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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 10:16

Une fois n'est pas coutume, l'article d'aujourd'hui n'entre dans le cadre d'aucun challenge. En revanche c'est une lecture que j'ai faite par le biais de KBD.

Live War Heroes est une BD de Fabrice David (scénario) et Eric Bourgier (dessin et couelur) publiée chez Soleil en 2003 et rééditée en 2009 (c'est cette version que j'ai lue pour ma part (la couverture de droite)).


http://www.images-chapitre.com/ima0/original/241/1423241_3315746.jpghttp://photos.froggytest.com/d/48375-2/Live+War+Heroes.jpg


En 2021, l'émission de télé réalité Live War Heroes fait un tabac. Le concept de l'émission est d'envoyer un américain, en compagnie de quelques mercenaires, prendre part à une opération militaire à but humanitaire. C'est Peter Suttgrave qui a été choisi pour participer à l'émission et qui va devoir participer à ce conflit armé, au péril de sa vie...

Mon avis :

Je dois bien avouer que ça ne va pas être évident pour moi de parler de Live War Heroes, dans la mesure où après lecture je ne sais pas encore trop quoi en penser . Dans l'ensemble j'ai quand même apprécié ma lecture, même si je doute que ça me laisse un souvenir impérissable sur le long terme. Pourtant c'est vrai que lorsqu'on choisissait les albums pour la thématique de la guerre sur KBD, le concept de guerre+télé-réalité m'a tout de suite fortement alléché, mais au final j'ai quand même été un peu déçu (peut être parce que je m'attendais à complètement autre chose).

Le scnéario possède quelques bonnes idées (notamment la télé réalité de guerre), mais qui ne sont pas toujours exploitées à fond ce qui est un peu dommage. Si bien que l'histoire est assez convenue, avec des complots menés dans l'ombre et ce genre de choses, mais ça reste plutôt classique dans ce type de récit. Malgré ça, on ne s'ennuie pas trop au cours de la lecture, il y a pas mal d'action et de rebondissements, quelques fusillades, des courses pouruites...etc.

Au cours de Live War Heroes on revient souvent en arrière par le biais de flashbacks, mais j'ai trouvé ceux-ci un peu trop nombreux et pas toujours bien amenés, si bien qu'au final on est un peu perdu chronologiquement parlant (du coup on retourne voir en arrière où on en était avant). Par contre j'ai bien aimé le découpage de l'histoire en chapitres, je trouve ça bien sympa comme façon de faire. Les personnages auraient peut-être gagné à être un peu plus fouillés, alors que là on passe rapidement des uns aux autres et certains font très "clichés", ce qui est un peu dommage.

Mais attention comme je l'ai déjà dit plus haut, tout n'est pas à jeter dans Live War Heroes, loin s'en faut, j'ai par exemple adoré la critique de notre société (en particulier celle des USA) avec le patriotisme exacerbé, les conflits menés au nom de la liberté, de la paix (LOOOOOL), la manipulation des images télévisées, les dérives possibles de la télé-réalité qui pousse toujours plus lois les concepts.

 

On ne sera donc pas tellement étonnés de voir un jour débarquer des émissions telles que celle du film Live ! avec Eva Mendes (excellent film à voir au moins une fois) ou pourquoi pas celle de Live War Heroes qui enverrait des gens lambda à la guerre contre une forte rétribution à leurs familles (car de nos jours ce qui motive le plus les foules c'est forcément le pognon ).

Ce qui est d'ailleurs le pire quand on se met à penser à ce genre de choses, c'est que ce genre de concepts de télé-réalité violents et amoraux, auraient toutes les chances de marcher... Après tout, ce n'est pas si éloigné (dans un sens) des jeux du cirque, des combats de gladiateurs, des exécutions publiques...etc. et les images sont tellement trafiquées et autre, que ce serait bien difficile de savoir si les gens meurent pour de vrai ou non. Pour ma part je trouve que tout ce genre de choses, fait plutôt froid dans le dos en tout cas.

Autre point fort de Live War Heroes, c'est le dessin d'Eric Bourgier qui signe là son premier album (si je dis pas de bêtises), même si tout n'est pas parfait, on sent bien qu'il a beaucoup de talent à revendre. En tout cas pour ma part j'ai beaucoup aimé son style plutôt réaliste, ainsi que sa façon de découper les images.

Aux dires de mes petits camarades de chez KBD, il faut voir cet album comme un coup d'essai réalisé par le duo David et Bourgier. Ils ont tous adoré Servitude leur oeuvre suivante (pour ma part je ne l'ai pas lu, mais ils ont su titiller ma curiosité (il faut dire qu'ils sont très forts pour ça les keupin(e)s de KBD )).

En bref, sans être l'album du siècle, Live War Heroes proposent quelques bonnes idées, une critique intéressante de notre société et de ses dérives et des dessins vachement sympas !! En bref, un premier album en duo, très prometteur, j'ai hâte de les voir à l'oeuvre sur Servitude.


Question bonus : Si on donnait des millions à votre famille en échange, vous partiriez faire la guerre pour l'émission Live War Heroes ?

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 13:59

L'article du jour comptera pour le Roarrrr Challenge de Mo' et pour les BD du mercredi de Mango.


