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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:42

Je continue d'exhumer d'anciens articles que je n'avais pas publiés par ici. Comme je me suis pas mal mis aux jeux de société depuis quelques temps déjà, j'ai eu envie de vous faire partager mes coups de coeur et mes déceptions ludiques qui seront dorénavant regroupés dans La ludothèque du zombi.

Walking Dead le jeu de plateau
est un jeu créé par Keith Tralins et Brian David-Marshall et illustré par Jason Greeno et Charlie Adlard. Ils'agit de l'adaptation du comic Walking Dead scénarisé par Robert Kirkman.


Le jeu est édité par Z-Man et Filosofia et est disponible en boutiques spécialisées et en VPC depuis le 25 juillet 2012 pour 35€ environ. Il est jouable de 1 à 6 joueurs à partir de 13 ans et les parties durent en moyenne 30 minutes.

http://www.zombiesworld.com/wp-content/uploads/2012/06/walking-dead-jeu-de-plateau.jpg

 

 

Dans ce jeu vous incarnez un ou plusieurs personnages parmi les 6 disponibles : Rick, Shane, Tyreese, Andrea, Glenn et Dale. Tous les 6 doivent parvenir à survivre à l'invasion de zombis qui ravage Atlanta et ses environs.

Pour parvenir à remporter la partie, il vous faudra sécuriser 3 lieux (il est possible de sécuriser plusieurs fois le même) parmi les 12 possibles. Bien évidemment vous devez également survivre à la horde de zombis qui peuplera le plateau : lorsqu'un personnage (ou un compagnon) possède trois marqueurs de fatigue (blessures) sur lui, il meurt.

Si votre personnage principal meurt, alors vous avez perdu la partie.

 

 

Contenu de le boîte :


1 livret de règles
4 dés bleus héros
4 dés rouges guerrier
4 dés verts récupérateur
1 dé noir munition
216 jetons zombis
72 jetons fatigue
6 cartes personnage de départ
23 cartes compagnon
26 cartes lieu
90 cartes rencontre
18 marqueurs ressource
23 marqueurs compagnon
6 pions cartonnés représentant les personnages jouables
6 plateaux personnels
1 plateau de jeu

Voilà ce que ça donne grosso modo en image

http://www.actugeek.com/wp-content/uploads/2013/03/P3280298.jpg

 

Déroulement du jeu :


Chaque joueur reçoit un personnage principal et un compagnon, constituant ainsi leur groupe de survivants de départ. Tous les joueurs lancent à tour de rôle les dés conférés par les membres de leur groupe. Le joueur qui tire le plus grand nombre de faces action (symbolisées par des casquettes) commence la partie, puis on continue dans le sens des aiguilles d'une montre.

 

Trois cartes lieux sont posées face visible sur le plateau et chaque joueur en reçoit une qu'il garde secrète. Ce sont les endroits que vous devrez essayer de sécuriser pour gagner la partie.

 

A votre tour, vous pourrez déplacer votre pion d'une à trois cases (il ne vous est pas possible de passer votre tour) afin d'essayer de récolter des ressources ou de vous rendre dans l'un des lieux pour tenter de le sécuriser.

 

Il y a trois types de ressources que vous pouvez tenter de glaner en cours de partie :

-La nourriture (symbolisée par une boîte de conserve) : au début de votre tour vous pouvez utiliser votre nourriture pour soigner vos survivants (une boîte de conserve permet de retirer un jeton fatigue)

-Les munitions (symbolisées par un chargeur) : lors d'un affrontement contre des zombis, l'utilisation d'une munition vous permet de lancer une fois le dé munitions (il touche forcément de 1 à 3 zombis mais peut également en attirer)

-L'essence (symbolisée par une pompe à essence) : elle vous permet de doubler vos déplacements. Si vous utilisez une essence vous bougerez de 2 cases au lieu d'une, ce qui peut vous permettre d'éviter une horde de zombis se trouvant sur une case adjacente.

 

Ces ressources vous seront également utiles pour sécuriser certains lieux, en effet il pourra vous falloir en posséder un certain nombre de chaque, ou plus que vos adversaires par exemple.

 

Chaque fois que vous quittez une case lors de vos déplacements (à l'exception des lieux à sécuriser et de votre point de départ) vous déposez face cachée un jeton zombi. Lorsque vous passez par une case où se trouve un ou plusieurs jetons, vous le(s) retournez face visible et devez affronter le nombre de zombis indiqués (il peut y avoir de 1 à 10 zombis par jeton).

 

Tout au long de la partie, lorsque vous tentez de récolter des ressources ou pour sécuriser certains lieux, vous devrez tirer une ou plusieurs cartes rencontre et faire ce qui vous est demandé dessus. Les objectifs sont divers et variés et toujours accompagnés d'actions à faire en cas de réussite ou d'échec de l'objectif demandé.

La partie se poursuit ainsi jusqu'à ce qu'un joueur soit parvenu à sécuriser trois lieux pour son groupe de survivants.

 

Mon avis :


Que vous soyez fan du comic Walking Dead de Robert Kirkman ou non, ce jeu de plateau devrait vous plaire, pour peu que vous n'ayez pas une dent contre les zombis.

 

Que ce soit seul ou à plusieurs Walking Dead : le jeu de plateau est plutôt fun et permet de jouer des parties variées puisqu'il y a de nombreux lieux à explorer et pas mal de cartes rencontre différentes. Du coup les objectifs à remplir ne sont jamais vraiment identiques au cours d'une partie, même si le flingage où la survie contre une horde de zombis revient plus souvent.

 

Bien que le livret de règles puisse sembler épais, on assimile rapidement les mécaniques de base du jeu et il est très facile à l'aide des règles simplifiées de se lancer rapidement dans une partie. En fait s'il  y a beaucoup de règles c'est principalement car tout est expliqué en détail avec de nombreuses illustrations (ce qui prend de la place).

Côté matos on est servi puisqu'il y a énormément d'éléments et tous de très bonne facture, bon par contre si vous ne séparez pas les différents jetons, c'est très long à trier en début de partie. Autre petit plus sympa, ce sont tous les dessins de Charlie Adlard réalisés pour illustrer le jeu, de quoi ravir les fans.

 

Plus on avance dans la partie et plus le plateau se retrouve envahi par les zombis, ce qui corse les déplacements pour les joueurs. C'est un concept assez sympathique qui fait qu'il vaut mieux planifier ses déplacements à l'avance afin d'éviter de se bloquer avec des hordes de zombis sur son passage.

 

Malgré tout cette adaptation du comic en jeu de société souffre de quelques défauts. Le premier et pas des moindres, c'est tout simplement le facteur chance omniprésent. Dès le début du jeu il est présent, puisque selon son binôme de départ (personnage principal+compagnon) on a déjà plus ou moins de chance de réussir ses défis. Tout le long du jeu, il sera là puisque c'est encore la chance qui détermine sur quelles cartes rencontres vous allez tomber et les récompenses ou pénalités qui en découlent. De plus comme la majeure partie des évènements vous demandent de lancer votre pool de dés, là encore si la chance n'est pas de votre côté, vous risquez de finir en gueuleton pour zombi.


L'autre reproche que je ferais au jeu c'est de ne pas s'être clairement positionné au niveau du coopératif. Il est possible de "s'allier" avec d'autres joueurs mais malgré ça, un seul d'entre eux gagne à la fin. Il aurait été plus sympa par exemple de créer plusieurs modes de jeux dont un complètement coopératif ou au contraire un où les joueurs peuvent s'affronter entre groupe de survivants.

 

Là on ne retrouve pas vraiment la tension psychologique si présente dans le comic et il ne sera donc pas trop possible de pourrir la vie des autres joueurs, voire même d'essayer de flinguer leurs survivants (ce qui aurait été plus fidèle à l'esprit du comic dans lequel les autres rescapés représentent souvent une menace pire que celle des zombis).

 

Histoire que vous voyiez ce que le jeu peut donner, j’ai réalisé deux vidéos pour vous présenter tout ça.

