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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 06:00

L'article du jour va me permettre de renouer avec les BD du mercredi de Mango auxquels je n'avais pas participé depuis un bail. Je vais donc m'y remettre "en beauté" en vous parlant d'un de mes énormes coup de coeur, raison pour laquelle j'ai eu un mal fou à écrire ce billet (oui, paradoxalement, plus j'aime quelque chose et plus j'ai du mal à en parler car je trouve que ce que j'écris dessus n'est pas assez bien ^^')


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Burlesque Girrrl est un diptyque de François Amoretti (scénario et dessin) et Nephyla (couleur), le lettrage est signé Phlippe Glogowski. La série est éditée par Ankama depuis le 14 juin 2012 et le second tome est paru le 29 août 2013

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Violette est une jeune femme qui joue de la contrebasse dans le groupe de rockabilly amateur Grrrl et qui à l’occasion fait des shootings photo pour présenter de la lingerie. Bien que la mode ne soit plus au rockabilly, le groupe commence à percer, mais la route du succès ne sera pas de tout repos pour la jeune femme...

Mon avis :

Dire que j'ai aimé Burlesque Girrrl est un doux euphémisme, car j'ai vraiment adoré cette série et c'est bien pour ça que j'ai tant de mal à en parler. J'avais bien fait une tentative en vidéo sur le premier album, mais maintenant que la série est finie je vais tâcher de faire un article pour vous en parler et vous dire pourquoi ça m'a tellement plu, tout en tâchant de vous spoiler un minimum la série.

Dans les deux tomes, François Amoretti nous présente Violette, une jeune femme aux formes généreuses qui joue de la contrebasse dans un groupe de rockabilly. Lorsqu'on fait sa connaissance, elle n'a pas forcément beaucoup confiance en elle, comme tout un chacun elle est en proie aux doutes. Eloignée des standards de la mode, tant au niveau physique (ce n'est pas un mannequin anorexique comme on en voit partout) que dans ce qu'elle fait (rockabilly, effeuillage burlesque, hot rods...etc.) la jeune femme va évoluer sous nos yeux tout au long des deux albums.


Comme pour tout le monde, la vie ne sera pas tendre avec Violette et les différentes épreuves qu'elle va devoir affronter et les rencontres qu'elle va faire vont l'aider à grandir et à s'affirmer.
Faisant fi de ses complexes et de l’avis des autres, elle va apprendre à s’aimer telle qu’elle est et prouver à un monde machiste qu’on peut être une femme et réussir dans la vie sans pour autant devoir jouer de ses charmes ou s’avilir.

L'effeuillage burlesque va d'ailleurs être une véritable révélation pour elle et permet à l'auteur de nous gratifier de doubles pages magnifiques et envoûtantes qui sont un véritable régal pour les yeux. En effet quand il
s’affranchit des cases pour réaliser des pleines pages ou des doubles pages de dessins c’est tout simplement sublime.

Le dessin de François Amoretti est vraiment très riche et fourmille de détails, il donne vie à ses différents personnages sous nos yeux. Une autre force de la série c'est la musicalité qui s'en dégage, en effet les références à la musique sont nombreuses et on a l'impression d'entendre chanter le groupe Grrrl lorsque ses membres sont sur scène ou lorsque Violette danse et s'effeuille.

La série a d'ailleurs reçu le prix bulles zik 2013, preuve que la musique y joue un rôle important. Mais on ne peut pas réduire Burlesque Girrrl à une simple BD qui parle de musique car c'est avant tout un formidable hymne à la vie et une bonne bouffée d'optimisme dans ce monde de brutes. Violette nous prouve que ce n'est pas parce qu'on est différent des autres et de la façon dont ils voudraient que l'on soit, qu'on ne peut pas s'en sortir pour autant.

La jeune femme est une belle leçon de courage et une source d'inspiration dans laquelle nous devrions tous puiser afin de faire ce dont on a envie en se moquant du qu'en-dira-ton. Bien que Violette ait des formes très exagérées, il ne faut pas s'y fier, il ne s'agit pas d'une énième héroïne aux formes pulpeuses faite pour émoustiller le lecteur masculin. Ici rien n'est gratuit et tout est fait à dessein car Violette et François ont des messages forts à faire passer. Alors mesdames et mesdemoiselles n'hésitez pas à lire cette BD vous ne serez pas déçues car elle devrait vous parler et vous interpeller.

Je pense que vous l'aurez compris, François Amoretti avec sa première BD solo frappe vraiment très fort en réalisant une oeuvre magnifique qui nous prend aux tripes du début à la fin. C’est un récit intemporel qui parlera à tout le monde et ne pourra pas laisser insensible lors de la lecture. Il opère ici un énorme tour de force, puisque bien qu’étant un homme, il parvient à livrer et à retranscrire les états d’âmes d’une femme presque aussi bien que s’il en était une lui même.

On voit d'ailleurs bien que François est un auteur engagé qui cherche à faire prendre conscience de certaines inégalités hommes/femmes et donne un coup de pied dans la fourmillère en montrant que les femmes ne sont pas des objets et ne sont pas définies par leur physique. Dans cet album on retrouve de nombreux éléments qui le passionnent (hot rods, rockabilly, tatouages..etc.) et c'est donc vraiment super intéressant car on apprend beaucoup de choses sur ces domaines.