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Il était une fois en France est une série BD de Fabien Nury (scénario) et Sylvain Vallée (dessin) publiée chez Glénat depuis septembre 2007. A l'heure actuelle 5 tomes sont parus, au rythme d'un par an (on peut donc attendre un tome 6 pour la fin de l'année ). En 2011, Il était une fois en France a reçu le prix de la série à Angoulème.


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/0/8/9782723455800.jpghttp://fibd-pp.theblastmachine.com/data/comics/images/SO25-il_etait_une_fois_en_france3-cover.jpghttp://www.decitre.fr/gi/82/9782723483582FS.gif


Cette série inspirée de faits réels (mais faisant la part belle à la fiction), raconte la vie de Joseph Joanovici, un juif roumain illettré qui a assisté au massacre de sa famille (lorsqu'il n'était qu'un enfant). Quelques années plus tard, en compagnie de sa femme Eva, Joseph rejoint la France, où il deviendra ferrailleur et va petit à petit gravir les échelons menant au pouvoir...

Mon avis :

Voilà une série que j'aime beaucoup et qui marche plutôt fort à la médiathèque où je bosse (enfin en général tout ce qui est historique, de près ou de loin, ça part bien ). Il faut dire que c'est un savant mélange d'histoire et de fiction, qu'il y a pas mal d'action et qu'on apprend énormément de choses également.

Par le biais de Joseph Joanovici, on va entrer dans l'Histoire de la seconde guerre mondiale en France. Mais ici les combats livrés ne sont pas forcément menés sur le front, si bien qu'on assiste rarement à des grandes scènes de bataille. Le principal combat que l'on suit est tout simplement celui de Joseph pour arriver à survivre dans un monde en guerre, où la majorité des gens éprouvent de la méfiance ou de la haine à l'égard des personnes juives.

Bien qu'illettré Joseph est plutôt débrouillard, malin et il a beaucoup de bagout, ce qui va lui permettre de gravir les échelons au sein de la société de ferrailleurs où il travaille en France. Etre  ferrailleur en temps de guerre est un très gros atout, puisque les armées ont besoin d'énormes quantités de métaux pour leurs armes, leurs chars...etc.

C'est ainsi que petit à petit Joanovici va bâtir un véritable empire et devenir milliardaire. Le problème c'est que sa fortune n'a pas toujours été acquise de façon très honnête car il fraye avec bon nombre de gens louches, sans parler de la gestapo et des nazis... Car Joseph est prêt à tout pour survivre et pour mettre sa famille à l'abri du besoin.

On suit donc un personnage très ambigu tout au long de la série et c'est justement ça qui fait tout le sel d'Il était une fois en France. Joanovici est-il le pire des salopards, un héros de guerre ? C'est le genre de questions qu'on est amené à se poser en cours de lecture, d'ailleurs qu'aurions nous fait à sa place ? Est-il allé trop loin par amour des siens ? Etait-ce un mal nécessaire ? Autant dire que cette série fait pas mal cogiter et même si on assiste pas à de grandes scènes de guerre, toute son horreur est quand même bien présente...

Au long du récit, on alterne souvent entre le passé (jeunesse de Joanovici, la guerre...etc.) et un présent plus récent qui se situe dans les années 60, lorsqu'il est sur le point de mourir. En effet, loin d'avoir fait l'unanimité, il va être traqué par le juge Legentil, qui compte bien prouver au monde que Joseph Joanovici n'est pas le héros de guerre pour qui on veut le faire passer.

En plus du scénario béton de Nury, le dessin de Vallée est excellent, dans un registre assez réaliste. Il accompagne très bien l'histoire et permet de se représenter facilement les personnages qui composent l'intrigue. Il retranscrit également à merveille l'ambiance de l'époque, cette atmosphère de peur, d'oppression et de violence.

En bref une excellente série, très bien documentée qui nous fait revivre une période peu glorieuse de l'Histoire de la France. Bien que la fiction ait un rôle très important dans Il était une fois en France, on y apprend néanmoins beaucoup de choses. Le personnage très ambigu de Joseph Joanovici est un régal à suivre car il nous fait vivre des émotions très contradictoires et fait pas mal gamberger. A lire absolument !!!


Question bonus : Seriez-vous prêts à tout pour vos proches ?    

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 07:00

L'article d'aujourd'hui, comme ceux de ces derniers jours n'entrera dans le cadre d'aucun challenge auquel je participe.

Un long destin de sang est un dyptique BD de Laurent-Frédéric Bollée (scénario) et Fabien Bedouel (dessin et couleur). La série est publiée par les éditions 12bis depuis avril 2010.


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/8/1/9782356481184.jpghttp://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/12/55/album-cover-large-12556.jpg


En avril 1917, sur le front de l'Aisne, un soldat français retourne dans la tranchée qu'il avait occupée avec ses camarades. Une fois sur place, il prend en photo les corps de ses compagnons qui semblent avoir été mystérieusement tués. Il a à peine eu le temps de cacher ses photos que la tranchée se retrouve gazée... Qu'a-t-il donc bien pu se passer là-bas... ?

Mon avis :

Tout d'abord, je préfère préciser que si vous ne voulez pas être spoilés, évitez de lire la quatrième de couverture ou les résumés de l'éditeur qui en disent bien trop long sur la fin du diptyque (enfin selon moi).

