raconter sa vie aux nénettes. Il les suce. Et c'est ça qui est bon."


Et voilà, avec ça la messe est dite et on plonge tout de suite dans l'ambiance sulfureuse et violente d'American Vampire. L'histoire de ce premier recueil se déroule à cheval sur deux époques : 1880 où l'on suit la renaissance de Sweet et 1920 où l'on fait la connaissance de la jeune actrice Pearl Jones qui rêve de percer à Hollywood.


Ce premier tome sert donc d'introduction à la série et permet de se familiariser avec les protagonistes principaux, j'ai donc méga hâte de pouvoir lire la suite (malheureusement comme je me suis réveillé à la bourre, le tome 2 est épuisé à l'heure actuelle -_-')  qui s'annonce comme une excellente saga vampirique.

 
Le dessin de Rafael Albuquerque est vraiment excellent et convient à merveille à l'ambiance de la série, c'est sombre et nerveux. Les vampires et les êtres humains, ne font pas dans la dentelle si bien que le sang coule à flot. Les nombreuses scènes d'action sont vachement bien foutues et donnent l'impression que les personnages s'animent sous nos yeux. Grâce au trait d'Albuquerque, on s'immerge sans problème dans cette Amérique à l'ère de la révolution industrielle et on revit les premiers pas du cinéma parlant comme si on y était.


Les personnages principaux de la série sont attachants et charismatiques, même si Skinner Sweet est loin d'être un homme bien, je l'ai trouvé vachement classe et j'en suis super fan !! Pearl Jones m'a également bien plu, elle ne fait pas trop héroïne cruchonne inutile comme c'est parfois le cas avec les personnages féminins.

 

J'espère donc pouvoir suivre la suite de leurs aventures rapidement, car du vrai bon vampire bien méchant sadique et vicieux comme ça, moi j'adore et j'en redemande !!


En bref,  un comic nerveux, sanglant et plein d'action, qui redonne aux vampires un visage effrayant. Contrairement aux vampires qui brillent au soleil ou que l'on voudrait épouser, vous n'aurez aucune envie de vous frotter à ces vampires américains avides de sang frais et très résistants !! Un excellent moment de lecture pour moi et un énorme coup de coeur que cet American Vampire que je conseille à tous ceux qui ont envie de voir autre chose que des vampires gentils et mignons. En plus les dessins sont superbes et collent à merveille au récit, alors que demander de plus franchement ?!!

 

 

Question bonus : Qu'est ce que vous associez automatiquement aux vampires ?

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:06

L'article du jour entrera dans le cadre du Roaarrr de Mo' puisque l'album que je vais vous présenter a reçu un prix dans le cadre du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2012.

 

pictosingelionpetit

 

TMLP Ta Mère La Pute est un one shot de Gilles Rochier publié en février 2011 par 6 pieds sous terre dans la collection Monotrème. Cet album a reçu le prix révélation lors du Festival d'Angoulême 2012.

 http://www.bdgest.com/critiques/images/couv/4464_c.jpg


Au cours des années 80, dans une banlieue flambant neuve, on suit le quotidien d'une bande de jeunes adolescents désoeuvrés...

 

Mon avis :

 

Je dois avouer que j’ai été très agréablement surpris avec cet album, dont je n’avais aucune idée du sujet avant de l’ouvrir. Le format est un peu plus petit que la moyenne et beaucoup plus souple, ce qui n’est pas du tout problématique pour lire, bien au contraire.

 

Comme TMLP a reçu un prix, on a droit à un gros autocollant Angoulème 2012 sur la couverture, ce que je trouve un peu dommage car ça fausse la première impression visuelle. Sans ça, on a le regard tout de suite attiré par ces 4 grosses lettres énigmatiques dessinées sur la bute, tel un graffiti. Les lettres ne restent pas énigmatiques bien longtemps puisque l’acronyme est expliqué juste en dessous : Ta Mère La Pute !! Une insulte plutôt violente, qui ne peut qu’intriguer vu le gros contraste qu’elle offre avec le reste de l’image où l’on voit trois jeunes en train de poser sur leurs vélos.

 

C’est ainsi que commence notre périple au cœur de cette banlieue des années 80, bien différente de celles dont on a l’habitude d’entendre parler de nos jours dans la presse, mais en même temps tellement similaire. On va donc suivre le quotidien d’une bande de jeunes ados qui essayent de tuer le temps dans leur quartier de banlieue. L’histoire est plutôt dure dans son ensemble, car la vie de ces jeunes n’est pas toujours très rose, surtout qu’ils sont à la merci des « grands frères » plus âgés qu’eux et qui sont les véritables maîtres du terrain.

