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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:31

Mon article du jour entrera dans le cadre des BD du mercredi de Mango, du Roaarrr Challenge de Mo' et de mon Reading Comic Challenge (il serait ptet temps que je m'y mette si je veux arriver à le finir à temps ^^').


http://2.bp.blogspot.com/-WSbOUjER0yA/T4MY2xxIV1I/AAAAAAAAO1E/wwDjwULp3lg/s1600/logo+BD+Mango+rouge.jpg pictosingelionpetitThe reading Comics challenge logo1


American Vampire est un comic de Scott Snyder (scénario), Stephen King (scénario des 5 premières issues) et Rafael Albuquerque (dessin), publié chez Panini Comics dans la collection Vertigo depuis février 2011. American Vampire a reçu l'Eisner Award de la meilleure nouvelle série en 2011.


http://storage.canalblog.com/94/15/675433/73762004.jpghttp://www.decitre.fr/media/catalog/product/9/7/8/2/8/0/9/4/9782809420746FS.gif


De son vivant, Skinner Sweet était rusé et impitoyable, un vrai desperado recherché partout aux USA. C'est suite à sa capture en 1880 que ce dernier va devenir un vampire, mais pas n'importe quel vampire, le premier vampire américain...


Mon avis :


Je préfère prévenir tout de suite, si pour vous un vampire se doit de briller au soleil, de ne pas sucer le sang des êtres humains parce que c'est paaaaaas bien, avoir des manières aristocratiques...etc. ben American Vampire n'est pas vraiment fait pour vous. En effet Scott Snyder et Stephen King ont revisité et dépoussiéré le mythe du vampire, qui sont devenus au fil du temps des lavettes romantiques. Ils ont créé le vampire américain et ont donc vu les choses en grand, comme il se doit aux USA.


Skinner Sweet qui est le premier vampire du genre nétait pas forcément quelqu'un de très recommandable de son vivant, il ne l'est toujours pas une fois devenu mort. C'est même pire, puisque contrairement aux vampires traditionnels : le soleil ne le tue pas, il ne se contente pas de deux petites caninounettes mais possède de longs crocs acérés et pour parachever le tout, ses griffes sont tellement tranchantes qu'elles peuvent découper n'importe quoi.


Je pense donc que vous l'aurez compris, avec American Vampire, les vampires s'offrent une nouvelle jeunesse et reprennent du poil de la bête. Ils redeviennent des êtres vicieux et assoifés de sang, refont la chasse aux être humains (au lieu de leur conter fleurette) et ils s'entre-tuent à qui mieux mieux.

 
Bon maintenant que vous cernez un peu mieux de quoi il s'agit, je vais développer un peu plus l'histoire de ce premier tome d'American Vampire. Je vais d'ailleurs commencer en corrigeant une erreur que j'ai pu voir à certains endroits à savoir que Stephen King n'en est pas l'auteur principal (eh ben non, c'est Scott Snyder !!). Il a juste écrit les 5 premières issues c'est à dire le recueil Sang Neuf qui narre les origines de Skinner Sweet.


Scott Snyder avait contacté Stephen King en lui disant qu'il allait écrire un comic vampirique pour Vertigo, il lui avait donc envoyé le pitch de la série en lui demandant un slogan promotionnel. Mais King a été tellement emballé par le projet qu'il a demandé à Snyder s'il ne pouvait pas plutôt en écrire un épisode et au final Stephen King a écrit toutes les origines de Skinner Sweet, ainsi que l'introduction du recueil (au titre très poétique de Tais-toi et suce).


Dans laquelle il signale justement que tout le mérite d'American Vampire en revient au scénar de Snyder et non pas à lui, d'ailleurs cette intro du King est un vrai petit bijou qui donne bien le ton de la série. Je ne résiste donc pas à l'envie de vous en livrer quelques passages : 


"Voici quelques exemples de ce qu'un vampire ne devrait jamais être : un détective palichon qui boit des bloody mary et ne travaille que la nuit: un gitan mélancolique de la Nouvelle-Orléans ; une adolescente anorexique ; un éphèbe diaphane aux yeux de biche. Alors que devrait-il être ? Un tueur ma poule. Un tueur de sang-froid assoifé de sang chaud [...] L'idée initiale c'est avant tout de rendre à ces chers suceurs de sang le mordant qu'ils ont perdu avec la mode des "vampires pour midinette". Il est temps qu'ils fassent peur à nouveau. J'ai la chance d'avoir contribué à cela. Skinner Sweet ne se satisfait pas de raconter sa vie aux nénettes. Il les suce. Et c'est ça qui est bon."


Et voilà, avec ça la messe est dite et on plonge tout de suite dans l'ambiance sulfureuse et violente d'American Vampire. L'histoire de ce premier recueil se déroule à cheval sur deux époques : 1880 où l'on suit la renaissance de Sweet et 1920 où l'on fait la connaissance de la jeune actrice Pearl Jones qui rêve de percer à Hollywood.


Ce premier tome sert donc d'introduction à la série et permet de se familiariser avec les protagonistes principaux, j'ai donc méga hâte de pouvoir lire la suite (malheureusement comme je me suis réveillé à la bourre, le tome 2 est épuisé à l'heure actuelle -_-')  qui s'annonce comme une excellente saga vampirique.