Cette BD se présente comme un drame en deux actes, au cours duquel nous allons suivre plusieurs protagonistes différents, dont les destins vont plus ou moins se croiser et permettre de reconstruire toute l'histoire.

Hormis lors du prologue du tome 1 (dont je parle dans mon résumé), qui se déroule en 1917, tous les évènements de l'histoire vont se dérouler au cours des 24 heures entre le samedi 30 et le dimanche 31 mars 1918.

C'est au cours de ces 24 heures que nous allons suivre les 10 personnages principaux de l'histoire, et c'est au travers d'eux que nous allons tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer dans cette tranchée en 1917. C'est en effet très étrange que les photos prises par le poilu, ne semblent pas coller avec le gazage de la tranchée...

En dépit du nombre assez important de personnages qui gravitent dans l'histoire, on n'est jamais perdu et ça donne beaucoup de rythme à l'intrigue. Une intrigue qui est d'ailleurs plutôt bien ficelée et qui contient pas mal d'action et de rebondissements.

Les dessins de Bedouel sont superbes et rendent bien compte de l'ambiance et de l'atmosphère de l'époque. Les mauvaises conditions de vie et tous les affres de la première guerre mondiale ressortent vraiment bien à travers son trait de crayon. L'ambiance qui s'en dégage est donc plutôt sombre et sanglante, mais il n'y a aucune violence gratuite ici, ça reste même plutôt "soft" pour une BD se déroulant en temps de guerre.

En bref, Un long destin de sang est un très bon polar dont l'intrigue a lieu lors de la première guerre mondiale, on se laisse embarquer sans mal dans cette histoire aux multiples personnages et rebondissements, dont on veut connaître le fin mot. Les superbes dessins de Bedouel permettent de s'immerger complètement dans l'ambiance de la guerre de 14-18. Un excellent diptyque !!!


Question bonus : Si vous déteniez une vérité dérangeante, seriez-vous prêt à tout pour la divulguer ?  

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 07:00

Les articles ne se sont pas bousculés chez moi ces derniers temps, je reprends donc du service afin de vous présenter un de mes coups de coeur de l'année dernière. C'est une lecture que j'ai partagée avec les coupains de KBD, mais que j'avais prévu de lire de toute manière

Urban est une BD de Luc Brunschwig (scénario) et Roberto Ricci (dessin et couelur) dont le premier tome intitulé Les règles du jeu est paru en septembre 2011 chez Futuropolis.


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Zacchary Buzz quitte sa campagne natale et la ferme familiale afin d'aller s'engager chez les Urban Interceptor, la force de police de la ville de Monplaisir, qui possède le plus haut taux de réussite au Monde...

Mon avis :

Tout d'abord il faut savoir qu'Urban est un projet qui tient à coeur à Luc Brunschwig depuis très longtemps. C'est en effet à l'âge de 15 ans, que l'idée d'illustrer à sa sauce la chanson Sin City d'AC/DC lui trotte dans la tête et c'est cette idée qui a donné naissance à Urban (le nom de Sin City a en effet déjà été pris par Frank Miller).

 

Il faut également noter qu'une première mouture d'Urban (intitulée Urban Games à l'époque) avait vu le jour en 1999 chez les Humanoïdes Associés, à l'époque le dessin était signé Jean-Christophe Raufflet, Laurent Hirn et Laurent Cagniat tandis que les couleurs étaient l'oeuvre de Caroline Van Den Abeele. La série Urban Games n'a jamais connu de suite.

Un peu plus de dix ans plus tard, Luc Brunschwig ressort le projet, le retravaille et donne ainsi naissance à Urban en compagnie de Roberto Ricci pour notre plus grand bonheur. En effet Urban est une série vraiment très prometteuse au vu de ce premier tome, elle est très aboutie scénariquement et graphiquement.

Au cours de ce premier tome, qui sert surtout à introduire les choses et à nous présenter la ville de Monplaisir et son fonctionnement, nous allons suivre le jeune Zacchary Buzz. Un grand gaillard, qui semble un peu lent d'esprit (pour ma part il m'a un peu fait penser à Lennie dans Des souris et des hommes de Steinbeck) et tient absolument à faire partie de la police de Monplaisir, afin de devenir un héros.

 

Sa vocation lui est venue en regardant les épisodes d'un ancien dessin animé : Overtime, le justicier du temps, à qui Zacchary tient absolument à ressembler. Il entretient d'ailleurs régulièrement des conversations imaginaires avec son idole (dues à une imagination fertile, à de la schizophrénie... ?) qui l'aide et le guide dans ses choix.

Zacchary avec qui l'on fait connaissance est un personnage très attachant, pétri de bonnes intentions et souhaitant faire le bien autour de lui. Malheureusement pour lui, il va bien vite s'apercevoir que la réalité de la ville de Monplaisir est bien différente de ce à quoi il s'attendait. Cette ville tentaculaire consacrée aux plaisirs en tout genre, se révèle bien vite être un personnage à part entière de la série.

 

Monplaisir est essentiellement composée de touristes, qui viennent ici pour se divertir et s'adonner à toutes sortes de débauche, on les reconnait aisément à leurs costumes (qui sont tous autant de références à des séries, films, livres...etc. cultes).