 

On va donc voir petit à petit le visage de la banlieue changer, cette dernière est pleine de promesses lors de sa construction, mais bien vite les espoirs sont déçus et la misère devient de plus en plus présente. Beaucoup de monde a du être confronté ou a entendu l’expression TMLP (ou un de ses dérivés) au cours de sa vie, Gilles Rochier nous livre dans cet album, la genèse de cette violente insulte. Laquelle a été maintes fois reprises depuis et doit encore probablement circuler de nos jours dans les cours de récré des collèges et lycées. Autant prévenir tout de suite, qu’il vaut mieux avoir le moral en lisant ce récit, car il est plutôt dur et pas toujours joyeux (si vous êtes dépressif, abstenez vous ). D’après ce que j’ai pu en lire à droite et à gauche, TMLP comporte une bonne part de vécu puisque Gille Rochier a vécu en banlieue.

 

Je pense qu’il y a quelques années de ça, j’aurai probablement feuilleté vite fait cet album avant de le reposer aussi sec, rebuté par son dessin. Mais heureusement pour moi, j’ai évolué de ce côté-là et n’ai plus aucun problème avec quelque graphisme que ce soit. Il est vrai que le dessin de Gilles Rochier, est un peu spécial, mais l’histoire qu’il raconte prend vachement aux tripes et une fois entamé l’album, toute l’histoire se déroule sous nos yeux en un clin d’œil. On se fait très vite au dessin et finalement il colle plutôt bien à l’atmosphère du récit et à l’ambiance de la banlieue. Les éléments de décor banlieusard sont d’ailleurs superbes et permettent de transformer la banlieue en un personnage à part entière du récit, lequel est toujours omniprésent.

 

En bref une histoire qui m’a bien pris aux tripes et une très belle découverte !! (une fois de plus merci KBD ). Donc même si le graphsime peut rebuter de prime abord, on s’immerge très facilement dans TMLP et la vie de ces jeunes de banlieue dans les années 80. Un récit très poignant et touchant en dépit de sa dureté.

 

 

Question bonus : Vous avez déjà vécu en banlieue au cours de votre vie ou pas ?

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 10:16

Une fois n'est pas coutume, l'article d'aujourd'hui n'entre dans le cadre d'aucun challenge. En revanche c'est une lecture que j'ai faite par le biais de KBD.

Live War Heroes est une BD de Fabrice David (scénario) et Eric Bourgier (dessin et couelur) publiée chez Soleil en 2003 et rééditée en 2009 (c'est cette version que j'ai lue pour ma part (la couverture de droite)).


http://www.images-chapitre.com/ima0/original/241/1423241_3315746.jpghttp://photos.froggytest.com/d/48375-2/Live+War+Heroes.jpg


En 2021, l'émission de télé réalité Live War Heroes fait un tabac. Le concept de l'émission est d'envoyer un américain, en compagnie de quelques mercenaires, prendre part à une opération militaire à but humanitaire. C'est Peter Suttgrave qui a été choisi pour participer à l'émission et qui va devoir participer à ce conflit armé, au péril de sa vie...

Mon avis :

Je dois bien avouer que ça ne va pas être évident pour moi de parler de Live War Heroes, dans la mesure où après lecture je ne sais pas encore trop quoi en penser . Dans l'ensemble j'ai quand même apprécié ma lecture, même si je doute que ça me laisse un souvenir impérissable sur le long terme. Pourtant c'est vrai que lorsqu'on choisissait les albums pour la thématique de la guerre sur KBD, le concept de guerre+télé-réalité m'a tout de suite fortement alléché, mais au final j'ai quand même été un peu déçu (peut être parce que je m'attendais à complètement autre chose).

Le scnéario possède quelques bonnes idées (notamment la télé réalité de guerre), mais qui ne sont pas toujours exploitées à fond ce qui est un peu dommage. Si bien que l'histoire est assez convenue, avec des complots menés dans l'ombre et ce genre de choses, mais ça reste plutôt classique dans ce type de récit. Malgré ça, on ne s'ennuie pas trop au cours de la lecture, il y a pas mal d'action et de rebondissements, quelques fusillades, des courses pouruites...etc.

Au cours de Live War Heroes on revient souvent en arrière par le biais de flashbacks, mais j'ai trouvé ceux-ci un peu trop nombreux et pas toujours bien amenés, si bien qu'au final on est un peu perdu chronologiquement parlant (du coup on retourne voir en arrière où on en était avant). Par contre j'ai bien aimé le découpage de l'histoire en chapitres, je trouve ça bien sympa comme façon de faire. Les personnages auraient peut-être gagné à être un peu plus fouillés, alors que là on passe rapidement des uns aux autres et certains font très "clichés", ce qui est un peu dommage.