 
Le dessin de Rafael Albuquerque est vraiment excellent et convient à merveille à l'ambiance de la série, c'est sombre et nerveux. Les vampires et les êtres humains, ne font pas dans la dentelle si bien que le sang coule à flot. Les nombreuses scènes d'action sont vachement bien foutues et donnent l'impression que les personnages s'animent sous nos yeux. Grâce au trait d'Albuquerque, on s'immerge sans problème dans cette Amérique à l'ère de la révolution industrielle et on revit les premiers pas du cinéma parlant comme si on y était.


Les personnages principaux de la série sont attachants et charismatiques, même si Skinner Sweet est loin d'être un homme bien, je l'ai trouvé vachement classe et j'en suis super fan !! Pearl Jones m'a également bien plu, elle ne fait pas trop héroïne cruchonne inutile comme c'est parfois le cas avec les personnages féminins.

 

J'espère donc pouvoir suivre la suite de leurs aventures rapidement, car du vrai bon vampire bien méchant sadique et vicieux comme ça, moi j'adore et j'en redemande !!


En bref,  un comic nerveux, sanglant et plein d'action, qui redonne aux vampires un visage effrayant. Contrairement aux vampires qui brillent au soleil ou que l'on voudrait épouser, vous n'aurez aucune envie de vous frotter à ces vampires américains avides de sang frais et très résistants !! Un excellent moment de lecture pour moi et un énorme coup de coeur que cet American Vampire que je conseille à tous ceux qui ont envie de voir autre chose que des vampires gentils et mignons. En plus les dessins sont superbes et collent à merveille au récit, alors que demander de plus franchement ?!!

 

 

Question bonus : Qu'est ce que vous associez automatiquement aux vampires ?

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 22:08

En ce jour, je renoue avec les challenges puisque mon billet du jour comptera pour trois challenges différents. Le Roaarrr de Mo', Les BD du mercredi de Mango et mon Reading Comics Challenge.

 

BD2 logo des BD du mercredi de Mangojpg (1)pictosingelionpetitThe reading Comics challenge logo1


100 Bullets est un Comics de Brian Azzarello (scénario) et Eduardo Risso (dessin) publié en France chez Panini Comics depuis 2007 dans la collection Vertigo. A l'heure actuelle, 14 tomes regroupants les 75 premières issues américaines ont vu le jour chez nous (aux USA la série est terminée en 100 issues regroupées en 13 tomes). Ce Comics a remporté l'Eisner Award de la meilleure série régulière en 2002 et 2004, il a également remporté l'Eisner Awrd de la meilleure série publiée en feuilleton en 2001 pour les issues 15 à 18 : Hang up on the hang low.


http://www.decitre.fr/gi/58/9782809405958FS.gifhttp://www.coinbd.com/img/couvertures_big/100-bullets-tome-7-:-cent-balles-pour-un-prive-11573.jpghttp://comics.bdfugue.com/media/catalog/product/cache/4/image/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/9/7/9782809421330_1_75.jpg


L'agent Graves, un mystérieux homme en noir, accoste des gens en leur proposant une étrange malette. A l'intérieur se trouve un flingue, 100 balles et des preuves irréfutables que quelqu'un leur a nuit. Graves leur explique ensuite que ce pistolet est intraçable et peut être utilisé en toute impunité, ces gens décideront-ils d'utiliser la malette pour se venger... ?

Mon avis :

C'est amusant car j'étais persuadé d'avoir parlé de cette série de Comics que j'affectionne beaucoup, mais curieusement je n'ai pas trouvé le billet sur mon blog. Du coup je vais réparer cet oubli pas plus tard que maintenant .

100 Bullets est un comics que je suis assidument depuis quelques années, lorsque j'en avais entendu parler dans l'émission Roadstrip présentée par Davy Mourier. J'avais trouvé le concept de cette malette qui permettait de se venger en toute impunité vachement bien pensé et je voulais donc savoir ce que ça donnait à la lecture.

Si dans les premiers volumes on s'attache surtout à quelques personnages et à leur réaction face à l'offre de l'agent Graves, l'intrigue se complexifie rapidement et on apprend beaucoup plus sur tous les protagonistes principaux. Je ne vais pas en dévoiler plus que ça sur l'intrigue principale, que je vous laisse découvrir par vous même, mais sachez qu'il y a beaucoup de rebondissements, des organisations secrètes, des complots, des alliances, des trahisons...etc. en bref ça bouge pas mal, il y a énormément d'action, de baston, de fusillades...

Les dessins d'Eduardo Risso sont vraiment très bons et confèrent une bonne ambiance à la série, c'est plutôt sombre ce qui colle bien avec le scénar plein d'action et de coups fourrés d'Azzarello. On reconnait facilement tous les protagonistes au premier coup d'oeil et certains d'entre eux sont plutôt attachants où le deviennent lorsqu'on en apprend un peu plus sur leurs passés respectifs (bon après y a aussi de belles ordures, mais c'est cool quand même dans une série de ce genre ).

Bon par contre bien évidemment, ce comics n'est pas à mettre en tre toutes les mains puisqu'il y a de la violence, des insultes...etc. mais si vous appréciez les polars pleins d'action vous devriez être servis avec 100 bullets. En plus au cours de la série on se ballade à travers tous les Etats-Unis qui sont dépeints de façon plutôt réaliste, on passe des quartiers craignos aux milieux huppés...etc. car les destins des protagonistes se croisent et se décroisant sans cesse.

En bref une série avec une intrigue magistralement ficelée et qui se révèle de plus en plus complexe au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture. Les dessins qui sont superbes permettent de bien s'immerger dans l'histoire qui est pleine d'action et de rebondissements. Une idée de base vraiment bien exploitée et qui tient toutes ses promesses, c'est donc que du bonheur pour les amateurs de polar musclés que la violence et les insultes ne rebutent pas.