Et du divertissement ils en auront, puisque Springy Fool, le lapin blanc maître de cérémonie de la ville et son accolyte A.L.I.C.E. (une Intelligence artificielle qui à l'oeil sur tout ce qui se passe dans la ville) ne cessent d'apparaître partout sur des écrans en ville, afin de montrer toutes les choses soriddes qui se passent à Monplaisir. Ce qui donne lieu à des émissions de télé réalité morbides, dans lesquelles les Urban Interceptor (les policiers comme Zacchary en somme) donnent la chasse à des tueurs en direct, ce qui permet aux touristes de parier sur les résultats de ces affrontements.

Comme je l'ai déjà dit un peu plus haut, ce premier tome sert surtout d'introduction et permet de poser les bases d'une intrigue qui ne demande qu'à prendre de l'ampleur au cours des tomes suivants. Cette cité consacrée aux plaisirs pourraient sembler idyllique (au moins sur le principe) mais on s'aperçoit bien vite qu'il n'en est rien, et que bien cachée sous la couche de paillettes et de divertissements, se cache une réalité bien plus sombre...

 

A l'issue de ce premier tome, au long duquel on est tenu en haleine et ne connaissons que peu de répit, de nombreuses questions restent en suspens et l'on ne peut que s'interroger sur la tournure que prendra la suite de la série.

Le dessin de Roberto Ricci est tout simplement parfait et somptueux pour rendre l'ambiance de cette cité futuriste consacrée au plaisir. On a vraiment aucun mal à entrer de plein pied dans l'histoire, on se sent oppressé lors des scènes de foule où l'on croise ces tonnes de touristes déguisés (sorte de Où est Charlie ? géant dans lequel on peut s'amuser à chercher en quoi ils sont costumés). La ville de Monplaisir prend vraiment vie sous nos yeux, à tel point qu'on a l'impression d'en sentir les effluves et d'entendre toute l'agitation qui y règne.

Je pense que vous l'aurez compris, ce premier tome d'Urban a vraiment été une énorme claque pour moi (comme très souvent avec les oeuvres de Brunschwig d'ailleurs) et dire que j'attends la suite avec impatience est un doux euphémisme. C'est vraiment un des albums qui m'a le plus enthousiasmé en 2011 et où je me suis vraiment régalé du début à la fin. En fana de SF que je suis, cette société futuriste consacrée au plaisir, qui met en exergue de nombreux travers de notre société de consommation, a vraiment été un pur régal à lire. J'espère donc que cette seconde mouture sera la bonne et que je pourrais lire la suite des aventures de Zaccahry Buzz dans la ville de Monplaisir.

En bref, un énormissime coup de coeur 2011 dont il me tarde de pouvoir lire la suite. Une société futuriste, un héros attachant, beaucoup d'action, une critique de notre société, des "animateurs" énigmatiques, de la violence, des dessins magnifiques... etc. ce sont tout autant d'excellents ingrédients qui font d'Urban un délicieux cocktail à savourer sans aucune modération !!! A (re)découvrir de toute urgence !!!


Question bonus : Si vous vous rendiez à Monplaisir en tant que touriste, en quoi vous déguiseriez vous à votre arrivée ?

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 15:26

Il y avait un bail que j'étais pas venu poster par ici et il serait bien temps que je m'y remette vu le retard de billets que j'ai. L'article du jour est consacré à une lecture faite dans le cadre de KBD.

L'Incal est une série de BD de SF de Jodorowsky (scénario) et Moebius (dessin) composée de 6 tomes parus depuis 1983 chez les Humanoïdes Associés. Pour ma part j'ai lu la version intégrale regroupant les 6 albums et publiée en 2006.


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John Difool est un minable détective de classe R, mais son destin pourrait bien changer le jour ou il entre en possession de l'Incal, un artefact recélant d'immenses pouvoirs... Malheureusement pour John, l'Incal est un objet que de nombreuses personnes convoitent et ces personnes sont prêtes à tout pour l'obtenir...

Mon avis :

Il y a un bon moment déjà que je me disais qu'il faudrait que je lise cette intégrale de l'Incal qui se trouvait au boulot. Grâce à KBD, c'est maintenant chose faite

Dans l'ensemble j'ai plutôt bien apprécié ma lecture de l'Incal, qui est une bonne série de SF, type space opera je dirais, avec pas mal d'action et d'aventure et une bonne dose d'humour.

Même si je le savais déjà, je me suis aperçu en cours de route, que l'univers de l'Incal a été très développé par Jodorowsky avec plusieurs autres séries telles que la Caste des Méta Barons (qu'il faut que je lise), les Technopères (qu'il faudra que je relise vu que ça date), Mégalex...etc. sans parler des séries de L'Avant et Après Incal

En dépit de cet univers très riche, je pense que l'Incal peut se lire et s'apprécier sans rien connaître des autres séries de Jodo (vu que c'était en gros mon cas lors de ma lecture), pour ma part ça m'a d'ailleurs donné envie de les (re)lire pour approfondir l'expérience de l'Incal.