 


Dans la première je vous présente le contenu de la boîte et un aperçu rapide des mécaniques de jeu :

 

   

Version DailyMotion du contenu de la boîte

Dans la seconde j'ai réalisé une partie en compagnie de Nico et Misty Dog afin de vous montrer à quoi ça ressemble :

 

 

Version Dailymotion de la partie à 3 joueurs


En bonus la compilation des fails qu’on a faits avant d’arriver à réaliser la vidéo de la partie :

 

Version Dailymotion du bêtisier

 

En bref Walking Dead : le jeu de plateau est une adaptation plutôt sympathique du comic de Robert Kirkman et un jeu de zombis assez fun. Il vous permettra de vous éclater (ainsi que des zombis) seul ou à plusieurs, même si malheureusement le facteur chance est trop prépondérant dans ce jeu au détriment de la stratégie.

L'absence d'une véritable politique tranchée à l'égard du coopératif est également préjudiciable. On ne retrouve pas assez le côté psychologique de l'oeuvre originale, il n'est pas non plus possible de vraiment s'affronter entre groupes de survivants, dommage.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 06:00

Nouvelle participation aux BD du mercredi  de Mango avec une série que j'ai lue hier soir et qui m'a bien plu !!

http://1.bp.blogspot.com/-K5zuIk9wgyw/T1Xy1AzJ1dI/AAAAAAAAOGo/4BMwLDqXU9k/s200/Logo%2BBD%2BMango%2BVert.jpg
The Grocery est une série d'Aurélien Ducoudray (scénario) et Guillaume Singelin (dessin et couleur) publiée par Ankama dans son label 619 depuis octobre 2011. A l'heure actuelle deux tomes sont parus et j'attends le troisième avec impatience !!

http://img.bd-sanctuary.com/bds/big/the-grocery-bd-volume-1-simple-30335.jpghttp://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/19/25/album-cover-large-19254.jpg

Elliott et son père viennent de s'installer dans un quartier de Baltimore pour y tenir l'épicerie du coin. Le jeune ado va vite faire connaissance et se lier d'amitié avec les membres du Corner 16, la bande de jeunes qui zone et deale au coin de la rue.

Mon avis :

Bon mon résumé de l'histoire donne pas forcément envie mais The Grocery c'est une superbe fresque de la vie dans une banlieue américaine (en l'occurence ici de Baltimore). On débarque dans le quartier en compagnie d'Elliott et comme lui on ne sait rien des différents trafics qui y règnent. Mais on va vite être mis au parfum et suivre le quotidien de cette bande de jeunes, déjà plongés dans l'âge adulte sans pour autant renoncer aux joies de l'enfance.

En parallèle on découvre aussi un autre aspect sordide de la société américaine par le biais de Samuel "Wash" Washington, un marine qui revient de l'Irak et dont le retour au pays ne se fera pas sans heurts puisque la crise des subprimes est passée par là... Dorénavant ce sont les banques qui font la loi et elles ne vont pas lui faire de cadeau, se fichant éperdument du fait qu'il ait servi son pays.

Dès les premières pages on est complètement pris par ce récit sans concessions, très rythmé et nerveux. La plupart des protagonistes sont des gens lambdas qui font ce qu'ils peuvent pour pouvoir (sur)vivre, ils sont tous à la merci de gens plus puissants et/ou plus riches qu'eux.

Les règlements de comptes entre gangs, les "restructurations" de personnel, la montée en puissance des extêmes et autres joyeusetés sanglantes du genre sont le quotidien des corner boys (les fans de la série TV The Wire sauront qui ils sont) du bloc 16. Forcément comme vous vous en doutez, il y a donc pas mal de violence qui émaille la lecture, mais jamais rien de gratuit, tout sert le propos et l'histoire.

Même si le design des personnages peut sembler mignon aux premiers abords, il ne faut pas s'y fier car le récit est plutôt dur, tout comme l'est la vie dans ces quartiers pauvres des USA. De nombreux clins d'oeil à la vie aux Etats-Unis sont d'ailleurs régulièrement fait par le biais d'émissions TV ou de flash infos, ancrant ce récit dans notre quotidien en dépit du look des personnages.

Cette esthétique qui n'est pas sans rappeler les marionnettes du Muppet Show est plus que bienvenue car je ne suis pas sûr que la lecture aurait été aussi aisée avec un style plus "réaliste". Entre l'univers carcéral, celui de la drogue...etc. certains passages sont quand même très violents et auraient été à la limite du soutenable dans un style réaliste (au moins pour les âmes les plus sensibles).

Les différents protagonistes vont beaucoup évoluer le long des tomes, en fonction de leurs expériences, des différents coups durs qu'ils vont devoir subir, des gens qu'ils vont rencontrer... et c'est un véritable régal à suivre.

J'ai également trouvé énormissime le fait qu'il y ait de nombreuses allusions à une saga cinématographique culte (au moins à mes yeux ^^) : Ghostbusters. C'est tout à fait le genre de reférences que j'aime retrouver dans mes lectures, donc ça m'a vraiment fait super plaisir et m'a filé un p'tit coup de nostalgie.

La série The Grocery prouve une fois encore la grande qualité du label 619 chez Ankama, un label qui gagne vraiment à être connu car les histoires qu'on y trouve sont vraiment palpitantes, prenantes et servies par des excellents graphismes.

En bref, une série plutôt dure même si l'on pourrait penser le contraire en jetant un oeil rapide aux graphismes réalisés par Guillaume Singelin. Je la déconseille donc aux plus sensibles. Mais si vous êtes fans de la série TV The Wire, vous devriez beaucoup apprécier The Grocery. Une très belle fresque de la société américaine, une histoire pleine d'action, palpitante et sans trop de temps mort.

En bref bis, c'est que du bonheur et j'attends vraiment avec une grande impatience le tome 3 réalisé par deux auteurs de talent !! Je ne regrette vraiment pas d'en avoir fait l'acquisition pour la médiathèque où je travaille.


Question bonus : Si vous y étiez obligés pour survivre, vous lanceriez-vous dans le trafic de drogue ?

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 19:34

Au menu du jour, mon manga chouchou (et ce depuis sa sortie en 2012), puisqu'un nouveau tome est sorti récemment il faut que je vous en parle tout en tachant de spoiler un minimum (voire pas du tout si possible).

Le tome 4 de City Hall réalisé par Rémi Guérin (scénario) et Guillaume Lapeyre (dessin) est publié par Ankama depuis le 24 octobre 2013 et contient 192 pages (bonus inclus).

http://img.manga-sanctuary.com/big/city-hall-globalmanga-volume-4-simple-75143.jpg

Ce nouveau tome lance un nouveau cycle dans la saga City Hall, marquant le début de nouvelles aventures pour notre trio d'intrépides héros : Arthur Conan Doyle, Amelia Earhart et Jules Verne.

Mon avis :

A la fin du premier cycle nous avions eu droit à de nombreuses révélations et un bon petit cliffhanger, afin de nous mettre l'eau à la bouche pour le cycle à venir. Bien évidemment si vous avez déjà lus les premiers tomes, vous savez de quoi je parle, sinon je ne saurais que trop vous conseiller de vous les procurer, d'autant plus que pour fêter la sortie du tome 4, des coffrets de l'intégrale du 1er cycle ont été édités (ils sont super classe, la preuve en images) :

City-Hall-de-la-balle.JPG
Ce nouveau tome tient toutes ses promesses et nous plonge une fois de plus dans cette société steampunk où le papier n'existe plus. Ce qui est génial c'est qu'on en apprend et on en voit encore plus sur le monde que les auteurs ont créé, puisque l'intrigue de ce nouveau cycle ne se déroulera pas uniquement à Londres...

L'occasion idéale pour nous montrer plein de nouvelles et magnifiques inventions très steampunk et de revisiter une des capitales les plus célèbres. Tout ça est rendu possible grâce à l'augmentation du budget effets spéciaux pour cette nouvelle trilogie (boutade de Guillaume Lapeyre ), blague à part c'est néanmoins très plaisant de voir que les deux auteurs y vont à fond pour se faire plaisir et se faisant, faire plaisir à leurs lecteurs.