Question bonus : Si on vous donnait le moyen de vous venger d'une personne vous ayant causé énormément de tort, sans être inquiété des conséquences, le feriez-vous ?

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:08

L'article d'aujourd'hui est une lecture faite dans le cadre de KBD et qui comptera pour le Roaarrr challenge de Mo' et mon Reading  Comic Challenge.


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Swallow me whole est un graphic novel de Nate Powell, publié depuis janvier 2010 en France par Casterman dans la collection écritures. Il a reçu le Will Eisner Award du meilleur nouvel album 2009.


http://bd.casterman.com/docs/Albums/37302/9782203029644.jpg


Ruth et Perry sont frères et soeurs et s'entendent à merveille. Ce sont deux adolescents américains typiques mais chacun d'eux possède un étrange secret. En effet Ruth collectionne les bocaux remplis d'insectes morts et leur parle, pendant que Perry voit apparaître un petit sorcier qui lui demande de dessiner des prophéties.

Mon avis :

Je dois bien avouer qu'après lecture je ne sais pas vraiment quoi penser de cet album car c'est un album que j'ai trouvé plutôt déroutant, du coup j'ai eu énormément de mal à faire mon billet dessus. Autant vous prévenir tout de suite que la lecture de Swallow me whole est loin d'être aisée et risque d'en laisser plus d'un au bord de la route.

On va donc suivre le quotidien de deux jeunes adolescents, Ruth et Perry, que l'on va voir évoluer tout au long de leur adolescence. Mais on se rend vite compte que ces deux jeunes gens ne sont pas tout à fait comme les autres, chacun d'eux a des "visions" de nature différente. Perry voit apparaître un petit sorcier qui le force à dessiner les prophéties qu'il lui dicte, tandis que Ruth collectionne des bocaux avec des insectes morts à l'intérieur et parle avec eux.

Ils se sont confiés leur secret, mais personne d'autre qu'eux n'est au courant. Ils essayent tant bien que mal de vivre "normalement" avec ce poids qui leur pèse sur les épaules, se réconfortant mutuellement. L'adolescence est bien souvent un cap difficile à surmonter, Ruth et Perry n'y échappent pas, surtout que leur situation familiale est loin d'être évidente. Ils ont peu d'échanges avec leurs parents, leur grand mère mourante vit dans le salon et ils doivent s'en occuper...etc.

Nate Powell aborde donc de nombreuses thématiques tout au long de l'album, son trait de crayon est plutôt agréable (même si je pense qu'il peut en rebuter certains), tantôt réaliste et tantôt plus onirique lorsqu'il nous emmène dans le monde intérieur de Ruth et Perry. Ce qui m'a le plus déstabilisé c'est qu'en fait tout va assez vite et l'on passe du monde onirique au monde réel en un clin d'oeil sans forcément savoir pourquoi ni comment. De même, j'ai eu du mal à reconnaître les personnages principaux une fois qu'ils étaient un peu plus vieux, car ça se fait sans transition (ou alors j'ai pas été assez attentif).

Malgré ça, j'ai trouvé que Swallow me whole est quand même un récit plutôt "puissant", dans la mesure où Nate Powell arrive à nous faire douter de nos certitudes. On ne sait jamais trop ce qui est vrai et ce qui est faux puisque la vision du monde des deux adolescents n'est pas forcément la même que celle des autres. Afin de renforcer cette confusion, il y a la présence de la grand-mère qui semble avoir souffert de la même chose (laquelle n'est jamais vraiment mentionnée) que les deux adolescents lorsqu'elle était plus jeune.

En bref un album très déroutant, auxquels bon nombre de lecteurs risquent de rester complètement hermétique (soit à cause du dessin, soit à cause des enchaînements rapides de situations). Un album qui dégage malgré tout un petit quelque chose d'indéfinissable avec un graphisme tantôt réaliste et tantôt beaucoup plus onirique, formant un mélange agréable à lire.

 

 

Question bonus : Avez vous la phobie des insectes ?  

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:55

L'article du jour entrera dans le cadre de deux challenges le Roaarrr de Mo' et mon Reading Comics Challenge. Il s'agit également d'une lecture que j'ai faite dans le cadre de KBD.


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Calvin et Hobbes est un comic strip de Bill Watterson, la série a duré entre 1985 et 1995, au rythme d'un strip par jour et une planche couleur par semaine. L'ensemble des Strips a été publié en France par les éditions Hors Collection entre 1991 et 2005 dans 24 albums (je n'en ai lu que certains d'entre eux). La série a  reçu de nombreux prix, Trois Eisner Awards (Calvin and Hobbes : The revenge of the Baby-Sat en 1992, Calvin and Hobbes: Attack of the Deranged Mutant Killer Monster Snow Goons en 1993 et pour une intégrale de Calvin and Hobbes en 2006) et un Alph-Art du meilleur album étranger pour le tome 1 (Adieu, monde cruel !) en 1992.


http://www.images-chapitre.com/ima1/original/385/1048385_3022180.jpghttp://www.images-chapitre.com/ima2/original/651/1048651_3022257.jpghttp://www.images-chapitre.com/ima3/original/819/1049819_3023626.jpg


Calvin est un jeune garçon de 6 ans dont on suit le quotidien au cours de strips plus ou moins longs. Il est toujours accompagné d'Hobbes, un tigre antropomorphe doué de parole.