La série est un savant et complexe mélange de genres, qui part dans des délires et revisite un peu les codes et les thèmes du genre. On y suit principalement John Difool, l'anti héros typique, qui se retrouve embringué dans des aventures qui le dépassent et dont il n'a cure. A quoi bon sauver le(s) monde(s) quand il est beaucoup plus simple d'aller au bar pour lever des homéoputes et picoler ?

C'est plus ou moins la question que John va se poser tout le long des 6 tomes, car après tout c'est vrai que lui n'a rien demandé et préfèrerait rester peinard plutôt que de devoir risquer sa peau pour sauver l'univers. Heureusement pour la survie des peuples, John rencontrera de nombreux compagnons (à commencer par l'Incal) qui l'aideront à se remotiver et à accomplir ses missions.

Je pense que le trait de Moebius ne sera pas forcément du goût de tout le monde (entre la couverture de l'intégrale et les planches, le style est différent), mais pour ma part ça m'a bien plu. C'est assez coloré et je trouve que ça colle bien à ce monde futuriste, semblable au nôtre par bien des aspects, mais à la fois très différent.

Ce qui m'amène d'ailleurs à un des petits reproches que je fais à la série, à savoir que tous les termes futuristes (ou autre) ne sont pas forcément tous explicités. Ce que personnellement je trouve un peu dommage et qui pourra peut être en rebuter d'autres que moi. C'est vrai qu'en général on comprend grâce au contexte et autre, mais quand même c'est dommage de balancer plein de noms futuristes juste pour donner un côté SF, sans forcément dire à quoi ça correspond.

En bref, une grand quête épique dans laquelle on suit l'évolution d'un anti-héros et de ses compagnons. Un monde futuriste très sympa à découvrir, le tout emmené par les dessins colorés de Moebius. Un très bon moment de lecture pour moi !!!


Question bonus : Vous aimeriez vivre sur une autre planète que la Terre ?  

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 21:11

L'article du jour n'entrera dans le cadre d'aucun challenge, mais il s'agit d'une de mes lectures faites dans le cadre de KBD.

Pico Bogue est une BD de Dominique Roques (scénario) et Alexis Dormal (dessin) publiée chez Dargaud depuis mai 2008. A l'heure actuelle 5 tomes de la série sont parus.


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Pico est un jeune garçon à la tignasse rousse ébouriffée. Au cours de strips plus ou moins longs, on va suivre son quotidien avec les membres de sa famille et ses amis.

Mon avis :

Pour l'instant je n'ai lu que le premier album de la série mais je compte bien lire le reste car ça m'a beaucoup plu. En tout cas Pico Bogue m'a confirmé que je n'ai rien contre les comic strips en général, j'ai juste du mal avec l'humour américain. En bon franchouillard que je suis, je préfère les strips français auxquels j'adhère plus et qui me font bien rire.

On va donc suivre le quotidien de Pico Bogue, un jeune garçon espiègle et facétieux, qui ne manque jamais une occasion d'embêter ses parents et/ou sa petite soeur Ana Ana. En dépit de son jeune âge, Pico est parfois capable de réflexions plutôt philosophiques, lesquelles lui permettront de clouer le bec à ses parents ou ses grand-parents (Mamite et Papic).

Le dessin d'Alexis Dormal est vraiment très agréable à suivre, coloré et tout en douceur. Grâce à son trait, on a aucun mal à entrer dans l'univers de Pico et à suivre les bêtises et jeux en tout genre auxquels il se livre. J'ai beaucoup apprécié le fait que Pico soit un petit chenapan plein de répartie car ça donne lieu a de nombreuses situations amusantes et j'ai hâte de le retrouver dans de nouvelles aventures.

La taille des petites histoires varie de 4 cases à une page entière, toutes ne sont pas aussi drôles les unes que les autres, mais néanmoins elles restent toutes très plaisantes à lire. Il y a beaucoup d'émotion et de tendresse qui se dégage au fil des pages et on sent que la petite famille est très unie, même si Pico et Ana Ana font souvent tourner leurs parents en bourrique.

En bref, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Pico Bogue et de son entourage, ainsi que de son univers plein d'humour et de tendresse. Une lecture qui m'a fait bien plaisir et que je vous recommande !!

 

 

Question bonus : Vous faisiez beaucoup de bêtises quand vous étiez plus jeunes ? 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 09:41

L'article du jour comptera pour les BD du mercredi de Mango, c'est une découverte que j'ai faite grâce à KBD ^^


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Shä & Salomé : Jours de pluie est le premier album réalisé par Loïc Clément (scénario) et Anne Montel (dessin). Il est publié par l'éditeur Jean-Claude Gausewitch depuis septembre 2011.


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Shä & Salomé est un album composé de comic-strips présentant le quotidien d'un couple insolite composé d'une jeune femme et d'un chat doué de parole.

Mon avis :

Je dois confesser qu'à la base j'étais pas spécialement parti pour participer à cette lecture KBD, mais finalement Badelel (qui connaît le scénariste) et Lunch ont réussi à me convaincre de tenter le coup et j'avoue que je ne regrette pas du tout ma lecture !!! (comme toujours avec KBD en fait ^^) Alors que pourtant ce n'était pas gagné, puisque je suis pas un grand fan des comic-strips...