Une fois encore de nombreuses références et clins d'oeil (les fameux camel (comprenez caméos) de Guillaume) fourmillent au fil des cases et c'est un vrai régal de s'amuser à les retrouver. De nouveaux personnages connus font leur apparition au cours de ce tome, que ce soit dans un camp ou dans l'autre et ce n'est que le début !! En effet si je dis pas de bêtises, le duo a prévu de faire apparaître une bonne dizaine de nouveaux persos, rien que ça !! J'ai vraiment hâte de voir à quelles célébrités ils vont redonner vie (quelques noms ont déjà été évoqués, même si on ne sait pas encore la bouille qu'ils auront).

Ce tome 4 fait la part belle à l'action et offre son lot de courses-poursuites et de cascades, l'intrigue est très prenante et haletante une fois lancée. C'est avec délice qu'on retrouve notre trio favori, même si Jules a quelque peu changé et se montre plus facétieux et audacieux qu'auparavant. Mais nos héros aussi charismatiques et sympathiques soient-ils, ne seraient rien sans de bons adversaires à combattre et de ce côté là on n'est toujours pas déçu (mention spéciale à la méchante qui est toujours aussi superbe et dangereuse).

Le plan machiavélique échaffaudé par la team des bad guys se dévoile un petit peu plus et révèle bien des surprises, notamment une nouvelle façon d'utiliser le papier (cette arme redoutable) qui est juste énorme et super bien trouvée !!

Guillaume Lapeyre est toujours aussi monstrueux au dessin et continue d'adopter tous les codes du manga, à tel point que sans leurs noms et le sens de lecture à l'occidentale, on pourrait croire que City Hall vient tout droit du Japon. Les décors sont super riches et variés, si bien qu'on n'a aucun mal à se plonger dans l'univers de la série.

Je pourrais encore continuer longtemps à vous dire du bien de la série, mais je pense que le mieux à faire c'est que vous fonciez acheter le tome 4 pour vous en délecter. Ce que je trouve vraiment fort, c'est que malgré la grande qualité des 3 premiers tomes, ben ils ont réussi à faire encore plus fort avec ce nouvel opus qui jusqu'à présent est mon préféré de la saga.

Je ne veux pas trop m'avancer mais avec le petit rappel de début de tome et la reprise des évènements de la fin du tome 3, ce nouveau volume doit presque pouvoir être lu indépendamment (bon ce serait quand même balo de pas lire les 3 premiers ) même si du coup on connaît moins les protagonistes de l'aventure.

En bref, je pense que vous l'aurez compris pour ma part j'adore City Hall et ça a vraiment été un pur moment de bonheur en lisant ce nouveau tome, j'attends avec impatience le tome 5. L'alchimie du duo Guérin/Lapeyre fait à nouveau merveille et les deux compères se lâchent dans ce nouveau cycle poussant encore plus loin leurs personnages et l'intrigue. J'en redemande et ça tombe bien vu qu'il y aura encore (au moins, mais j'espère plus ^^) deux autres tomes !!


Question bonus : quel personnage célèbre contemporain de Jules Verne vous aimeriez voir apparaître dans la saga ?

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 15:38

Avant toute chose je suis désolé pour le retard que j'ai pris, j'aurais dû vous parler de ce livre il y a un bon moment déjà. "L'avantage" c'est que mon retard colle plutôt bien avec l'actu puisque la saison 3 de la série Hero Corp est diffusée depuis lundi, tous les soirs à partir de 20h20 sur France 4. Autre hasard calendaire plutôt bienvenu, nous sommes aujourd'hui mercredi, si bien que ce billet fait partie des BD du mercredi de Mango !!

http://4.bp.blogspot.com/-HdM2a-iEF9U/T1Xyv5JlpZI/AAAAAAAAOGc/NgVFijNQatQ/s200/Logo%2BBD%2BMango%2Bbleu.jpg
Le premier tome de la BD Hero Corp intitulé Les Origines, réalisé par Simon Astier (scénario) et Marco Failla (dessin) et dirigé par Jean-Luc Istin et Olivier Peru est publié par les Editions Soleil depuis le 23 janvier 2013, dans la collection Soleil French Comics. Ce premier volume compte 96 pages (bonus inclus) et est vendu pour 17€95.

http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/hero-corp-comics-volume-1-simple-13385.jpg
Préquel de la série TV Hero Corp, l'action se déroule en 1985 et nous en apprend plus sur le passé des superhéros et la création de l'agence Hero Corp (HC), seule solution pour tenter d'endiguer la montée en puissance des forces du mal...

Mon avis :

Alors avant toute autre chose je tiens à préciser que même sans avoir vu l'excellente série TV Hero Corp de Simon Astier, il est tout à fait possible d'apprécier la BD. Je l'ai notamment faite lire à un de mes frangins qui l'a beaucoup aimée bien qu'il ne connaisse pas la série TV.

Dans cette dernière on suit l'arrivée de John au sein d'un petit village perdu, lequel abrite une communauté de "super héros" dont les pouvoirs ont bien décliné au fil des ans. C'est une série que je ne peux que vous recommander chaudement de regarder car c'est vraiment super bien foutu, drôle et plein d'intrigues très sympa. Vous pouvez d'ailleurs retrouver l'intégralité des épisodes des 2 premières saisons (et ceux de la 3eme au fur et à mesure de leur diffusion) par ici ou comme moi vous les procurer en DVD (c'est encore mieux ).

Même si vous n'êtes pas trop portés sur les super-héros, la façon dont Simon Astier les utilise devrait pouvoir venir à bout de vos réticences pour le genre. En effet, dans la série les héros n'en sont pas vraiment, il s'agit plutôt d'une bande de bras cassés, qui vont se retrouver face à une des pires menaces et vont tenter tant bien que mal d'y faire face. Un belle façon de montrer que l'union peut faire la force, même quand on est pas bien doué.

Je digresse un peu, donc revenons au vif du sujet, comme je le disais plus haut, pas besoin de suivre la série TV pour lire la BD, en effet celle-ci se passe en 1985 et nous narre la création de l'agence Hero Corp
à l'époque où la majeure partie des super-héros n'étaient pas devenus tout moisis. C'est donc un bon moyen d'entrer dans l'univers HC quand on ne le connaît pas, mais ça permet aussi aux fans d'en apprendre plus sur la série et sur des évènements qui étaient simplement évoqués dans les épisodes.

On retrouve bien évidemment tout ce qui fait le sel de HC dans la BD, les intrigues intéressantes, l'humour sympathique et certains de nos persos fétiches (mais un poil plus jeune) avec en plus des choses pas forcément évidentes à mettre dans une série à petit budget (il est plus facile de faire des bons effets spéciaux et du fantastique en BD qu'à la TV par exemple).

C'est donc un très bon moment de lecture que ce premier tome de la BD Hero Corp, le dessin de Marco Failla colle très bien à l'ambiance et donne un ton comic de super-héros à l'ensemble. On n'est donc pas dépaysé par rapport aux séquences d'intro et au générique de la série réalisés par Olivier Peru. J'ai également beaucoup apprécié tous les bonus sympas qui sont regroupés en fin d'album et qui montrent (entre autres choses) les prémices de la BD.

La bonne nouvelle c'est que le mois prochain (le 20 novembre pour être précis) sortira le second tome d'Hero Corp, celui-ci continuera à s'intéresser au passé de l'univers HC à travers 4 courtes histoires. Simon Astier sera toujours aux manettes du scénario, par contre chaque histoire aura son propre dessinateur, avec notamment Louis, Stéphane Créty et Kyko Duarte, en somme que des pointures !!! J'attends donc avec impatience ce nouvel album qui va permettre d'enrichir encore plus l'univers de la saga.