Mon avis :

Il y a déjà de nombreuses années que je me disais qu'il faudrait que je lise un jour les albums de Calvin et Hobbes (on les a quasiment tous à mon boulot), car je n'en ai toujours entendu que du bien. Du coup forcément quand la série a été proposée en lecture sur KBD dans le cadre du mois comic strip, j'ai foncé en me disant que ce serait l'occasion idéale de découvrir la série. J'avais à la base l'intention de lire tous les albums dispo, mais je dois avouer que je n'en ai finalement pas eu le courage, car je n'ai que moyennement accroché à la série.

Je comprends tout à fait que pour beaucoup cette série fasse partie des références car elle ne manque pas de qualités. Mais Calvin et Hobbes m'a fait prendre conscience et m'a confirmé le fait que j'ai vraiment du mal avec les comic strips américains (que ce soit les Garfield, Snoopy et autres Peanuts...etc.) surtout à haute dose, lorsque j'en lis des albums entiers d'affilée (un petit strip comme ça de temps en temps ça passe mieux en général).

Mon principal problème quand je lis ce genre de comics, c'est que je m'attends toujours à me fendre la gueule tout du long et qu'au final seulement quelques gags prennent chez moi (j'ai ptet pas d'humour ^^'). Donc je ressors généralement plutôt déçu de mes lectures. J'avais espéré que Calvin et Hobbes allait me réconcilier avec le genre, mais ça n'a malheureusement pas eu l'effet escompté.

Néanmoins comme je l'ai dit plus haut, Calvin et Hobbes est une série qui ne manque pas de qualités et qui est très sympa. Les deux protagonistes principaux sont vraiment très attachants et je n'ai eu aucun mal à les suivre dans leurs délires, car il faut bien avouer que le jeune Calvin ne manque pas du tout d'imagination.

J'ai d'ailleurs beaucoup aimé l'ambiguïté qu'il existe au niveau de Hobbes, puisqu'on ne sait jamais s'il est vraiment vivant et doué de parole (donc comme le voit Calvin) ou un simple tigre en peluche (comme l'entourage de Calvin le voit). Les caractères opposés de Calvin et Hobbes sont également un plus de la série, ça donne souvent lieu à des conflits entre eux (ce qui n'est pas vraiment étonnant puisque leurs noms viennent de deux penseurs aux idées radicalement opposées).

Calvin en dépit de son jeune âge, adopte souvent un langage plutôt fleuri et porte sur le monde un regard assez cynique et désabusé (et ça c'est chouette). Il n'aime d'ailleurs pas des masses ses petits camarades et a horreur des filles, au point d'avoir fondé un club secret anti-filles...

Il y a de nombreux gags, personnages secondaires et situations récurrents qui reviennent au fil des tomes (comme les batailles de boules de neige en hiver par exemple), ce qui permet de s'installer confortablement dans le quotidien de Calvin et de le suivre avec tendresse. Car en effet Calvin et Hobbes sont deux personnages attendrissants et auxquels on s'attache sans peine.

Le dessin de Bill Watterson est de bonne qualité et le noir et blanc colle bien à l'ambiance de la série selon moi. Il retranscrit bien l'ambiance d'une petite ville américaine et d'une famille de classe moyenne typique (la famille de Calvin), à se demander si l'auteur ne s'est pas inspiré de sa propre enfance pour la série. Quoi qu'il en soit, le dessin permet de bien s'immerger dans la série et de se prendre d'affection pour ce petit garnement de Calvin.

Je pense qu'un autre facteur qui fait que je n'ai pas totalement adhéré à la série, c'est d'avoir enchaîné les albums pour être dans les temps (alors que je pense qu'il est préférable de prendre son temps et de les savourer, de s'imprégner de l'atmosphère...etc.). Donc je pense qu'à l'occasion je retenterai de lire du Calvin et Hobbes, ne serait-ce que pour continuer à suivre les aventures de ces deux sympathiques personnages (peut être que ça prendra mieux la prochaine fois ^^).

En bref, une série avec deux héros attachants et intéressants à suivre, je regrette juste de ne pas avoir autant ri que ce à quoi je m'attendais. Néanmois la série fourmille de bonnes idées et le dessin de Watterson nous emmène sans problème dans le monde du jeune garçon et de son tigre.


Question bonus : Si vous pouviez, quel animal voudriez vous avoir à vos côtés et qu'il soit doué de parole ?

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 09:24

L'article du jour entrera dans le cadre de mon Reading Comics Challenge.


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Wanted est un Comics de Mark Millar (scénario), J.G. Jones (dessin) et Paul Mounts (couleur), en France il a été publié par Delcourt dans la collection Contrebande en 2008. Aux Etats-Unis, Wanted était composé de 6 issues, qui ont été regroupées en un seul volume en France.


http://2.bp.blogspot.com/_8cug3zcVkrw/SgggIfF2TzI/AAAAAAAAAaY/l07xioE1KmI/s400/wanted.jpg
Wesley Gibson est un homme ordinaire, sans aucune envergure, il accepte les infidélités de sa femme ainsi que les humiliations de sa chef de service. En bref c'est un loser. Mais sa vie va changer le jour de la mort de son père (qu'il n'a jamais connu) puisqu'il va être recruté pour prendre sa place, au sein d'une organisation secrète de super-vilains...