Mais attention comme je l'ai déjà dit plus haut, tout n'est pas à jeter dans Live War Heroes, loin s'en faut, j'ai par exemple adoré la critique de notre société (en particulier celle des USA) avec le patriotisme exacerbé, les conflits menés au nom de la liberté, de la paix (LOOOOOL), la manipulation des images télévisées, les dérives possibles de la télé-réalité qui pousse toujours plus lois les concepts.

 

On ne sera donc pas tellement étonnés de voir un jour débarquer des émissions telles que celle du film Live ! avec Eva Mendes (excellent film à voir au moins une fois) ou pourquoi pas celle de Live War Heroes qui enverrait des gens lambda à la guerre contre une forte rétribution à leurs familles (car de nos jours ce qui motive le plus les foules c'est forcément le pognon ).

Ce qui est d'ailleurs le pire quand on se met à penser à ce genre de choses, c'est que ce genre de concepts de télé-réalité violents et amoraux, auraient toutes les chances de marcher... Après tout, ce n'est pas si éloigné (dans un sens) des jeux du cirque, des combats de gladiateurs, des exécutions publiques...etc. et les images sont tellement trafiquées et autre, que ce serait bien difficile de savoir si les gens meurent pour de vrai ou non. Pour ma part je trouve que tout ce genre de choses, fait plutôt froid dans le dos en tout cas.

Autre point fort de Live War Heroes, c'est le dessin d'Eric Bourgier qui signe là son premier album (si je dis pas de bêtises), même si tout n'est pas parfait, on sent bien qu'il a beaucoup de talent à revendre. En tout cas pour ma part j'ai beaucoup aimé son style plutôt réaliste, ainsi que sa façon de découper les images.

Aux dires de mes petits camarades de chez KBD, il faut voir cet album comme un coup d'essai réalisé par le duo David et Bourgier. Ils ont tous adoré Servitude leur oeuvre suivante (pour ma part je ne l'ai pas lu, mais ils ont su titiller ma curiosité (il faut dire qu'ils sont très forts pour ça les keupin(e)s de KBD )).

En bref, sans être l'album du siècle, Live War Heroes proposent quelques bonnes idées, une critique intéressante de notre société et de ses dérives et des dessins vachement sympas !! En bref, un premier album en duo, très prometteur, j'ai hâte de les voir à l'oeuvre sur Servitude.


Question bonus : Si on donnait des millions à votre famille en échange, vous partiriez faire la guerre pour l'émission Live War Heroes ?

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 13:59

L'article du jour comptera pour le Roarrrr Challenge de Mo' et pour les BD du mercredi de Mango.


pictosingelionpetithttp://2.bp.blogspot.com/-jXugSbLBqYE/T1XyqJkmbxI/AAAAAAAAOGQ/2qRE3vQv5vQ/s160/Logo%2BBD%2BMango%2BNoir.jpg


Il était une fois en France est une série BD de Fabien Nury (scénario) et Sylvain Vallée (dessin) publiée chez Glénat depuis septembre 2007. A l'heure actuelle 5 tomes sont parus, au rythme d'un par an (on peut donc attendre un tome 6 pour la fin de l'année ). En 2011, Il était une fois en France a reçu le prix de la série à Angoulème.


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/0/8/9782723455800.jpghttp://fibd-pp.theblastmachine.com/data/comics/images/SO25-il_etait_une_fois_en_france3-cover.jpghttp://www.decitre.fr/gi/82/9782723483582FS.gif


Cette série inspirée de faits réels (mais faisant la part belle à la fiction), raconte la vie de Joseph Joanovici, un juif roumain illettré qui a assisté au massacre de sa famille (lorsqu'il n'était qu'un enfant). Quelques années plus tard, en compagnie de sa femme Eva, Joseph rejoint la France, où il deviendra ferrailleur et va petit à petit gravir les échelons menant au pouvoir...

Mon avis :

Voilà une série que j'aime beaucoup et qui marche plutôt fort à la médiathèque où je bosse (enfin en général tout ce qui est historique, de près ou de loin, ça part bien ). Il faut dire que c'est un savant mélange d'histoire et de fiction, qu'il y a pas mal d'action et qu'on apprend énormément de choses également.

Par le biais de Joseph Joanovici, on va entrer dans l'Histoire de la seconde guerre mondiale en France. Mais ici les combats livrés ne sont pas forcément menés sur le front, si bien qu'on assiste rarement à des grandes scènes de bataille. Le principal combat que l'on suit est tout simplement celui de Joseph pour arriver à survivre dans un monde en guerre, où la majorité des gens éprouvent de la méfiance ou de la haine à l'égard des personnes juives.

Bien qu'illettré Joseph est plutôt débrouillard, malin et il a beaucoup de bagout, ce qui va lui permettre de gravir les échelons au sein de la société de ferrailleurs où il travaille en France. Etre  ferrailleur en temps de guerre est un très gros atout, puisque les armées ont besoin d'énormes quantités de métaux pour leurs armes, leurs chars...etc.