En bref, un album au format comic américain qui s'adresse aux néophytes d'Hero Corp comme aux fans et devrait pouvoir plaire à tout le monde. On apprend plein de choses qui n'avaient pas été expliquées pendant la série TV, c'est donc un très bon complément. En plus les dessins sont vraiment sympas et permettent de bien s'immerger dans l'ambiance.


Question bonus : Si vous pouviez avoir un superpouvoir inutile, ce serait quoi ?

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 15:48

Aujourd'hui on va aller faire un tour du côté des comics avec ma dernière lecture du genre (qui remonte vu que ça fait déjà deux semaines que je suis sur la rédaction de ce billet ^^'), en plus ça faisait un bail que j'avais pas parlé de zombis

Fanboys vs Zombis T.1 : Fossoyeurs pour la vie est un comic de Sam Humphries (scénario), Jerry Gaylord (dessin) et Nolan Woodard (couleur) publié par Glénat Comics depuis le 3 juillet 2013. Cet album de 128 pages reprend les 4 premières issues américaines de la série, le second tome est prévu pour fin novembre en France.

http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/fanboys-vs-zombies-comics-volume-1-tpb-hardcover-cartonnee-66829.jpg
Le Comic Con de San Diego est l'endroit où les passionnés de comics (entre autre choses) se réunissent tous les ans. Mais l'édition de cette année risque d'être beaucoup plus éprouvante pour Rob et ses amis puisqu'une horde de zombis affamés de chair fraîche et de dédicaces va envahir le salon...

Mon avis :

Le zombi est fashion, tendance et vendeur depuis plusieurs années et du coup on en retrouve à un peu toutes les sauces. Ici on est plutôt dans le comic action/humoristique, lequel exploite également un autre filon plutôt à la mode : le geek.

Même si le mot geek ne veut plus rien dire de nos jours et a beaucoup perdu de son sens originel, on retrouve de nombreuses références et clins d'oeil à des tas d'oeuvres cultes au fil des pages (et ça c'est chouette ).

On va donc suivre un groupe "d'amis" qui vont se retrouver pendant le Comic Con et vont donc devoir tenter de survivre à cette invasion de zombis. Contrairement à d'autres oeuvres zombiesques où le doute plane, ici on sait assez rapidement le pourquoi de leur présence au sein du festival.

Dès lors que les zombis débarquent et que notre groupe de héros s'en aperçoit, la majeure partie de ce premier album est donc un bon gros défouloir dans lequel le sang et les tripes vont couler à flots. Les scènes de baston sont entrecoupées de quelques flashbacks permettant d'expliquer en partie les dissensions entre les membres du groupe (pas forcément supra intéressant d'ailleurs).

Comme dit plus haut, l'essentiel de l'album c'est du fritage de zombis en règle, certains héros ayant rêvé toute leur vie qu'une telle invasion se produise, ils peuvent donc s'en donner à coeur joie et fendre les crânes putréfiés à la chaîne. Le côté cartoon du dessin de Jerry Gaylord est d'ailleurs parfait pour ça et permet de renforcer l'aspect complètement loufoque du comic, mais n'empêche pas que ce livre n'est pas à mettre entre les mains des plus sensibles ou des plus jeunes.

Je regrette quand même un peu que les persos principaux soient assez caricaturaux, si bien qu'on ne s'identifie pas vraiment à eux et qu'on ne s'y attache pas plus que ça non plus. Il y a quand même de bonnes idées dans ce premier volume (et d'autres moins bonnes ou alors vraiment exagérées) et le petit twist final m'a quand même donné envie de voir ce que donnera le second volume (prévu pour fin novembre).

Par contre j'ai adoré la galerie de couvertures en fin de volume, de nombreux dessinateurs ont offert leur vision de chaque épisode et certaines d'entre elles tabassent vraiment. De même, les notes sur les designs des persos et leur évolution sont également un bonus très sympa (moi en tout cas c'est le genre de trucs qui me botte).

En bref, Fanboys vs Zombis ne plaira pas à tout le monde puisqu'il s'agit plutôt d'une histoire délirante et caricaturale. Donc si vous n'êtes pas fan des zombis et/ ou des geeks, vous vivrez très bien sans le lire. Même si les persos ne sont pas super attachants, ça reste un bon divertissement plein de clins d'oeil sympa et le dessin très cartoon est vraiment très agréable et renforce le côté gros délire de l'histoire. J'attends le tome 2 pour me faire un avis plus tranché sur la saga et voir si ça vaut le coup de continuer à lire ou pas.


Question bonus : Quelle arme utiliseriez-vous en cas d'attaque de zombis ?

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 18:21

Et voilà la fin du concours est arrivée en un clin d'oeil, au cours des deux semaines qu'il a duré, vous avez été 26 participants à tenter votre chance de repartir avec le diptyque  Burlesque Girrrl de François Amoretti.

burlesque 1burlesque 2

C'est une série que j'affectionne énormément et qu'il me tenait donc très à coeur de faire découvrir et partager. J'ai donc glissé tous vos noms dans le chapeau magique (j'utilise le logiciel gratuit The Hat pour mes tirages au sort) y compris les deux participations que j'ai reçues dans la journée (ça m'apprendra à pas être ponctuel ).

 

The-hat-plein.jpg

Maintenant que tous les noms étaient à l'intérieur il ne manquait plus que le roulement de tambour et la petite musique avant l'annonce du gagnant (oui le logiciel fait un petit bruit quand le nom du ou des gagnants sort). Et je vous laisse donc découvrir en image le nom du gagnant :

 

Le-gagnant-copie-1.jpg

Félicitations donc à Mistercoyote pour avoir eu la chance d'être tiré au sort !!

Je tenais également à remercier toutes celles et tous ceux qui ont participé, ça m'a fait plaisir de voir autant de monde tenter sa chance pour Burlesque Girrrl. Du coup j'espère que le fait de ne pas avoir gagné, ne vous empêchera pas de vous procurer cette série géniale qui vaut vraiment le coup d'être lue !!!

Bonne soirée à toutes et à tous et encore merci d'avoir joué

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Published by Mr. Zombi - dans Jeu-concours
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:01

Il vous reste jusqu'à ce soir minuit pour tenter votre chance et peut être repartir avec le diptyque Burlesque Girrrl de François Amoretti. Si vous voulez voir tout le bien que j'en pense, c'est par là que ça se passe.

Ce concours est ouvert à tout le monde sans restrictions (à partir du moment où vous avez une adresse mail où je peux vous contacter). Il vous suffit pour participer de me laisser un petit commentaire ici ou alors sur l'article original du concours.

Si vous possédez déjà le premier tome de la BD, vous pouvez également participer et si vous gagnez je vous enverrai le second tome uniquement, donc n'hésitez pas à me le préciser dans votre commentaire.

Bonne chance à toutes et à tous et à bientôt pour le résultat !!

burlesque concours1

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Published by Mr. Zombi - dans Jeu-concours
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 14:58

Aujourd'hui c'est à nouveau un article qui n'est pas inédit mais que je rapatrie dans les parages. Il s'agit d'une interview de Rémi Guérin que j'avais réalisée en début d'année via Facebook et que j'avais publiée en mars 2013.

Forcément certains scoops de l'époque ont été éventés depuis, mais ça n'empêche pas que le reste est toujours intéressant à lire si le métier de scénariste vous intéresse ou que vous voulez en savoir plus sur l'esprit déjanté qui se cache derrière City Hall (entre autres séries).


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0c/L16_-_R%C3%A9mi_Guerin.JPG

Je vous ai déjà parlé de ce très talentueux scénariste lors de mes articles sur Pinkerton (article que je finirais par rapatrier par ici) et  City Hall, deux de ses séries les plus récentes. Suite à mon article sur Pinkerton, il m’a lancé sur Facebook qu’il voulait bien m’accorder une interview.

En immense fan que je suis, c’était pas le genre de choses à me dire deux fois, je lui ai donc rédigé toutes les questions qui me sont passées par la tête et j’ai vraiment pas été tendre avec lui.