Mon avis :

J'avais déjà présenté ce comics sur mon blog il y a quelques temps de ça, du coup lorsque KBD l'a proposé comme lecture pour le mois de novembre, je me suis dit que ce serait une occasion en or de relire Wanted.

Cette seconde lecture m'a d'ailleurs permis de l'aborder sous un nouvel angle. Quoi qu'il en soit j'ai beaucoup apprécié cette relecture, autant que la première fois. Wanted est un comics plein d'action, mais qui ne conviendra pas à tout le monde. En effet, le langage est souvent très cru, comme le prouve bien la première phrase de l'histoire (qui selon moi donne plutôt bien le ton ) :

"Ca, c'est mon meilleur ami en train de se taper ma petite amie sur une table Ikea que j'ai eue pour un super prix."

Il y a également beaucoup de violence, mais rien d'étonnant à ça, lorsque les principaux protagonistes sont une confrérie de super méchants ayant toute latitude pour commettre tous leurs méfaits. En plus de l'action et de la violence il y a également quelques petites touches d'humour qui émaillent le récit, de l'humour plutôt noir d'ailleurs. On trouve également beaucoup de références à des super héros ou super vilains connus (mais même quand on y connait rien, on peut quand même apprécier l'histoire (pour peu que la thématique superhéros ne vous rebute pas)).

Tout au long de l'histoire on va donc suivre Wesley Gibson, qui va évoluer tout au long du récit. A la base c'est quelqu'un de plutôt ordinaire, qui se laisse marcher dessus par tout le monde et se dit que c'est normal. Mais sa vie va changer le jour de la mort de son père, qu'il n'a jamais connu.

De son vivant son père était l'un des plus grands super vilains du monde, à la tête d'une confrérie secrète. Wesley peut hériter de l'immense fortune de son père et de son statut de super méchant, en prouvant qu'il a l'étoffe d'un vrai vilain et qu'il n'est pas un mouton parmi les autres...

Et c'est cette partie là que j'avais plutôt occultée lors de ma première chronique et qui m'a bien plus sauté aux yeux lors de ma relecture. A ma première lecture je m'étais plus focalisé sur le côté bourrin, la parodie des superhéros (là pour une fois c'est les méchants qui gagnent ) et de notre société de consommation.

Mais en fait tout le long en filigrane, on voit bien le rapport au père (ou en l'occurence plutôt l'absence de rapport) et la filiation. Wesley a grandi sans aucune figure paternelle, il a été choyé par sa mère et s'est petit à petit transformé en "lopette". Il va donc devoir combattre son éducation et ses croyances pour se montrer à la hauteur de l'héritage et de la réputation légués par son père.

Wesley va donc se retrouver embringuer dans des aventures folles et va devoir faire des tas de choses peu reluisantes, pour se montrer à la hauteur de son père qu'il n'a jamais connu. Autant dire que c'est plutôt dur pour Wesley et qu'il va avoir beaucoup de choix à faire et de gros moments de doutes. En plus pas facile de se retrouver "chef", face aux pires des racailles quand on n'y connait rien... 

On peut donc voir dans Wanted un simple comics bien bourrin et complètement amoral, dans lequel les méchants peuvent tout se permettre sans jamais rien risquer. Un gros défouloir violent et plein d'action en somme, mais selon moi ce serait passer à côté de certains aspects de ce comics.

Certes, Mark Millar prend à parti le lecteur et nous injurie pas mal en début et fin de livre, mais c'est une façon de critiquer notre société de consommation et l'uniformité des masses. Il ne faut évidemment pas prendre cet ouvrage au premier degré, le but n'est pas de dire aux gens : sortez dans la rue avec un flingue et arrosez tout ce qui bouge en insultant copieusement tout le monde.

En plus tout au long de l'histoire, on voit bien se dessiner l'importance de la figure paternelle dans sa vie, qu'on l'ait connu ou non, par sa présence ou son absence, un père reste un être à part dans la vie d'un homme. Un modèle qu'on veut à tout prix atteindre ou à contrario tout faire pour ne pas lui ressembler.

En bref, un excellent comics, très subversif et plein d'action. Il y a beaucoup de violence, un langage très cru, une parodie de certains superhéros et une bonne dose d'humour bien noir. Avec en filigrane une critique de notre société de consommation et une histoire sur la relation père/fils, que du bonheur !!!


Question bonus : Si vous étiez un super vilain, quel serait votre plan diabolique (ou votre but) ? (oui je me suis pas foulé et j'ai repris celle de mon ancien article lol)

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:45

Il y a un moment que je n'avais pas fait d'articles multi challenge (ça me manquait ), celui d'aujourd'hui va compter pour 3 challenges différents : Le Roaarrr Challenge de Mo', Les BD Du Mercredi de Mango et mon Reading Comics Challenge.


BD du mercredipictosingelionpetitThe reading Comics challenge logo1


Fables est un comics de Bill Willingham (scénario) et d'un collectif de plusieurs dessinateurs. A l'heure actuelle 13 tomes sont parus (regroupant les 69 premières issues américaines) en France chez Panini Comics depuis janvier 2004.Aux USA la série suit toujours son cours avec à l'heure actuelle 110 issues déjà parues (oui en France on est bien à la bourre -_-').