C'est ainsi que petit à petit Joanovici va bâtir un véritable empire et devenir milliardaire. Le problème c'est que sa fortune n'a pas toujours été acquise de façon très honnête car il fraye avec bon nombre de gens louches, sans parler de la gestapo et des nazis... Car Joseph est prêt à tout pour survivre et pour mettre sa famille à l'abri du besoin.

On suit donc un personnage très ambigu tout au long de la série et c'est justement ça qui fait tout le sel d'Il était une fois en France. Joanovici est-il le pire des salopards, un héros de guerre ? C'est le genre de questions qu'on est amené à se poser en cours de lecture, d'ailleurs qu'aurions nous fait à sa place ? Est-il allé trop loin par amour des siens ? Etait-ce un mal nécessaire ? Autant dire que cette série fait pas mal cogiter et même si on assiste pas à de grandes scènes de guerre, toute son horreur est quand même bien présente...

Au long du récit, on alterne souvent entre le passé (jeunesse de Joanovici, la guerre...etc.) et un présent plus récent qui se situe dans les années 60, lorsqu'il est sur le point de mourir. En effet, loin d'avoir fait l'unanimité, il va être traqué par le juge Legentil, qui compte bien prouver au monde que Joseph Joanovici n'est pas le héros de guerre pour qui on veut le faire passer.

En plus du scénario béton de Nury, le dessin de Vallée est excellent, dans un registre assez réaliste. Il accompagne très bien l'histoire et permet de se représenter facilement les personnages qui composent l'intrigue. Il retranscrit également à merveille l'ambiance de l'époque, cette atmosphère de peur, d'oppression et de violence.

En bref une excellente série, très bien documentée qui nous fait revivre une période peu glorieuse de l'Histoire de la France. Bien que la fiction ait un rôle très important dans Il était une fois en France, on y apprend néanmoins beaucoup de choses. Le personnage très ambigu de Joseph Joanovici est un régal à suivre car il nous fait vivre des émotions très contradictoires et fait pas mal gamberger. A lire absolument !!!


Question bonus : Seriez-vous prêts à tout pour vos proches ?    

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 22:08

En ce jour, je renoue avec les challenges puisque mon billet du jour comptera pour trois challenges différents. Le Roaarrr de Mo', Les BD du mercredi de Mango et mon Reading Comics Challenge.

 

BD2 logo des BD du mercredi de Mangojpg (1)pictosingelionpetitThe reading Comics challenge logo1


100 Bullets est un Comics de Brian Azzarello (scénario) et Eduardo Risso (dessin) publié en France chez Panini Comics depuis 2007 dans la collection Vertigo. A l'heure actuelle, 14 tomes regroupants les 75 premières issues américaines ont vu le jour chez nous (aux USA la série est terminée en 100 issues regroupées en 13 tomes). Ce Comics a remporté l'Eisner Award de la meilleure série régulière en 2002 et 2004, il a également remporté l'Eisner Awrd de la meilleure série publiée en feuilleton en 2001 pour les issues 15 à 18 : Hang up on the hang low.


http://www.decitre.fr/gi/58/9782809405958FS.gifhttp://www.coinbd.com/img/couvertures_big/100-bullets-tome-7-:-cent-balles-pour-un-prive-11573.jpghttp://comics.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/4/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782809421330_1_75.jpg


L'agent Graves, un mystérieux homme en noir, accoste des gens en leur proposant une étrange malette. A l'intérieur se trouve un flingue, 100 balles et des preuves irréfutables que quelqu'un leur a nuit. Graves leur explique ensuite que ce pistolet est intraçable et peut être utilisé en toute impunité, ces gens décideront-ils d'utiliser la malette pour se venger... ?

Mon avis :

C'est amusant car j'étais persuadé d'avoir parlé de cette série de Comics que j'affectionne beaucoup, mais curieusement je n'ai pas trouvé le billet sur mon blog. Du coup je vais réparer cet oubli pas plus tard que maintenant .

100 Bullets est un comics que je suis assidument depuis quelques années, lorsque j'en avais entendu parler dans l'émission Roadstrip présentée par Davy Mourier. J'avais trouvé le concept de cette malette qui permettait de se venger en toute impunité vachement bien pensé et je voulais donc savoir ce que ça donnait à la lecture.

Si dans les premiers volumes on s'attache surtout à quelques personnages et à leur réaction face à l'offre de l'agent Graves, l'intrigue se complexifie rapidement et on apprend beaucoup plus sur tous les protagonistes principaux. Je ne vais pas en dévoiler plus que ça sur l'intrigue principale, que je vous laisse découvrir par vous même, mais sachez qu'il y a beaucoup de rebondissements, des organisations secrètes, des complots, des alliances, des trahisons...etc. en bref ça bouge pas mal, il y a énormément d'action, de baston, de fusillades...