Néanmoins, je me suis bien laissé prendre au jeu avec Shä & Salomé, le format comic-strips convient à merveille pour ce genre de récit. On y suit des petites histoires de couple entre Shä et Salomé, couple atypique s'il en est, puisque Salomé est une geekette rousse (mais chut... faut pas lui dire, selon elle, elle est blonde vénitienne) et que Shä est un petit chat doué de parole, écrivain et fumeur de pipe.

L'ouvrage en lui même est déjà un bel objet, avec sa couverture cartonnée épaisse et son format un peu plus petit que les franco-belges habituelles (le format m'a un peu fait penser à l'album Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret chez Ankama), ce qui permet de bien le feuilleter et de le transporter plus facilement que d'autres albums de Bande-Dessinée.

C'est également un bel album car les histoires que les auteurs nous racontent sont très touchantes, parfois drôles (pas mal de jeux de mots, de références...etc.), très attendrissantes et que je n'ai eu aucun mal à m'y reconnaître. En fait même si notre caractère est différent des personnages principaux (pour ma part je me suis senti plus proche du personnage de Salomé et de son côté geek ), on ne peut que s'y retrouver, car c'est un concentré de toutes ces petites choses qui caractérisent les couples.

Le fait que Shä ne soit pas un homme mais un chat doué de parole, rend ce couple encore plus attendrissant, soulignant ainsi leurs différences (un peu comme si l'homme et la femme appartenaient à deux espèces différentes, tant nous sommes opposés sur certains points). Toutes ces petites histoires sentent bon le vécu ce qui leur donne une force supplémentaire, mais il ne faut pas y voir un genre d'autobiographie de leur quotidien, puisque les auteurs se sont inspirés de leur entourage (d'eux-mêmes également) pour créer les personnages de Shä et Salomé.

Le dessin d'Anne Montel renforce l'impression de douceur et de bien être qui se dégage de cet album, elle donne vie au couple avec ses dessins colorés qui font penser à des aquarelles (tout le monde n'accrochera peut être pas, mais moi ça m'a bien plu en tout cas ). On a donc aucun mal à se plonger dans l'univers du couple et on ne voit pas du tout le temps passer en leur compagnie, la centaine de pages qui compose l'album se retrouve dévorée en un rien de temps.

J'ai également beaucoup apprécié les petits bonus en fin d'album (recette de cuisine, méthode de pliage...etc.) et notamment la petite histoire sur l'envers d'une bibliothèque (juste génialissime !!!). C'est donc un beau duo d'auteur que j'ai découvert ici et j'espère qu'ils publieront d'autres albums de Shä et Salomé (d'autres albums tout court en fait ) car ils sont tout deux très talentueux !!

C'est amusant de voir que les rôles ont été un peu inversés (enfin dans l'idée traditionnelle qu'on en a), car ici c'est Salomé qui collectionne les consoles de jeux, qui aime passer son temps sur les MMORPG ou bourriner ses manettes dans des jeux de combats (alors qu'en général c'est plus un truc que les filles reprochent aux garçons ^^). Tandis que Sha lui est plus rêveur et "fleur bleue", il adore remplir les questionnaires des magasines féminins par exemple, il adore également les poneys et met beaucoup de temps à choisir sa tenue lors de leurs sorties...etc. (ce ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres de leurs caractères respectifs, je vous laisse découvrir le reste par vous même ).

 

En ce sens, je pense que cet album reflète bien notre société actuelle, qui a quand même pas mal évolué. Certes, tout est encore loin d'être aussi parfait que ça pourrait l'être, mais néanmoins les mentalités ont quand même bien changé et il est de moins en moins rare de voir les hommes mettre la main à la pâte pour les tâches ménagères par exemple.

En fait ces deux là se sont vraiment bien trouvés et sont parfaitement complémentaires, c'est là d'ailleurs toute la beauté de l'album. Cette succession de petits moments de bonheur, d'instantanés de la vie d'un couple font qu'on ressort heureux et enjoué de notre lecture. Shä et Salomé illustre à merveille tout le bonheur que c'est d'avoir trouvé la bonne personne, son âme soeur, celle avec qui on a envie de faire sa vie. C'est la beauté d'être avec quelqu'un qui nous fait nous sentir bien et ce quoi qu'en pense les autres et/ou quelles que soient nos différences.

En bref, une superbe découverte de deux auteurs très talentueux, que j'espère revoir prochainement avec de nouveaux albums. Shä & Salomé c'est un petit moment de douceur dans "un monde de brutes", une lecture idéale pour retrouver le moral et chasser la grisaille de l'hiver. C'est un album attendrissant qui donne chaud au coeur et qui fait la part belle à tous ces petits rien du quotidien qui rendent la vie si belle. A lire absolument !!!

 

 

Question bonus : Et vous, vous avez trouvé l'âme soeur ?

 

 

Sinon, j'ai envie de dédicacer cet article à la femme que j'aime et qui fait de ma vie un bonheur de chaque instant depuis un peu plus de 6 ans maintenant. Je ne sais pas si tu liras cet article ma chérie (si jamais c'est le cas, je sais que tu te reconnaîtras ), mais en tout cas il t'est dédié. Je t'aime et je te remercie pour tout ce que tu m'as apporté depuis que tu es entrée dans ma vie !!