 

La série Fables a obtenu plusieurs Will Eisner Award depuis sa création : meilleure nouvelle série en 2003 et meilleure histoire publiée en feuilletons en 2003, 2005 et 2006.


http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/3/4/9782809410433.jpghttp://i4.cdscdn.com/pdt/3/0/7/1/f/9782809412307.jpghttp://www.soylentcomics.com/img/p/101354-46614-large.jpg


Certains personnages de contes de fées ont fui leurs royaumes, envahis par "l'Adversaire" et ont trouvé refuge au milieu du monde "des communs" (notre monde). Les "Fables" (nom des personnages de contes de fées vivant parmi nous à notre insu) ont créé la petite communauté de Fableville dans les rues de New York et font tout pour passer inaperçu auprès des gens normaux. Les Fables n'ayant pas ou ne pouvant pas prendre forme humaine sont quant à eux envoyés sur le territoire de "La Ferme" au Nord de New-York...

Mon avis :

Bon déjà désolé pour ce résumé de série bancal, il faut dire que c'est assez complexe à résumer puisque la série est vraiment très riche. Donc il faut imaginer que les personnages de contes de fées (Blanche-Neige, le grand méchant loup, Cendrillon, Le Prince Charmant, Barbe Bleue...etc.) surnommés "les Fables"  vivent parmi nous à notre insu. Ils ont été contraints de venir dans notre monde pour éviter d'être décimés par un mystérieux envahisseur : "l'Adversaire", qui conquiert un à un tous leurs royaumes.

Afin de faire connaissance avec tous les protagonistes récurrents de l'histoire, les premiers volumes se présentent sous forme de polar avec des enquêtes policières à résoudre. Cela va nous permettre de nous plonger dans les rouages de Fableville et de la Ferme tout en douceur. Par la suite l'intrigue va se complexifier et petit à petit on va en apprendre de plus en plus sur les Royaumes, L'Adversaire...etc.

C'est vraiment une série géniale à suivre, car elle mêle le folklore et les légendes de nos contes de Fées à notre monde moderne. C'est fait avec brio et tout est  très fluide, à tel point que ça semble "naturel" que des personnages de contes de fées vivent parmi nous, à notre nez et à notre barbe.

Comme la série Fables est prépubliée dans des mensuels aux USA, les dessinateurs sur la série sont nombreux et variés. C'est quelque chose d'assez récurrent dans les comics et donc comme toujours dans ces cas là, ça a des effets positifs et négatifs.

Ce qui est chouette c'est que ça permet de voir pas mal d'univers graphiques différents et ainsi parfois de découvrir de nouveaux dessinateurs qu'on affectionne. Le revers de la médaille, c'est qu'on est parfois un peu paumé sur le design des personnages et il faut parfois un petit temps d'adaptation pour se dire qui est qui.

De même si on aime pas le trait d'un dessinateur, ben ça peut "gâcher" la partie de l'histoire qu'il a faite. Quoi qu'il en soit, en général le dessin de la série passe plutôt bien et les couleurs sont très chatoyantes, ce qui colle bien à l'ambiance et l'atmosphère de la série.

Tout au long de la série on va donc suivre les Fables et leur quotidien dans notre monde. Bien évidemment, leur présence parmi nous n'est que temporaire et ils comptent bien se défaire de l'Adversaire et reprendre le contrôle de leurs Royaumes. Il y a donc beaucoup d'action dans la série et ce dans des registres divers et variés (polar, espionnage, infiltration, romances...etc.), à noter également un peu de violence (forcément quand on a un ennemi ^^) et de sexe (très soft), ce qui fait que la série doit pouvoir être lue par petits (on va dire ado quand même) et grands.

Ce qui est génial dans Fables , ce sont toutes les références qui y fourmillent, on trouve plein de clins d'oeil à nos légendes, nos traditions, nos folklores et nos contes de fées (bien évidemment ) et ça donne envie d'en savoir plus sur les personnages que nous ne connaissons pas forcément chez nous.

 

Après comme il y a plein de personnages récurrents on est parfois un peu déçu quand certains persos qu'on affectionne sont laissés en plan ou inversement, que ceux qu'on peut pas saquer sont mis en lumière. Mais bon c'est plutôt normal que l'auteur fasse les choix qu'il veut, donc on ne va pas chipoter pour si peu

En bref Fables est une excellente série, d'une grande richesse et très variée, qui mêle habilement monde moderne et contes de fées. A découvrir et à lire absolument !!


Question bonus : Quel est votre conte de fées préféré (ou votre personnage de conte favori) ?

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 17:31

L'article du jour comptera pour le challenge PAL sèches de Mo' et mon Reading Comic Challenge.


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Creepshow est un comic en couleurs de Stephen King (scénario) et Bernie Wrightson (dessin). En France l'album a été publié par les éditions Soleil en février 2011, il s'agit de l'adaptation en BD du film éponyme de George A. Romero sorti en 1983 en France.


http://www.tribulles.com/img/products/creepshow-comics-stephen-king-wrightson-9782302015715.jpg
Creepshow est un recueil de 5 petits contes horrifiques présentés par l'insinuant creeper.

Mon avis :

Qui dit Stephen King, dit forcément que ça m'intéresse beaucoup. Je connaissais déjà le film de Romero (ainsi que le second qu'ils ont fait ensemble) dont voici l'adaptation en comic.

 

Du coup, si vous connaissez déjà le film, cet album se révèle sans trop de surprises vu qu'il s'agit d'une adaptation plutôt fidèle. La seule chose qui change c'est le lien entre les contes, qui dans le film donne lieu à une petite histoire (où Joe Hill, le fils de Stephen King, tient le rôle du petit garçon) alors que dans le comic c'est seulement présenté par le gardien de la crypte.