Les dessins d'Eduardo Risso sont vraiment très bons et confèrent une bonne ambiance à la série, c'est plutôt sombre ce qui colle bien avec le scénar plein d'action et de coups fourrés d'Azzarello. On reconnait facilement tous les protagonistes au premier coup d'oeil et certains d'entre eux sont plutôt attachants où le deviennent lorsqu'on en apprend un peu plus sur leurs passés respectifs (bon après y a aussi de belles ordures, mais c'est cool quand même dans une série de ce genre ).

Bon par contre bien évidemment, ce comics n'est pas à mettre en tre toutes les mains puisqu'il y a de la violence, des insultes...etc. mais si vous appréciez les polars pleins d'action vous devriez être servis avec 100 bullets. En plus au cours de la série on se ballade à travers tous les Etats-Unis qui sont dépeints de façon plutôt réaliste, on passe des quartiers craignos aux milieux huppés...etc. car les destins des protagonistes se croisent et se décroisant sans cesse.

En bref une série avec une intrigue magistralement ficelée et qui se révèle de plus en plus complexe au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture. Les dessins qui sont superbes permettent de bien s'immerger dans l'histoire qui est pleine d'action et de rebondissements. Une idée de base vraiment bien exploitée et qui tient toutes ses promesses, c'est donc que du bonheur pour les amateurs de polar musclés que la violence et les insultes ne rebutent pas.


Question bonus : Si on vous donnait le moyen de vous venger d'une personne vous ayant causé énormément de tort, sans être inquiété des conséquences, le feriez-vous ?

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 07:00

L'article d'aujourd'hui, comme ceux de ces derniers jours n'entrera dans le cadre d'aucun challenge auquel je participe.

Un long destin de sang est un dyptique BD de Laurent-Frédéric Bollée (scénario) et Fabien Bedouel (dessin et couleur). La série est publiée par les éditions 12bis depuis avril 2010.


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/8/1/9782356481184.jpghttp://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/12/55/album-cover-large-12556.jpg


En avril 1917, sur le front de l'Aisne, un soldat français retourne dans la tranchée qu'il avait occupée avec ses camarades. Une fois sur place, il prend en photo les corps de ses compagnons qui semblent avoir été mystérieusement tués. Il a à peine eu le temps de cacher ses photos que la tranchée se retrouve gazée... Qu'a-t-il donc bien pu se passer là-bas... ?

Mon avis :

Tout d'abord, je préfère préciser que si vous ne voulez pas être spoilés, évitez de lire la quatrième de couverture ou les résumés de l'éditeur qui en disent bien trop long sur la fin du diptyque (enfin selon moi).

Cette BD se présente comme un drame en deux actes, au cours duquel nous allons suivre plusieurs protagonistes différents, dont les destins vont plus ou moins se croiser et permettre de reconstruire toute l'histoire.

Hormis lors du prologue du tome 1 (dont je parle dans mon résumé), qui se déroule en 1917, tous les évènements de l'histoire vont se dérouler au cours des 24 heures entre le samedi 30 et le dimanche 31 mars 1918.

C'est au cours de ces 24 heures que nous allons suivre les 10 personnages principaux de l'histoire, et c'est au travers d'eux que nous allons tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer dans cette tranchée en 1917. C'est en effet très étrange que les photos prises par le poilu, ne semblent pas coller avec le gazage de la tranchée...

En dépit du nombre assez important de personnages qui gravitent dans l'histoire, on n'est jamais perdu et ça donne beaucoup de rythme à l'intrigue. Une intrigue qui est d'ailleurs plutôt bien ficelée et qui contient pas mal d'action et de rebondissements.

Les dessins de Bedouel sont superbes et rendent bien compte de l'ambiance et de l'atmosphère de l'époque. Les mauvaises conditions de vie et tous les affres de la première guerre mondiale ressortent vraiment bien à travers son trait de crayon. L'ambiance qui s'en dégage est donc plutôt sombre et sanglante, mais il n'y a aucune violence gratuite ici, ça reste même plutôt "soft" pour une BD se déroulant en temps de guerre.

En bref, Un long destin de sang est un très bon polar dont l'intrigue a lieu lors de la première guerre mondiale, on se laisse embarquer sans mal dans cette histoire aux multiples personnages et rebondissements, dont on veut connaître le fin mot. Les superbes dessins de Bedouel permettent de s'immerger complètement dans l'ambiance de la guerre de 14-18. Un excellent diptyque !!!


Question bonus : Si vous déteniez une vérité dérangeante, seriez-vous prêt à tout pour la divulguer ?  

