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Il y avait un bail que j'étais pas venu poster par ici et il serait bien temps que je m'y remette vu le retard de billets que j'ai. L'article du jour est consacré à une lecture faite dans le cadre de KBD.
L'Incal est une série de BD de SF de Jodorowsky (scénario) et Moebius (dessin) composée de 6 tomes parus depuis 1983 chez les Humanoïdes Associés. Pour ma part j'ai lu la version intégrale regroupant les 6 albums et publiée en 2006.

John Difool est un minable détective de classe R, mais son destin pourrait bien changer le jour ou il entre en possession de l'Incal, un artefact recélant d'immenses pouvoirs... Malheureusement pour John, l'Incal est un objet que de nombreuses personnes convoitent et ces personnes sont prêtes à tout pour l'obtenir...
Mon avis :
Il y a un bon moment déjà que je me disais qu'il faudrait que je lise cette intégrale de l'Incal qui se trouvait au boulot. Grâce à KBD, c'est maintenant chose faite ![]()
Dans l'ensemble j'ai plutôt bien apprécié ma lecture de l'Incal, qui est une bonne série de SF, type space opera je dirais, avec pas mal d'action et d'aventure et une bonne dose d'humour.
Même si je le savais déjà, je me suis aperçu en cours de route, que l'univers de l'Incal a été très développé par Jodorowsky avec plusieurs autres séries telles que la Caste des Méta Barons (qu'il faut que je lise), les Technopères (qu'il faudra que je relise vu que ça date), Mégalex...etc. sans parler des séries de L'Avant et Après Incal
En dépit de cet univers très riche, je pense que l'Incal peut se lire et s'apprécier sans rien connaître des autres séries de Jodo (vu que c'était en gros mon cas lors de ma lecture), pour ma part ça m'a d'ailleurs donné envie de les (re)lire pour approfondir l'expérience de l'Incal.
La série est un savant et complexe mélange de genres, qui part dans des délires et revisite un peu les codes et les thèmes du genre. On y suit principalement John Difool, l'anti héros typique, qui se retrouve embringué dans des aventures qui le dépassent et dont il n'a cure. A quoi bon sauver le(s) monde(s) quand il est beaucoup plus simple d'aller au bar pour lever des homéoputes et picoler ?
C'est plus ou moins la question que John va se poser tout le long des 6 tomes, car après tout c'est vrai que lui n'a rien demandé et préfèrerait rester peinard plutôt que de devoir risquer sa peau pour sauver l'univers. Heureusement pour la survie des peuples, John rencontrera de nombreux compagnons (à commencer par l'Incal) qui l'aideront à se remotiver et à accomplir ses missions.
Je pense que le trait de Moebius ne sera pas forcément du goût de tout le monde (entre la couverture de l'intégrale et les planches, le style est différent), mais pour ma part ça m'a bien plu. C'est assez coloré et je trouve que ça colle bien à ce monde futuriste, semblable au nôtre par bien des aspects, mais à la fois très différent.
Ce qui m'amène d'ailleurs à un des petits reproches que je fais à la série, à savoir que tous les termes futuristes (ou autre) ne sont pas forcément tous explicités. Ce que personnellement je trouve un peu dommage et qui pourra peut être en rebuter d'autres que moi. C'est vrai qu'en général on comprend grâce au contexte et autre, mais quand même c'est dommage de balancer plein de noms futuristes juste pour donner un côté SF, sans forcément dire à quoi ça correspond.
En bref, une grand quête épique dans laquelle on suit l'évolution d'un anti-héros et de ses compagnons. Un monde futuriste très sympa à découvrir, le tout emmené par les dessins colorés de Moebius. Un très bon moment de lecture pour moi !!!
Question bonus : Vous aimeriez vivre sur une autre planète que la Terre ?