Comme vous allez pouvoir le constater je me suis bien lâché, mais il a relevé le défi avec brio et a fait de moi un fan comblé !! J’espère que ça vous plaira, je vous laisse savourer tout ça, il y a même quelques infos exclusives dans le lot ;) (toutes ne le sont plus vraiment maintenant )

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Mister Zombi (M.Z) : Tout d’abord et pour débuter, comme tous nos lecteurs ne te connaissent pas forcément, pourrais-tu nous parler un peu de toi et de ton parcours ? Comment tu es devenu scénariste de BD ? Depuis combien de temps tu fais ça ? Qu’est ce qui te plait dans ce métier ? Est-il « facile » d’en vivre ?

Rémi Guérin (R.G) : Moi ? Et bien mon père adorait la BD et m’a transmis le virus, je fais partie des privilégiés élevés à ça et même si les albums n’étaient pas légion chez nous il y avait de quoi lire et relire… Et une bibliothèque municipale assez bien fournie pas très loin ! Cela dit, et je pense que ça se ressent dans mes scenarii, mes influences sont plutôt issues du cinéma et de la littérature, de Stephen King à René Barjavel en passant par Ray Bradbury et les incontournables Jules Verne et Arthur Conan Doyle.

Mon parcours ? J’ai fait une Fac de cinéma à Paris. Je ne dis pas que c’est la formation qui m’a tout appris pour faire du scénario de BD, loin de là, mais les bases sont posées et en sortant de là tu connais les règles. Qu’est ce qu’un storyboard ? Comment articuler un scénario ? Quels types de plans existent ? Autant de questions qui trouveront plus difficilement des réponses si tu es seul chez toi devant ton écran. Mais la meilleure école c’est faire, écrire chaque jour, essayer, accepter d’échouer et recommencer encore et encore…

Comment j’ai commencé dans ce milieu ? En buvant de l’absinthe ! ha ha ha c’est un raccourci un peu direct je le reconnais… je vais donc revenir à la source de cette histoire pour éclairer ce mystère de mon passé. Je passais la soirée en compagnie d’Éric Corbeyran, un scénariste de BD, et alors que je découvrais le « rituel » de l’absinthe j’ai eu envie de lui raconter des histoires de celles que l’on se raconte au coin d’un feu pour se faire peur, des légendes urbaines. Il n’a pas du tout flippé mais en revanche il m’a dit « Viens on en fait une BD ! ». Je l’ai suivi et c’est comme ça que j’ai commencé ma carrière de scénariste voilà déjà 8 ans !

Ce qui me plait ? Tout, je peux toucher à tous les genres, je peux tout essayer, je peux être différents héros et j’ai le pouvoir de vie et de mort… Hum je me demande si au fond ce qui me plait ce n’est pas de jouer à Dieu… Créer des univers, modeler des mondes, avoir pouvoir de vie et de mort sur tout un chacun, ha ha ha ! Oui vraiment scénariste c’est un métier de psychopathe et j’aime ça. Blague à part c’est un job difficile, qui demande beaucoup de temps et de travail et qui n’est pas très rémunérateur, en vivre facilement est impossible, en vivre doit l’être. Pour ma part j’ai un autre boulot à côté et c’est tant mieux, ainsi je n’ai pas à écrire pour écrire et je ne me concentre que sur ce que j’aime, puisque mes fins de mois n’en dépendent pas.

M.Z : Récemment tu viens juste de publier le premier tome de ta nouvelle série Pinkerton chez Glénat que tu réalises avec la complicité de Sébastien « DAMOUR » Tessier au dessin. Je suis désolé de spoiler la page de remerciements, mais dedans tu dis que le projet couvait depuis 7 ans. C’est un sacré délai, à quoi est-il dû ? Tu as toujours bossé dessus pendant ces 7 ans ou c’est simplement que l’idée te trottait dans la tête ?

R. G. : Ce délai est dû à la particularité du personnage d’Allan Pinkerton. Il est fascinant et l’histoire de sa famille et de son empire passionnante, mais il n’existe aucun livre sur lui, ni aucune biographie. Et remonter sur la piste de l’Agence demande beaucoup de temps et d’énergie pour réunir les informations nécessaires. Alors j’ai bossé et j’ai aussi mis du temps à trouver le bon dessinateur. Et Nicolas Mitric m’a suggéré Seb Damour et l’affaire fût faite !

M.Z. : Quand tu as ton scénario, comment ça se passe pour trouver un dessinateur ? L’éditeur a-t-il son mot à dire dans le choix ou c’est toi qui décide ? Il t’arrive d’écrire un scénario en te disant, il faut absolument que ce soit CE dessinateur qui donne vie à l’univers que j’ai créé ? Est ce que tu fais un genre de « casting » en envoyant ton scénar à plusieurs dessinateurs et tu retiens celui qui correspond le plus à ta vision des choses ?

R. G. : La plupart du temps le scénariste et le dessinateur se trouvent sans l’aide de l’éditeur et montent le projet ensemble avant de le proposer. Dans un monde idéal un éditeur qui a le carnet d’adresses adéquat pourrait marier les auteurs et les projets… Mais nous ne sommes pas dans un monde idéal et rares sont les éditeurs à accomplir cette mission.
Ensuite non il n’y a pas de castings, tu cherches la bonne personne et tu proposes ton scénario, parfois tu sais de qui il s’agit (mais sera-t-il/elle disponible et intéressé(e) ?). J’ai le sentiment que les bons dessinateurs/trices sont tellement sollicités que ce sont eux qui font passer un casting aux divers scenarii qu’ils reçoivent ! Après ce n’est que de l’alchimie, il faut que ça marche, signer une BD ensemble c’est un réel engagement artistique. Cela demande une bonne osmose, une vision commune sur l’histoire mais également sur la manière de travailler, l’équilibre est subtil et fragile mais fait toute la différence et peut faire d’une bonne série une excellente série !

M. Z. : Il me semble que généralement quand tu bosses tu le fais en musique non ? C’est quelque chose dont tu as impérativement besoin où c’est juste une coïncidence ? Les musiques que tu écoutes, ont-elles un rapport avec ce que tu écris (en gros qu’elles correspondent à l’ambiance que tu recherches) ou c’est juste celles que tu aimes écouter à ce moment là ? D’autres choses dont tu as besoin quand tu écris ?

R.G. : C’est vital pour moi, c’est l’élément qui me permet de me couper du reste du monde et le déclencheur qui autorise mon cerveau à se déconnecter de la réalité pour plonger dans mon univers. Je me doute que cela peut paraître étrange mais c’est comme ça. Quant au choix de la musique cela n’a aucune importance qu’elle soit en rapport avec l’histoire dans laquelle je me plonge, la seule nécessité c’est qu’elle soit sans paroles afin de ne pas me déconcentrer, c’est pour cela qu’on retrouve beaucoup de bandes originales de films dans mes choix.

M.Z : Du coup forcément la prochaine question est évidente (enfin au moins dans mon esprit lol) qu’est ce que tu as écouté comme morceaux pendant que tu bossais sur Pinkerton ? Tu nous conseilles d’écouter quoi si on veut le lire en musique et être dans l’ambiance ?

R.G. : Et bien non, rien de particulier à conseiller, si ce n’est exactement les mêmes titres que ceux utilisés pour écrire City Hall, je fonctionne par période et pas par projets. Mais je ne suis pas certain que ça collera avec la lecture de Pinkerton pour le coup…

M.Z. : As-tu fait beaucoup de recherches pour écrire cet album ? Tout est vrai dans l’histoire où tu t’es permis quelques libertés scénaristiques ? Est ce que c’est parce que tu aimes le Far-West que tu as choisi d’écrire cette histoire ou plutôt car tu voulais écrire sur l’Agence Pinkerton ?

R.G. : Des années de recherches. Il n’existe aucun livre sur Allan Pinkerton (en dehors de ceux qu’il a lui même écrits) et encore moins de documentaires ou de films. Il a fallu fouiller dans les archives de la Bibliothèque du Congrès, faire des demandes pour accéder aux archives du FBI ou celles de la CIA, internet est un outil formidable qui abolit toutes les frontières !