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 07:00

Les articles ne se sont pas bousculés chez moi ces derniers temps, je reprends donc du service afin de vous présenter un de mes coups de coeur de l'année dernière. C'est une lecture que j'ai partagée avec les coupains de KBD, mais que j'avais prévu de lire de toute manière

Urban est une BD de Luc Brunschwig (scénario) et Roberto Ricci (dessin et couelur) dont le premier tome intitulé Les règles du jeu est paru en septembre 2011 chez Futuropolis.


http://a4.idata.over-blog.com/270x400/4/06/61/84/Bande-dessinee-4/Urban-T.I-1.JPG
Zacchary Buzz quitte sa campagne natale et la ferme familiale afin d'aller s'engager chez les Urban Interceptor, la force de police de la ville de Monplaisir, qui possède le plus haut taux de réussite au Monde...

Mon avis :

Tout d'abord il faut savoir qu'Urban est un projet qui tient à coeur à Luc Brunschwig depuis très longtemps. C'est en effet à l'âge de 15 ans, que l'idée d'illustrer à sa sauce la chanson Sin City d'AC/DC lui trotte dans la tête et c'est cette idée qui a donné naissance à Urban (le nom de Sin City a en effet déjà été pris par Frank Miller).

 

Il faut également noter qu'une première mouture d'Urban (intitulée Urban Games à l'époque) avait vu le jour en 1999 chez les Humanoïdes Associés, à l'époque le dessin était signé Jean-Christophe Raufflet, Laurent Hirn et Laurent Cagniat tandis que les couleurs étaient l'oeuvre de Caroline Van Den Abeele. La série Urban Games n'a jamais connu de suite.

Un peu plus de dix ans plus tard, Luc Brunschwig ressort le projet, le retravaille et donne ainsi naissance à Urban en compagnie de Roberto Ricci pour notre plus grand bonheur. En effet Urban est une série vraiment très prometteuse au vu de ce premier tome, elle est très aboutie scénariquement et graphiquement.

Au cours de ce premier tome, qui sert surtout à introduire les choses et à nous présenter la ville de Monplaisir et son fonctionnement, nous allons suivre le jeune Zacchary Buzz. Un grand gaillard, qui semble un peu lent d'esprit (pour ma part il m'a un peu fait penser à Lennie dans Des souris et des hommes de Steinbeck) et tient absolument à faire partie de la police de Monplaisir, afin de devenir un héros.

 

Sa vocation lui est venue en regardant les épisodes d'un ancien dessin animé : Overtime, le justicier du temps, à qui Zacchary tient absolument à ressembler. Il entretient d'ailleurs régulièrement des conversations imaginaires avec son idole (dues à une imagination fertile, à de la schizophrénie... ?) qui l'aide et le guide dans ses choix.

Zacchary avec qui l'on fait connaissance est un personnage très attachant, pétri de bonnes intentions et souhaitant faire le bien autour de lui. Malheureusement pour lui, il va bien vite s'apercevoir que la réalité de la ville de Monplaisir est bien différente de ce à quoi il s'attendait. Cette ville tentaculaire consacrée aux plaisirs en tout genre, se révèle bien vite être un personnage à part entière de la série.

 

Monplaisir est essentiellement composée de touristes, qui viennent ici pour se divertir et s'adonner à toutes sortes de débauche, on les reconnait aisément à leurs costumes (qui sont tous autant de références à des séries, films, livres...etc. cultes).

Et du divertissement ils en auront, puisque Springy Fool, le lapin blanc maître de cérémonie de la ville et son accolyte A.L.I.C.E. (une Intelligence artificielle qui à l'oeil sur tout ce qui se passe dans la ville) ne cessent d'apparaître partout sur des écrans en ville, afin de montrer toutes les choses soriddes qui se passent à Monplaisir. Ce qui donne lieu à des émissions de télé réalité morbides, dans lesquelles les Urban Interceptor (les policiers comme Zacchary en somme) donnent la chasse à des tueurs en direct, ce qui permet aux touristes de parier sur les résultats de ces affrontements.

Comme je l'ai déjà dit un peu plus haut, ce premier tome sert surtout d'introduction et permet de poser les bases d'une intrigue qui ne demande qu'à prendre de l'ampleur au cours des tomes suivants. Cette cité consacrée aux plaisirs pourraient sembler idyllique (au moins sur le principe) mais on s'aperçoit bien vite qu'il n'en est rien, et que bien cachée sous la couche de paillettes et de divertissements, se cache une réalité bien plus sombre...

 

A l'issue de ce premier tome, au long duquel on est tenu en haleine et ne connaissons que peu de répit, de nombreuses questions restent en suspens et l'on ne peut que s'interroger sur la tournure que prendra la suite de la série.