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 19:14

L'article du jour est une découverte que j'ai faite dans le cadre des lectures KBD (donc vous en entendrez parler à nouveau ^^)


http://chezmo.files.wordpress.com/2010/06/bankbd.jpg?w=240&h=89
Le fils de son père est une BD d'Olivier Mariotti (scénario, dessin) et Guillaume Mariotti (couleur) publiée chez les Enfants Rouges depuis octobre 2010.


http://www.tribulles.com/img/products/le_fils_de_son_pere_bd_enfants_rouges.jpg
Olivier mène une existence plutôt tranquille, il occupe son temps entre son travail d'artiste, de prof d'arts plastiques et l'éducation de ses deux fils.

Mon avis :

J'ai abordé cette BD sans savoir du tout de quoi ça parlait ni rien. Il s'agit d'une oeuvre autobiographique dans laquelle Olivier Mariotti nous raconte la relation qu'il avait avec son père et celle qu'il a avec ses fils.

J'ai été assez surpris par la présentation de la BD, car chaque planche comporte 15 cases, toujours réparties de la même façon. J'ai pas souvenir d'avoir souvent vu ça (ou si c'est le cas ça ne m'a pas autant marqué que là), mais j'ai trouvé ça assez sympa, car ça donne un "certain rythme". D'autant que ça ne l'empêche pas de faire des illustrations en "pleine page".

Tout au long de l'album on alterne entre son enfance et la relation qu'il avait avec son père et le présent où l'on suit son quotidien de père. Au fil du temps, son père et lui se sont perdus de vue, il n'a d'ailleurs plus aucun contact avec lui lors des passages qui se situent dans le présent. Au fil de l'histoire, on va petit à petit découvrir comment ils en sont arrivés là et pourquoi.

Il n'y a peut être pas énormément d'action dans cette BD, mais j'ai malgré tout beaucoup apprécié cette lecture.J'ai trouvé qu'elle sonnait plutôt juste et dépeignait bien la complexité des relations père/fils. C'est jamais évident de se parler "entre hommes", de se confier...etc. mais ça n'empêche pas des liens très forts de se créer.

L'histoire est plutôt "ouverte" dans le sens où l'auteur ne nous livre pas toutes les clés et ne nous dit pas texto pourquoi ils en sont là. Il y a beaucoup de non-dits, des choses à peine effleurées... mais je trouve qu'il montre bien que quelles que soient nos relations avec notre père, il a une énorme influence sur la personne que nous devenons. Il nous marque de façon indélébile, que nous en soyons conscient où non.

Niveau graphisme j'ai également pris beaucoup de plaisir à suivre l'histoire, car curieusement, bien que tous les personnages aient des yeux complètement blancs (ce qui peut surprendre) je les ai trouvés très expressifs. L'auteur nous présente plusieurs facettes de son talent et alterne entre différents styles graphiques, notamment au cours de phases un peu plus oniriques.

J'ai donc passé un très agréable moment en lisant cette BD, alors que pourtant je ne suis pas forcément supra fan de tout ce qui est autobiographique. Donc un grand merci à KBD pour cette belle découverte.

En bref, une BD autobiographique très agréable à lire et qui dépeint avec justesse (selon moi) les rapport entre un père et son fils.

 

 

Question bonus :  vous aviez des bonnes notes en arts plastiques ? (si, si y a un rapport avec  cet album )

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 17:42

Avant de commencer l'article du jour, je tiens à adresser un énorme merci à la Team Livraddict (et Mycoton32 qui m'a choisi) et aux éditions Delcourt, puisque j'ai reçu l'album dont je vais vous parler dans le cadre d'un partenariat Livraddict.


livr bann2010
3" est une BD en noir et blanc de Marc-Antoine Mathieu publiée par les Editions Delcourt depuis septembre 2011. Comme il s'agit d'un partenariat, une fois n'est pas coutume, je reprendrai le résumé de la 4eme de couverture.


http://storage.canalblog.com/24/32/350527/68741960_p.jpg
3 secondes c'est le temps pour la lumière de parcourir 900 000km, le temps pour une balle de revolver de couvrir 1 km. Le temps d'une respiration. Le temps d'une larme, d'une explosion, d'un sms.


3 secondes c'est une énigme muette dans laquelle s'imbriquent personnages et indices. Quels sont les liens entre cet avion, ces tireurs, ce stade ? Au lecteur de reconstituer le puzzle.


3 secondes c'est un récit qui se lit sous forme de livre mais aussi, d'une autre façon, en version numérique. Plusieurs manières d'expérimenter l'espace-temps à travers un vertigineux zoom graphique.

Mon avis :

Depuis sa sortie, je lorgnais sur cet album qui semblait très surprenant. Je suis donc super content d'avoir pu le lire grâce à Delcourt et Livraddict. Cet album surprend à bien des titres, déjà il est entièrement en noir et blanc (même si on en trouve de plus en plus, ce type d'album reste minoritaire en franco-belge), complètement muet (pas de bulles) et possède un format carré plutôt atypique (24 par 24).

Mais ce ne sont pas là ses seules particularités, en effet cet album est un "zoom graphique" qui s'étend sur 67 planches composées de 9 cases chacune (sauf la dernière qui n'en compte que 8) soit 602 cases au total. Comprenez par là que lors de chaque case, on va zoomer sur une surface réfléchissante, qui va nous envoyer vers une autre et ainsi de suite.