Tant du point de vue du film que du comic, Creepshow est un hommage aux anciennes revues horrifiques américaines (lesquelles ont énormément influencé Stephen King). L'album se compose donc de 5 petites histoires à l'humour noir présentées par le gardien de la crypte (qui fait également office de "voix off" pendant les histoires), et intitulées : Fête des pères, La mort solitaire de Jordy Verril (interprété par Stephen King dans le film de Romero), La caisse, Un truc pour se marrer... et ça grouille de partout.

Le dessin de Bernie Wrightson colle tout à fait à l'ambiance des revues de l'époque, j'ai également bien apprécié le fait qu'il n'ait pas reproduit les acteurs du film, mais qu'il ait créé des personnages originaux. L'album publié par Soleil est de très bonne qualité, cartonné et solide, mais du coup je regrette presque que ça n'ait pas été fait à la façon des revues (couverture souple...etc.) ce qui aurait permis de s'immerger encore plus dans l'ambiance (mais bon je chipote ).

Les cinq histoires de l'album sont très sympathiques et fonctionnent bien, elles sont tout à fait dans l'esprit de la série TV et des revues horrifiques. Il y a du sang, des créatures zarbi, des vengeances machiavéliques...etc. que du bonheur quoi

 

Ce comic avait déjà été publié deux fois en France en 1983 et 1985 par les éditions Albin Michel. Il y avait donc très longtemps que cet album était complètement épuisé, c'est donc une très bonne chose que les éditions Soleil aient décidé de le publier à nouveau.

 

En bref, un album sans trop de surprises quand on connait le film, mais qui reste malgré tout très plaisant à lire et permet de faire (re)découvrir ces chefs d'oeuvres des années 80.


Question bonus : Vous aimez ce genre de récits macabres ?

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 05:00

En ce samedi, quoi de mieux qu'un comic pour entamer le week-end ? Cet article entrera donc dans le cadre du PAL sèches de Mo' et de mon Reading Comic Challenge.


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Royal Space Force est un one shot de Warren Ellis (scénario) et Chris Weston (dessin) publié chez Delcourt depuis mars 2011. A noter que cet album avait déjà été publié en France en 2005 par Semic sous le nom Ministère de l'espace.


http://www.cablechronicles.com/wp-content/uploads/2011/03/rsfc.jpg
En 1945, le commando de G.I. censé mener à bien l'opération Paperclip se fait bombarder par les Anglais. Ces derniers avaient déjà fait main basse sur les scientifiques allemands ayant fabriqué les fusées V2 et comptent bien être les premiers à conquérir l'espace...

Mon avis :

Warren Ellis signe là une excellente uchronie qui nous montre ce qui aurait pu se passer (un "what if") si l'Angleterre avait tout fait pour remporter la course aux étoiles face aux russes et aux américains.

On voit qu'il s'est énormément documenté pour réaliser ce one-shot et que la conquête de l'espace est un sujet qui le passionne (ce qui est confirmé par les quelques pages de postface dans lesquelles il explique la génèse de cet album).

L'album est très bien construit et s'articule entre le passé (à partir de 1945) et le présent (en 2001 à l'époque) par le biais de flashbacks très bien pensés. On va suivre principalement John Dashwood, le visionnaire sans qui la conquête spatiale anglaise n'aurait pu être possible.

Tout le long de l'album une question demeure, comment les anglais dont le pays a été ravagé par la guerre ont pu se doter d'un ministère de l'espace et le financer. Jusqu'à la toute fin de l'album Ellis maintient le suspense à ce sujet et termine sur une révélation fracassante.

J'ai dévoré cet album car le sujet m'a beaucoup plu, le dessin de Weston est également très agréable à suivre et rend très crédible l'hypothèse formulée par Ellis. On a donc aucun mal à entrer de plein pied dans cette histoire, laquelle exprime bien toute la frustration de l'auteur à l'égard des politiques spatiales menées par les différents gouvernements.

En bref, une excellente uchronie qui plutôt que de simplement nous livrer ce qui aurait pu se passer, nous montre que c'est souvent grâce à des visionnaires prêts à tout que les choses évoluent. Un comics de SF vraiment sympa et à (re)découvrir.


Question bonus : vous aimeriez voyager dans l'espace ?

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 05:00

L'article du jour comptera pour le PAL sèches de Mo' et mon Reading Comic Challenge.


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Parker est un comic en noir et blanc de Richard Stark (scénario) et Darwyn Cooke (dessin). A l'heure actuelle deux tomes ont été publiés en France par Dargaud depuis mars 2010. Cette série est l'adaptation en comic de la série de romans noirs Parker écrit par Donald E. Westlake sous le pseudonyme de Richard Stark.


 http://bdi.dlpdomain.com/album/9782205064728-couv-I400x523.jpghttp://bdi.dlpdomain.com/album/9782205067286-couv-I400x523.jpg


Parker est un truand sans foi ni loi et il a les nerfs. C'est sur que travailler dans le milieu de la pègre c'est loin d'être sans risques, mais être trahi et laissé pour mort par la femme qu'on aime ça a de quoi énerver. C'est ce qui lui est arrivé et Parker est bien décidé à se venger et à récupérer son dû...