Le dessin de Roberto Ricci est tout simplement parfait et somptueux pour rendre l'ambiance de cette cité futuriste consacrée au plaisir. On a vraiment aucun mal à entrer de plein pied dans l'histoire, on se sent oppressé lors des scènes de foule où l'on croise ces tonnes de touristes déguisés (sorte de Où est Charlie ? géant dans lequel on peut s'amuser à chercher en quoi ils sont costumés). La ville de Monplaisir prend vraiment vie sous nos yeux, à tel point qu'on a l'impression d'en sentir les effluves et d'entendre toute l'agitation qui y règne.

Je pense que vous l'aurez compris, ce premier tome d'Urban a vraiment été une énorme claque pour moi (comme très souvent avec les oeuvres de Brunschwig d'ailleurs) et dire que j'attends la suite avec impatience est un doux euphémisme. C'est vraiment un des albums qui m'a le plus enthousiasmé en 2011 et où je me suis vraiment régalé du début à la fin. En fana de SF que je suis, cette société futuriste consacrée au plaisir, qui met en exergue de nombreux travers de notre société de consommation, a vraiment été un pur régal à lire. J'espère donc que cette seconde mouture sera la bonne et que je pourrais lire la suite des aventures de Zaccahry Buzz dans la ville de Monplaisir.

En bref, un énormissime coup de coeur 2011 dont il me tarde de pouvoir lire la suite. Une société futuriste, un héros attachant, beaucoup d'action, une critique de notre société, des "animateurs" énigmatiques, de la violence, des dessins magnifiques... etc. ce sont tout autant d'excellents ingrédients qui font d'Urban un délicieux cocktail à savourer sans aucune modération !!! A (re)découvrir de toute urgence !!!


Question bonus : Si vous vous rendiez à Monplaisir en tant que touriste, en quoi vous déguiseriez vous à votre arrivée ?

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Published by Mr. Zombi - dans BD franco-belge
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 12:07

C'est pas bien du tout car j'ai pas mal délaissé mon blog ces derniers temps et notamment mon rendez-vous dominical pour relayer les publications KBD. Du coup avant d'entamer la présentation de la thématique du mois de mars qui débute aujourd'hui, je vais d'abord faire un rappel de nos billets de février.

Nous avions consacré le mois de février à l'excellente collection Ecritures de Casterman, nous avons entamé ce thème avec Habibi de Craig Thompson (un exemplaire était d'ailleurs à gagner pour fêter nos deux ans), vint ensuite Swallow me whole de Nate Powell, puis Kiki de Montparnasse de Louis Bocquet et pour finir L'autoroute du soleil de Baru.


http://chezmo.files.wordpress.com/2012/03/miniaama.jpg?w=88&h=90
En ce mois de mars, nous vous souhaitons la bienvenue dans la 4eme dimension et allons vous faire voyager dans l'univers de la Science-Fiction (la SF pour les intimes ). Afin de bien entamer ce voyage, Lunch nous emmène à la découverte du premier tome de la série Aâma de Frederik Peeters et il y a de quoi mettre l'eau à la bouche !!

Je vous laisse donc (re)découvrir tout ça et je vous souhaite à tous un bon dimanche ensoleillé (tant qu'à faire ) et vous dis à bientôt.

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Published by Mr. Zombi - dans KBD
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 10:36

Coucou tout le monde, bien qu'ayant des tonnes de billets en retard (surtout que je me suis remis à lire intensivement ^^') aujourd'hui je ne vais rien vous présenter, mais simplement relayer une info qui pourrait intéresser certain(e)s d'entre vous.

 

http://chezmo.files.wordpress.com/2012/03/pictobiographie.jpg?w=114&h=118

Mo' qui a décidément toujours plein de bonnes idées pour promouvoir la BD, organise un petit concours courant sur le mois de mars. Le principe est ma foi fort simple, il suffit de lui dire quel album (manga, franco-belge, comics, one shot, volume de série...etc.) dont la sortie est prévue pour 2012, vous attendez avec impatience.

A la clé, un très joli prix pour le gagnant, à savoir l'envoi de l'album BD de son choix (pour une valeur maximale de 25€). Vous avez donc jusqu'au 31 mars minuit pour vous inscrire à ce sympathique concours. Une petite précision néanmoins, Mo' réserve ce concours aux blogo-lecteurs du monde entier mais avec qui elle a déjà eu des échanges avant ce concours Pour tout savoir et vous y inscrire, c'est par là.

Donc c'est ptet râpé pour ce concours-ci pour certain(e)s d'entre vous, mais je pense que c'est une bonne occasion pour aller (re)découvrir son Bar à BD si vous ne le connaissez pas encore. Elle chronique énormément de BD (ainsi que des albums jeunesse), dans tous les genres, tous les styles (en bref y en a pour tous les goûts ), même si je ne partage pas toujours tous ses avis, ces billets sont toujours très argumentés et bien faits.