C'est ainsi que petit à petit on va voir l'histoire de 3" se dérouler sous nos yeux, l'intrigue qui peut sembler plutôt banale au tout début (quelqu'un qui reçoit un sms) va vite se complexifier et offrir une énorme richesse. En effet l'album fourmille de petits détails à repérer, il y a énormément de choses à voir et une seule lecture ne suffira pas pour pouvoir apprécier le scénario dans son ensemble.

Le format de l'album se prête bien à la manipulation et les différents zooms nous permettent de mieux voir certains éléments cachés auparavant. Malgré tout il vaut quand même mieux avoir de bons yeux (pour moi qui suis myope ça a fini par me fatiguer les yeux de scruter chaque case).

Un autre point qui distingue cet album des autres, c'est la version numérique. En effet, vous trouverez un code secret au début de 3" qui vous donne accès à ce site. Dessus on retrouve toute la BD qui défile comme un film, sauf qu'on a la possibilité de mettre en pause à tout moment, d'accélérer le défilement ou de la repasser en arrière.

J'avoue que ça faisait partie des choses qui m'intriguaient sur cet album, savoir en quoi consisterait la version numérique. Vu comme je l'ai présenté, ça peut sonner vachement gadget et inutile, mais en fait pas du tout !! La version numérique est super bien foutue et permet d'apprécier encore plus l'histoire. Comme l'écran d'un ordi est plus grand que l'album, on voit beaucoup mieux les cases et on se surprend à découvrir plein de nouvelles choses.

Le fait de pouvoir faire défiler l'histoire à son rythme, de revenir en arrière, d'accélerer...etc. est vachement ludique et permet de se rendre encore mieux compte du boulot titanesque abattu par Marc-Antoine Mathieu. C'est un travail énorme pour en arriver à ce niveau de détails, de plus l'album fourmille de références et de clins d'oeil cachés.

Que ce soit dans la version papier ou numérique (là c'est plus flagrant), ce qui est fort c'est que bien que tout soit figé (puisqu'on se contente de zoomer et de se déplacer ainsi) ça donne une impression de mouvement (enfin c'est assez difficile à expliquer).

En bref, une BD concept qui a vraiment de quoi surprendre mais qui ne plaira probablement pas à tout le monde. En tout cas moi j'ai beaucoup apprécié ma lecture, tout au long de ce jeu de pistes que chacun peut interpréter à sa guise. Un OVNI de la BD à découvrir !!


Question bonus : En règle générale les BD en noir et blanc ça vous pose problème ou pas ?

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 15:27

L'article de ce jeudi comptera pour le challenge PAL sèches de Mo'


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Cusriosity Shop est une série de BD espagnole de Teresa Valero (scénario) et Montse Martin (dessinateur). La série est publiée en France par Glénat depuis avril 2011, à l'heure actuelle un seul tome est paru.


http://www.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/1/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782723472807_1_75_1.jpg
Nous sommes en 1913 et la jeune Max Prado doit retourner à Barcelone pour enterrer son père, qui était sa seule famille. Ce dernier se serait suicidé, mais Max n'y croit pas et est bien décidée à savoir ce qui est réellement arrivé à son père. Mais son enquête va lui révéler de nombreuses choses sur son père, qu'elle ignorait...

Mon avis :

Une très très belle découverte pour moi que ce Curiosity Shop et d'un duo d'auteures espagnoles très talentueuses. J'avais déjà eu l'occasion de découvrir le talent de Montse Martin avec la trilogie Talisman et j'avais bien accroché à son style. Ici, son trait est moins enfantin que dans Talisman puisque la série s'adresse a un public plus âgé, mais son dessin reste toujours aussi superbe et coloré. Si bien que c'est un vrai régal de suivre les aventures de Max.

On va donc suivre les aventures de la jeune fille tout au long de ce tome, dans sa quête de vérité sur la mort de son père. Il va lui arriver énormément de choses au cours de ce premier album, qui est plein d'aventure et laisse peu de temps morts, pour notre plus grand plaisir. Comme l'action se déroule juste avant la première guerre mondiale, il y a également un fond historique sur la série.

Comme l'Espagne ne faisait parti d'aucune des deux alliances qui s'affronteront lors de la WW1, la situation est donc plutôt tendue entre les différents partisans (faut-il s'engager avec les Allemands, plutôt les Français ou rester neutre). Ce qui m'a d'ailleurs à nouveau permis d'apprendre des choses sur l'histoire de l'Espagne, qu'en fait je ne connais pas du tout.

Max va donc vivre énormément de choses au cours de son enquête et c'est un véritable parcours initiatique qu'elle subit dans ce premier album. Si bien que son personnage va pas mal évoluer tout au long de l'album (et nul doute qu'elle évoluera encore au cours de la série).

En bref, une très belle BD d'aventure et d'action, haute en couleurs avec une héroïne sympathique et attachante, le tout servi par des graphismes superbes. En toile de fond l'Espagne et l'Europe d'avant guerre, plus des révélations et un début d'intrigue qui s'annoncent très prometteur pour le reste de la série. J'attends la suite avec impatience !!


Question bonus : Vous êtes plutôt curieu(se)x de nature ou pas du tout ?

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