 

Mon avis :

 

Je préfère annoncer tout de suite la couleur, Parker fait partie de mes gros coups de coeur de cette année et devient donc une des (multiples ^^') séries que je compte suivre assidument. Du coup comme toujours avec mes méga coups de coeur, j'ai un mal fou à en parler -_-'

 

On va donc suivre Parker, l'archétype même du gangster dur à cuire qui est prêt à tout pour se venger. Il ne reculera devant rien pour parvenir à se fins, il est froid, brutal mais également bougrement malin. Le genre de mec que tu préfères avoir comme ami plutôt que comme ennemi. Le fait que ce soit une crapule ne m'a pas empêché de beaucoup m'attacher à lui et de l'apprécier. Je me suis régalé à le suivre dans ses pérégrinations et à le voir exercer sa vengeance, quel qu'en soit le prix à payer.

 

Le dessin de Cooke retranscrit à merveille l'atmosphère des années 60 et du milieu mafieux américain. On se croirait dans un film de genre, un polar bien noir avec une ambiance à couper au couteau, autant dire que ça colle nickel avec le scénario de Westlake. Je n'ai pas lu les romans originaux, mais visiblement les fans de la série de romans n'ont pas du tout été déçus par l'adaptation en comic.

 

Bien que Parker soit un type sans état d’âme, utilisant de méthodes souvent brutales, le comic n’en est pas pour autant truffé de violence. On voit pas des mares de sang, de cervelle…etc. à toutes les pages, en général c’est plus suggéré (on a pas besoin d'un dessin pour comprendre ce qui se passe). Si bien que même les plus sensibles devraient quand même pouvoir prendre plaisir à suivre Parker.

 

Autant dire que je me suis méchamment réjoui à la fin du tome 2 lorsque j’ai lu : Parker reviendra prochainement ! J’ai hâte de pouvoir lire le tome 3 et de savoir ce qu’il va bien pouvoir se passer ensuite et à qui Parker va mettre une bonne correction.

 

En bref un comic bien noir, plein d'action et un « héros «   qui ne fait pas dans la dentelle. Je recommande à tous ceux qui aiment les bons polars à l’intrigue bien ficelée ou aux gens à la recherche d’un bon comic.

 

 

Question bonus : Bossez pour la mafia, ça vous tente ?

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 09:06

Mon article du jour va compter pour trois challenges différents à savoir le PAL sèches et le Roaarrr de Mo' ainsi que mon Reading Comic Challenge.


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Y le dernier homme est un comic de Brian K. Vaughan (scénario) et Pia Guerra (dessin). La série est terminée en 10 albums (60 issues américaines) et publiée en France par Panini Comics dans la collection 100% Vertigo, depuis 2008. Y le dernier homme a reçu le Will Eisner Award de la Meilleure série régulière en 2008.


http://www.images-chapitre.com/ima1/original/354/16766354_185787.jpg
Yorick Brown est un artiste spécialisé dans l'évasion (il se sort de camisoles de force, menottes...etc.). Sa petite amie Beth est partie visiter l'Australie laissant Yorick seul, ce dernier s'occupe en essayant d'éduquer un singe capucin mâle baptisé Esperluette. Malheureusement un fléau inconnu va s'abattre sur la Planète, tuant tous les mâles de chaque espèce. Seuls Yorick et Esperluette ont survécu à ce fléau et vont devoir tenter de survivre dans un monde régi par les femmes...

Mon avis :

Une fois n'est pas coutume, je vais pouvoir parler d'une série dans son entier puisque Y le dernier homme comprend 10 tomes au total. J'ai beaucoup apprécié cette série et notamment le concept de l'extinction de la quasi totalité des mâles.  On va donc suivre les aventures de Yorick et de son singe Esperluette, les deux derniers mâles vivants sur Terre et derniers espoirs de l'humanité.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le fait que tous les hommes soient morts n'a pas pour autant rendu le monde meilleur, seulement moins pire. Par contre la mort des hommes a posé d'énormes problèmes, puisque certaines professions (surtout celles a responsabilités) étaient quasiment toutes occupées par des morts. Ce qui montre bien à quel point la parité est loin d'être respectée, ce qui est plutôt scandaleux d'ailleurs.

Mais il ne faut pas perdre de vue que si la situation inverse se produisait, de nombreux métiers vitaux seraient également en danger en raison du faible nombre d'hommes qui s'y trouvent (ça m'a d'ailleurs contrarié de voir dans la série que sans femmes, ils disaient qu'il n'y aurait plus de bibliothécaires, on est peu nombreux certes, mais on est là quand même diantre ! lol).

Par le biais de ce fléau, les auteurs nous font réfléchir sur bon nombre de problèmes que connaissent nos sociétés actuelles et ça fait plutôt froid dans le dos.  Malheureusement, je doute que dans l'immédiat (ni même dans l'avenir) les mentalités changent et qu'on puisse améliorer le monde dans lequel nous vivons.

 

Outre le fait de nous faire réfléchir, Y le dernier homme est un excellent comic "post-apocalyptique", plein d'action et au scénario très bien ficelé. Les personnages principaux sont tous très intéressants et on va les voir évoluer au fil des 10 tomes de la série. Le dessin de Guerra m'a beaucoup plu et m'a permis d'apprécier encore plus ma lecture.

Mon plus grand regret est le fait que la série se soit achevée en 10 tomes, je serai bien resté plus longtemps en compagnie de Yorick et d'Esperluette, mais bon comme dit le proverbe les meilleures choses ont une fin et Y le dernier homme ne fait pas exception.

En bref, un excellent moment de lecture, une série très bien pensée pleine d'action et d'émotion qui donne à réfléchir sur notre société actuelle et sur l'humanité.

 

 

Question bonus : Vous aimeriez être le dernier homme (ou la dernière femme) sur Terre ?

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