Ensuite l’histoire est authentique et fidèle à la réalité,03. mais également romancée, afin de combler les blancs que je n’ai pas su remplir. Mais je crois que cela ne change rien, les hommes de la Pinkerton sont fidèles dans cette histoire à ce qu’ils étaient réellement… La seule véritable liberté scénaristique que je me suis autorisé, et pas des moindres pour le coup, c’est que j’ai donné ma version de l’Histoire, et qu’elle n’est pas celle reconnue par les historiens américains.

[SPOILER ALERT] Je pense que Pinkerton a façonné Ford, et beaucoup d’éléments tendent à prouver que cela est vrai, mais ce n’est pas ainsi que la version officielle le souhaite. Pour les américains il n’était la marionnette de personne, je crois sincèrement que c’est faux…[/SPOILER ALERT]

M.Z. : Si tu avais vécu au Far-West, tu aurais plutôt été du côté des desperados ou des hommes de loi (ou peut être gérant de saloon lol) ? Sous quel nom ou surnom tu aurais voulu être connu dans l’ouest sauvage ? Une arme de prédilection ?

R.G : Excellente question. Je serais naturellement tenté de dire que j’aurais été du côté de la loi, peut-être même un de ses représentants. Mais j’ignore si dans une époque aussi rude j’aurais su faire le nécessaire pour ne pas sombrer du côté obscur. C’est dans l’adversité qu’on se découvre vraiment et notre vie, même si elle est parfois difficile, est loin d’être aussi précaire qu’elle pouvait l’être à l’époque.

Un nom ou un surnom ? Gabriel R Grant dit Blackfowl. Cela me semble parfait

Une arme ? Je ne suis pas vraiment porté sur les armes à feu mais en portable un bon vieux colt pacificateur et en transportable (mais avec une grosse diligence et un cheval de la taille d’un ours) une Gatling calibre 45, parce que bon il faut quand même savoir s’amuser un peu…

M.Z. : Tu m’as confié une excellente nouvelle, à savoir que la série Pinkerton va avoir au moins deux autres enquêtes. As-tu quelques « scoops » à donner à ce sujet ? Par exemple qui seront les méchants qui succèderont aux frères James dans les prochains albums ? Trois tomes ce sera définitivement la fin de la série où tu as de quoi faire d’autres volumes de Pinkerton si jamais le succès est au rendez-vous ?

R.G. : Si nous rencontrons notre public j’ai en réalité les synopsis des 5 premiers tomes de prêts donc pas de soucis quant à la matière nécessaire pour écrire, les coffres de l’Agence sont pleins d’affaires qui sont restées enfouies bien trop longtemps… Et je me ferais un plaisir de les déterrer si c’est ce que les gens souhaitent.

Ensuite il ne faut pas croire pour autant que l’Agence n’a fait que traquer des bandits, même si les noms de leurs ennemis sont prestigieux, Allan Pinkerton a aussi accompli des faits d’armes qui ont propulsé l’Agence dans les plus hautes sphères gouvernementales. Le tome 2 ne traitera pas d’une traque comme pour le premier, tout ce que je peux dire c’est que son titre c’est 1861 – L’affaire Abraham Lincoln – LE complot de Baltimore.

M.Z. : Le fait que chaque tome de Pinkerton puisse être lu indépendamment des autres, c’est une volonté de ta part et/ou de l’éditeur ? Est ce que c’est pour éviter le même drame qu’avec la série Explorers et ainsi t’éviter d’être frustré de ne pas pouvoir boucler une de tes histoires (ou de frustrer les lecteurs ^^) ? Ou c’est simplement une coïncidence et tout simplement le format qui se prête le mieux à ton histoire ?

R.G. : C’est une volonté de ma part, oui je reste très frustré de l’expérience Explorers et très déçu de la manière dont les Editions Soleil ont géré cette série, ou plutôt de la manière dont elles ne l’ont pas gérée… Afin d’éviter toute nouvelle frustration je ne prends plus de risque à partir dans des séries trop longues. Pinkerton c’est du one shot qui n’a même pas de tomaison et City Hall des cycles courts de 3 volumes.

M.Z. : Justement, outre Pinkerton, en ce moment tu cartonnes également avec ton manga City Hall que tu réalises avec ton compère Guillaume Lapeyre au dessin. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas tu peux nous en parler ? (je pose cette question car j’adore t’entendre raconter le pitch lol, là ce sera écrit mais ça va le faire quand même).

R.G : Essayons… Je crois que le mieux c’est de raconter l’histoire de la même manière que je le fais depuis maintenant un an… Je tente ma chance :

Londres, 1902. Le Ministre des Finances est sauvagement assassiné. Le chef de la police de City Hall est dépêché sur place pour enquêter. Sur le corps de la victime il découvre une feuille de papier manuscrite et cela le terrifie ! Il emporte l’indice avec lui et menace ses hommes de les exécuter si un seul d’entre eux partage ce qu’il vient de voir. Il fonce à City Hall et débarque sans préavis dans le bureau du Maire, pose la feuille sur le bureau et dit « Le monde tel que nous le connaissons a cessé d’exister ». Le maire s’assoit dans son fauteuil, atterré et réplique « Tu as raison, c’est la fin ». Il faut savoir que dans cet univers le papier a disparu depuis plus de deux cents ans et que l’écriture manuscrite a été abandonnée et oubliée de tous parce que tout ce que vous écrivez prend vie ! La police se retrouve donc aujourd’hui face à un criminel d’une envergure conséquente, il possède du papier, de quoi écrire, maitrise cet art ancien et s’en sert pour tuer. Comment répliquer avec de simples armes à feu ? C’est là que le Maire Little intervient. Il possède un joker qu’il espérait ne jamais utiliser mais que les circonstances l’obligent à abattre. Il décroche son téléphone et dit « Appelez-moi Jules Verne ! ». Et c’est ainsi que Jules Verne, alors jeune écrivain numérique talentueux, accompagné de son élève, Arthur Conan Doyle, va entrer en possession du seul exemplaire de l’arme la plus puissante du monde encore aux mains du gouvernement, un cahier et un crayon. Avec pour seule mission de trouver leur ennemi et de l’arrêter quel qu’en soit le prix !

M.Z. : Un manga français qui cartonne ce n’est pas si souvent, est ce que vous en tirez une certaine fierté avec Guillaume ? Il me semble que c’est plutôt lui qui t’a conduit vers ce format, est ce que c’est plus dur pour toi d’écrire un scénario de BD franco-belge ou de manga ? Les contraintes sont-elles les mêmes selon le support ?

R.G. : Oui bien sûr, nous sommes ravis d’avoir trouvé la bonne alchimie en mariant l’histoire et le dessin qui ferait oublier que nous ne sommes pas japonais. L’important c’est l’oeuvre et pas les auteurs, les personnages sont drôles et charismatiques et ça plait alors nous avons réussi notre pari. Le manga n’est qu’un format et il faut croire qu’il peut être universel et ça c’est fantastique ! Les détracteurs qui nous avaient prédit un échec doivent être bien embêtés maintenant de découvrir que les lecteurs sont beaucoup plus intelligents qu’ils ne le pensaient et sont capables de dépasser les a priori pour une histoire qu’ils jugent bonnes et des personnages attachants.

Quant au format oui c’est bien Guillaume qui l’a choisi et qui m’y a conduit, c’était son rêve. Je l’ai suivi pour diverses raisons à vrai dire. D’abord pour lui faire plaisir… mais aussi parce que j’avais envie de raconter une histoire en ayant la place de faire ce qui doit l’être. Développement des personnages, de l’intrigue, de l’univers, prendre le temps de montrer de vraies bastons qui durent mais qui ne frustrent pas le lecteur parce que cela prend la moitié d’un bouquin de seulement 46 pages à presque 15 euros. Et puisqu’on en parle, le prix aussi, aujourd’hui c’est le seul moyen d’offrir aux lecteurs une vraie histoire avec tout dedans pour un prix « raisonnable », lire de la BD au format « franco-belge » est devenu un luxe…

Sans parler des éditeurs qui signent pour une série, connaissent l’histoire en amont et sous prétexte de résultats moyens, arrêtent le tout en cours sans laisser le temps à une fin de voir le jour, nous en avons fait les frais avec Explorers. City Hall pourra durer 15 tomes si les lecteurs le souhaitent mais la première histoire se terminera en 3, Ankama a tout compris en tentant l’aventure avec des mangas !