En plus elle est toujours partante pour discuter et débattre autour de ce qu'elle présente (et de la BD en général d'ailleurs ), donc que vous soyez néophytes en BD ou des experts chevronnés vous trouverez votre bonheur là bas. Qui plus est, elle vous promet qu'elle ne revendra pas vos informations personnelles à des organismes commerciaux en tout genre, donc vous pouvez vous inscrire à ce concours en toute quiétude .

En bref, Mo' elle gagne à être connue et je ne peux donc que vous conseiller d'aller faire un petit tour dans son bar à BD où l'on est toujours bien reçu et où on fait plein de superbes découvertes !!

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Published by Mr. Zombi - dans Jeu-concours
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 15:26

Il y avait un bail que j'étais pas venu poster par ici et il serait bien temps que je m'y remette vu le retard de billets que j'ai. L'article du jour est consacré à une lecture faite dans le cadre de KBD.

L'Incal est une série de BD de SF de Jodorowsky (scénario) et Moebius (dessin) composée de 6 tomes parus depuis 1983 chez les Humanoïdes Associés. Pour ma part j'ai lu la version intégrale regroupant les 6 albums et publiée en 2006.


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/6/1/9782731618167.jpg
John Difool est un minable détective de classe R, mais son destin pourrait bien changer le jour ou il entre en possession de l'Incal, un artefact recélant d'immenses pouvoirs... Malheureusement pour John, l'Incal est un objet que de nombreuses personnes convoitent et ces personnes sont prêtes à tout pour l'obtenir...

Mon avis :

Il y a un bon moment déjà que je me disais qu'il faudrait que je lise cette intégrale de l'Incal qui se trouvait au boulot. Grâce à KBD, c'est maintenant chose faite

Dans l'ensemble j'ai plutôt bien apprécié ma lecture de l'Incal, qui est une bonne série de SF, type space opera je dirais, avec pas mal d'action et d'aventure et une bonne dose d'humour.

Même si je le savais déjà, je me suis aperçu en cours de route, que l'univers de l'Incal a été très développé par Jodorowsky avec plusieurs autres séries telles que la Caste des Méta Barons (qu'il faut que je lise), les Technopères (qu'il faudra que je relise vu que ça date), Mégalex...etc. sans parler des séries de L'Avant et Après Incal

En dépit de cet univers très riche, je pense que l'Incal peut se lire et s'apprécier sans rien connaître des autres séries de Jodo (vu que c'était en gros mon cas lors de ma lecture), pour ma part ça m'a d'ailleurs donné envie de les (re)lire pour approfondir l'expérience de l'Incal.

La série est un savant et complexe mélange de genres, qui part dans des délires et revisite un peu les codes et les thèmes du genre. On y suit principalement John Difool, l'anti héros typique, qui se retrouve embringué dans des aventures qui le dépassent et dont il n'a cure. A quoi bon sauver le(s) monde(s) quand il est beaucoup plus simple d'aller au bar pour lever des homéoputes et picoler ?

C'est plus ou moins la question que John va se poser tout le long des 6 tomes, car après tout c'est vrai que lui n'a rien demandé et préfèrerait rester peinard plutôt que de devoir risquer sa peau pour sauver l'univers. Heureusement pour la survie des peuples, John rencontrera de nombreux compagnons (à commencer par l'Incal) qui l'aideront à se remotiver et à accomplir ses missions.

Je pense que le trait de Moebius ne sera pas forcément du goût de tout le monde (entre la couverture de l'intégrale et les planches, le style est différent), mais pour ma part ça m'a bien plu. C'est assez coloré et je trouve que ça colle bien à ce monde futuriste, semblable au nôtre par bien des aspects, mais à la fois très différent.

Ce qui m'amène d'ailleurs à un des petits reproches que je fais à la série, à savoir que tous les termes futuristes (ou autre) ne sont pas forcément tous explicités. Ce que personnellement je trouve un peu dommage et qui pourra peut être en rebuter d'autres que moi. C'est vrai qu'en général on comprend grâce au contexte et autre, mais quand même c'est dommage de balancer plein de noms futuristes juste pour donner un côté SF, sans forcément dire à quoi ça correspond.

En bref, une grand quête épique dans laquelle on suit l'évolution d'un anti-héros et de ses compagnons. Un monde futuriste très sympa à découvrir, le tout emmené par les dessins colorés de Moebius. Un très bon moment de lecture pour moi !!!


Question bonus : Vous aimeriez vivre sur une autre planète que la Terre ?  

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Published by Mr. Zombi - dans BD franco-belge
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