Et puis je voulais écrire une série télé, j’ai la place de la faire, de découper chaque chapitre comme un épisode et chaque cycle comme une saison avec un énorme avantage, je n’ai pas à me soucier de savoir si le budget passera, j’ai les moyens d’un Blockbuster grâce au talent de Guillaume.

M.Z. : La méga bonne nouvelle qui a ravi tous les fans de City Hall, c’est bien sur l’annonce d’un second cycle de trois nouveaux volumes. Du coup, forcément je vais essayer de te tirer les vers du nez pour glaner quelques infos croustillantes ^^ Est ce qu’on aura la même fine équipe que dans le premier cycle ou la team va changer ? Tu as quelques noms qui te trottent en tête et que tu pourrais divulguer ?

R.G. : Oui le nouveau cycle arrive, il est même déjà en cours d’écriture et de dessin à l’heure où j’écris ces lignes… Je ne peux malheureusement donner aucune information sans risquer de révéler la fin tant attendue du premier cycle donc je tairai tout élément ou piste susceptible de vous orienter sur une idée de la suite, et cela vaut pour l’équipe qui mènera cette nouvelle enquête. Disons que ceux qui survivront au tome 3 feront très certainement partie de l’aventure, ha ha ha !!!

M.Z. : Si mes infos sont bonnes, ce nouveau cycle pourrait avoir lieu dans la ville lumière, tu confirmes ? Si oui, as-tu déjà quelques noms de lieux de Paris qui apparaîtront pendant ce second cycle à nous faire partager ? Où n’importe quel autre scoop sur la série, je suis preneur de toute info que tu es prête à donner lol (pour le règlement j’espère que tu acceptes les valises bourrées de billets ).

R.G. : Oui ce second cycle aura bien lieu dans un Paris steampunk très urbanisé et en proie à une évolution complexe, et si je ne peux révéler encore aucun lieu, je peux aussi vous dire que la belle ville de Nantes jouera un rôle capital dans cette nouvelle histoire, et ça c’est une information exclusive !!!

M.Z. : Hormis Pinkerton et City Hall, tu bosses sur d’autres projets également ? Rien qu’avec ces deux séries là tu ne dois pas trop avoir le temps de souffler, si ?

R.G. : Oui, je travaille sur un projet en compagnie de Lorant Deutsch, une série sur l’Histoire de France chez Casterman et un autre projet mais rien de signé donc je garde le secret pour l’instant. Et non cela ne me laisse aucun temps libre puisque j’ai un travail plus «conventionnel» à côté et qui me prend 35H de chacune de mes semaines… Mais quand on aime…

M.Z. : Comment tu occupes tes loisirs en dehors de l’écriture ? Est ce que tu voudrais écrire des scénarii pour autre chose que de la BD (films, séries TV…etc.) ? Est-ce que tu aimerais par exemple un jour te lancer dans l’écriture d’un roman ou il n’y a que les scénarii qui te plaisent ?

R.G. : En dehors de l’écriture, je lis, je regarde des films et des séries TV, je regarde grandir mes filles, de quoi occuper le peu de temps qu’il me reste en réalité… Mais oui j’adorerais écrire pour un autre format, j’ai fait des études de cinéma, et la télé et le ciné c’est un peu mon rêve inaccessible à moi, je tends vers ça et je ne désespère pas, mais il faut de la patience… J’en ai à revendre.

Un roman ? Pourquoi pas, ça en revanche je ne sais pas si je saurais le faire… Mais qui ne tente rien…

M.Z. : Certains scénaristes sont également dessinateurs et parfois même coloristes aussi, ce serait dans tes cordes de faire tout ça et de sortir un album signé 100% Rémi Guérin ?

R.G. : Ha ha ha non et heureusement d’ailleurs, ma fille de 4 ans dessine mieux que moi (et crois moi je pèse mes mots). Non je n’aurais jamais le talent nécessaire pour faire ça et c’est tant mieux puisque ce que j’aime aussi dans la BD c’est le travail d’équipe !

M.Z. : Histoire de finir cette interview (je pense que tu dois en avoir ras le bol de toutes mes questions lol) on va faire dans le supra méga original, si certains de nos lecteurs veulent se lancer dans l’aventure de devenir scénaristes BD quel(s) conseil(s) pourrais-tu leur donner ?

R.G. : Soyez curieux ! Lisez, regardez, écoutez, jouez et ouvrez-vous au monde ! L’imagination est un muscle qu’il faut travailler tous les jours. Écrivez dès que possible, même si vous n’en faites rien, le jour viendra où ça servira ! La curiosité c’est la clef, le reste n’est que de la méthode ! Une dernière chose… Ne vous arrêtez pas à la première critique, ni même à la seconde, écoutez-les bien sûr, mais continuez et acceptez l’idée qu’on ne peut pas plaire à tout le monde (si vous avez du mal à signer, rassurez-vous les éditeurs peuvent aussi avoir tort), concentrez-vous seulement sur ceux qui aiment ce que vous faites… Vous les verrez moins, ce sont ceux qui parlent le moins fort… Alors foncez et faites ce que vous aimez !



Et voilà c’est fini, Rémi et moi espérons que vous avez apprécié ce que vous venez de lire (on vous félicite d’ailleurs d’avoir eu le courage de lire tout ça ). Je tiens également à remercier infiniment Rémi Guérin, pour m'avoir accordé cette interview passionnante (et passionnée ) et quelques infos exclusives. Ce fut un honneur et un plaisir, mon petit cœur de fan en est encore tout retourné, merci infiniment Rémi !!!

J’espère avoir de nouveau la chance de pouvoir vous faire partager des interviews d’auteurs ou de dessinateurs que j’affectionne (d’ailleurs si jamais il y en a qui passent par là et qui sont intéressés, je me ferais un plaisir de vous concocter tout un tas de questions xD)


Question bonus : Est-ce que ce genre d'article vous plait ou pas ?

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Published by Mr. Zombi - dans Interview
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:00

Les plus attentifs d'entre vous l'auront peut être vu dans mon billet de ce matin, mais comme je l'avais promis à l'époque sur Actugeek, je lance un concours pour faire gagner les 2 albums de la série Burlesque Girrrl de François Amoretti puisque la série a remporté le Prix Bulles Zik 2013.

burlesque 1burlesque 2

Afin de faire en sorte qu'il y ait un maximum de participants, histoire de faire partager ce coup de coeur avec le plus grand nombre, les modalités seront très simples.

Pour participer, il suffit de laisser un petit commentaire sur cet article avant le mercredi 16 octobre (inclus), soit d'ici 2 semaines. Je procèderai ensuite à un tirage au sort et le gagnant recevra les 2 tomes de la série Burlesque Girrrl.

Si vous avez déjà le premier tome, vous pouvez participer également en me le précisant et ainsi si vous gagnez, je vous ferai parvenir le tome 2 histoire de compléter la série.

Donc voilà, comme vous pouvez le constater c'est vraiment simple comme bonjour et ouvert au plus grand nombre. Donc n'hésitez pas à participer et à faire tourner l'info autour de vous (réseaux sociaux, amis, famille...etc.) car c'est vraiment une série à découvrir et qui gagne à être connue !!

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Published by Mr. Zombi - dans Jeu-concours
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 07:00

L'article du jour va me permettre de renouer avec les BD du mercredi de Mango auxquels je n'avais pas participé depuis un bail. Je vais donc m'y remettre "en beauté" en vous parlant d'un de mes énormes coup de coeur, raison pour laquelle j'ai eu un mal fou à écrire ce billet (oui, paradoxalement, plus j'aime quelque chose et plus j'ai du mal à en parler car je trouve que ce que j'écris dessus n'est pas assez bien ^^')


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Burlesque Girrrl est un diptyque de François Amoretti (scénario et dessin) et Nephyla (couleur), le lettrage est signé Phlippe Glogowski. La série est éditée par Ankama depuis le 14 juin 2012 et le second tome est paru le 29 août 2013

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Violette est une jeune femme qui joue de la contrebasse dans le groupe de rockabilly amateur Grrrl et qui à l’occasion fait des shootings photo pour présenter de la lingerie. Bien que la mode ne soit plus au rockabilly, le groupe commence à percer, mais la route du succès ne sera pas de tout repos pour la jeune femme...

Mon avis :

Dire que j'ai aimé Burlesque Girrrl est un doux euphémisme, car j'ai vraiment adoré cette série et c'est bien pour ça que j'ai tant de mal à en parler. J'avais bien fait une tentative en vidéo sur le premier album, mais maintenant que la série est finie je vais tâcher de faire un article pour vous en parler et vous dire pourquoi ça m'a tellement plu, tout en tâchant de vous spoiler un minimum la série.

Dans les deux tomes, François Amoretti nous présente Violette, une jeune femme aux formes généreuses qui joue de la contrebasse dans un groupe de rockabilly. Lorsqu'on fait sa connaissance, elle n'a pas forcément beaucoup confiance en elle, comme tout un chacun elle est en proie aux doutes. Eloignée des standards de la mode, tant au niveau physique (ce n'est pas un mannequin anorexique comme on en voit partout) que dans ce qu'elle fait (rockabilly, effeuillage burlesque, hot rods...etc.) la jeune femme va évoluer sous nos yeux tout au long des deux albums.


Comme pour tout le monde, la vie ne sera pas tendre avec Violette et les différentes épreuves qu'elle va devoir affronter et les rencontres qu'elle va faire vont l'aider à grandir et à s'affirmer.
Faisant fi de ses complexes et de l’avis des autres, elle va apprendre à s’aimer telle qu’elle est et prouver à un monde machiste qu’on peut être une femme et réussir dans la vie sans pour autant devoir jouer de ses charmes ou s’avilir.

L'effeuillage burlesque va d'ailleurs être une véritable révélation pour elle et permet à l'auteur de nous gratifier de doubles pages magnifiques et envoûtantes qui sont un véritable régal pour les yeux. En effet quand il
s’affranchit des cases pour réaliser des pleines pages ou des doubles pages de dessins c’est tout simplement sublime.

Le dessin de François Amoretti est vraiment très riche et fourmille de détails, il donne vie à ses différents personnages sous nos yeux. Une autre force de la série c'est la musicalité qui s'en dégage, en effet les références à la musique sont nombreuses et on a l'impression d'entendre chanter le groupe Grrrl lorsque ses membres sont sur scène ou lorsque Violette danse et s'effeuille.

La série a d'ailleurs reçu le prix bulles zik 2013, preuve que la musique y joue un rôle important. Mais on ne peut pas réduire Burlesque Girrrl à une simple BD qui parle de musique car c'est avant tout un formidable hymne à la vie et une bonne bouffée d'optimisme dans ce monde de brutes. Violette nous prouve que ce n'est pas parce qu'on est différent des autres et de la façon dont ils voudraient que l'on soit, qu'on ne peut pas s'en sortir pour autant.

La jeune femme est une belle leçon de courage et une source d'inspiration dans laquelle nous devrions tous puiser afin de faire ce dont on a envie en se moquant du qu'en-dira-ton. Bien que Violette ait des formes très exagérées, il ne faut pas s'y fier, il ne s'agit pas d'une énième héroïne aux formes pulpeuses faite pour émoustiller le lecteur masculin. Ici rien n'est gratuit et tout est fait à dessein car Violette et François ont des messages forts à faire passer. Alors mesdames et mesdemoiselles n'hésitez pas à lire cette BD vous ne serez pas déçues car elle devrait vous parler et vous interpeller.

Je pense que vous l'aurez compris, François Amoretti avec sa première BD solo frappe vraiment très fort en réalisant une oeuvre magnifique qui nous prend aux tripes du début à la fin. C’est un récit intemporel qui parlera à tout le monde et ne pourra pas laisser insensible lors de la lecture. Il opère ici un énorme tour de force, puisque bien qu’étant un homme, il parvient à livrer et à retranscrire les états d’âmes d’une femme presque aussi bien que s’il en était une lui même.

On voit d'ailleurs bien que François est un auteur engagé qui cherche à faire prendre conscience de certaines inégalités hommes/femmes et donne un coup de pied dans la fourmillère en montrant que les femmes ne sont pas des objets et ne sont pas définies par leur physique. Dans cet album on retrouve de nombreux éléments qui le passionnent (hot rods, rockabilly, tatouages..etc.) et c'est donc vraiment super intéressant car on apprend beaucoup de choses sur ces domaines.

Tout au long de la lecture on sent bien qu'il a mis beaucoup de lui dans sa Violette et qu'elle est son alter-ego féminin de papier. Tout comme elle, il fait ce qui le passionne (dessiner et raconter des histoires) en dépit des claques qu'il peut prendre et de la difficulté de ce métier. Il se fiche bien de la mode telle que les magazines ou autre voudraient l'imposer et s'habille comme il l'entend (il a d'ailleurs trop la classe ) et comme son héroïne, il a de nombreux tatouages.

François Amoretti-copie-1

Il arbore d'ailleurs fièrement sur la photo ci-dessus un T-shirt Burlesque Girrrl, que j'ai également la chance de posséder (la version homme est très rare). Si comme moi vous êtes fans de goodies, alors n'hésitez pas à vous procurer des chouettes cartes postales, posters ou T-shirts de Violette chez ArtsBD, il y a d'ailleurs d'autres auteurs présents sur la boutique et tous les goodies sont de bonne facture et Nathalie (la gérante du site) est vraiment super sympa !!

Au niveau de l'édition, une fois encore Ankama a fait du très bon taf avec des albums solides et qui sont pleins de bonus sympas. Chaque tome est accompagné d'interviews, d'hommages à Violette faits par d'autres dessinateurs...etc. et c'est donc un vrai régal à lire. Les couleurs de Nephyla sont superbes et très chaleureuses et permettent de donner encore plus de force aux magnifiques dessins de François Amoretti.

 

Je pense que vous l'aurez compris après tout ça, je suis vraiment un grand fan de Burlesque Girrrl (la preuve en images) :

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Je ne peux donc que vous encourager et vous inviter à découvrir Burlesque Girrrl et à soutenir François Amoretti en achetant le diptyque et en suivant ses projets sur son blog (y a du très lourd qui se prépare) et sa page facebook pro.

En bref, Burlesque Girrrl est une superbe leçon de vie, de courage et d'optimisme avec une héroïne forte et qui sort des sentiers battus. François Amoretti parvient à parler de façon passionnée du Rockabilly, d'hots rods, d'effeuillage burlesque...etc. même à des profanes, dans une BD qui s'adresse à toutes et à tous (enfin sauf les plus jeunes évidemment) et qui est à lire absolument !!

Donc si vous voulez vous prendre une bonne claque (dans tous les sens du terme) n'hésitez pas à l'acheter et/ou à l'offrir car c'est vraiment une BD qui gagne à être connue et qui mérite un énorme succès !!

D'ailleurs comme je l'avais promis lors du prix Bulles Zik (pendant le vote des lecteurs sur le net) si Burlesque Girrrl le remportait alors j'organiserai un concours pour faire gagner le diptyque. C'est maintenant chose faite, le concours est lancé et durera deux semaines. Pour tout savoir et y prendre part, c'est par là.


Question bonus : Que pensez-vous de l'effeuillage burlesque ?

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Published by Mr. Zombi - dans BD franco-belge
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