Tout au long de la lecture on sent bien qu'il a mis beaucoup de lui dans sa Violette et qu'elle est son alter-ego féminin de papier. Tout comme elle, il fait ce qui le passionne (dessiner et raconter des histoires) en dépit des claques qu'il peut prendre et de la difficulté de ce métier. Il se fiche bien de la mode telle que les magazines ou autre voudraient l'imposer et s'habille comme il l'entend (il a d'ailleurs trop la classe ) et comme son héroïne, il a de nombreux tatouages.

François Amoretti-copie-1

Il arbore d'ailleurs fièrement sur la photo ci-dessus un T-shirt Burlesque Girrrl, que j'ai également la chance de posséder (la version homme est très rare). Si comme moi vous êtes fans de goodies, alors n'hésitez pas à vous procurer des chouettes cartes postales, posters ou T-shirts de Violette chez ArtsBD, il y a d'ailleurs d'autres auteurs présents sur la boutique et tous les goodies sont de bonne facture et Nathalie (la gérante du site) est vraiment super sympa !!

Au niveau de l'édition, une fois encore Ankama a fait du très bon taf avec des albums solides et qui sont pleins de bonus sympas. Chaque tome est accompagné d'interviews, d'hommages à Violette faits par d'autres dessinateurs...etc. et c'est donc un vrai régal à lire. Les couleurs de Nephyla sont superbes et très chaleureuses et permettent de donner encore plus de force aux magnifiques dessins de François Amoretti.

 

Je pense que vous l'aurez compris après tout ça, je suis vraiment un grand fan de Burlesque Girrrl (la preuve en images) :

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Je ne peux donc que vous encourager et vous inviter à découvrir Burlesque Girrrl et à soutenir François Amoretti en achetant le diptyque et en suivant ses projets sur son blog (y a du très lourd qui se prépare) et sa page facebook pro.

En bref, Burlesque Girrrl est une superbe leçon de vie, de courage et d'optimisme avec une héroïne forte et qui sort des sentiers battus. François Amoretti parvient à parler de façon passionnée du Rockabilly, d'hots rods, d'effeuillage burlesque...etc. même à des profanes, dans une BD qui s'adresse à toutes et à tous (enfin sauf les plus jeunes évidemment) et qui est à lire absolument !!

Donc si vous voulez vous prendre une bonne claque (dans tous les sens du terme) n'hésitez pas à l'acheter et/ou à l'offrir car c'est vraiment une BD qui gagne à être connue et qui mérite un énorme succès !!

D'ailleurs comme je l'avais promis lors du prix Bulles Zik (pendant le vote des lecteurs sur le net) si Burlesque Girrrl le remportait alors j'organiserai un concours pour faire gagner le diptyque. C'est maintenant chose faite, le concours est lancé et durera deux semaines. Pour tout savoir et y prendre part, c'est par là.


Question bonus : Que pensez-vous de l'effeuillage burlesque ?

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 07:46

Rien de nouveau à se mettre sous la dent non plus aujourd'hui, puisque je rapatrie également un autre article sur mon blog. Enfin si vous ne l'avez pas lu à l'époque ça reste nouveau on va dire ^^'

Le premier album de la série Geek Agency intitulé : Level 1 Resident Geek est réalisé par le duo Philippe Briones (scénario et dessin) et Romain Huet (scénario et couleur). La saga est éditée par Ankama depuis le 24 janvier 2013. Resident Geek est un album de 58 pages (bonus inclus) que vous pouvez vous procurer un peu partout pour 14€90.

http://www.actugeek.com/wp-content/uploads/2013/01/resident-geek.jpg
Un bon petit jeu de société à base de zombis, des pizzas, des sodas et une belle bande de potes : tous les ingrédients sont réunis pour passer une soirée mémorable à s’amuser. Adam, Tim et leurs amis ne sont pas près de l’oublier cette soirée puisqu’en plein milieu de leur partie, un livreur de pizzas va venir tout bouleverser, les forçant à s’enfuir et à se battre pour sauver leur peau…

Mon avis :

J'avais attendu longtemps de pouvoir poser mes mains sur cet album et je dois avouer que je n’ai pas du tout été déçu !! Ce premier level permet de mettre en place l’histoire, on prend contact avec les différents personnages en douceur au cours de la soirée jeu de société.

Une fois les présentations faites, on entre rapidement dans le vif du sujet et dès lors c’est un raz-de-marée d’action qui nous déferle dessus. J’essaye toujours de limiter le spoil un maximum quand je vous parle de mes lectures, afin de vous laisser le plaisir de la découverte. Je vais quand même être obligé de vous en dire un peu plus, à savoir qu’une invasion de zombis avides de chair humaine va venir troubler la quiétude des joueurs.

A partir de là, tout bascule pour notre brochette de geeks mais également pour nous autres lecteurs. On se retrouve aspiré dans ce monde envahi de zombis et il est dur dans un premier temps de savoir où les auteurs vont nous emmener. Est-ce que l’abus de pizza, de soda et de jeux de zombis nuit à la santé et fait imaginer des choses ? Le maître du jeu est-il un as pour mettre ses joueurs dans l’ambiance ? Cette invasion de zombis est-elle réelle ? Les éléments de réponse à ces questions arrivent petit à petit au fil de l’aventure pour notre plus grand bonheur.

Notre duo d’auteurs nous distille tout au long de ce premier tome de nombreux clins d’œil à des univers geeks divers et variés : cinéma, animes, jeu vidéo, zombis, musique… tout y passe et c’est un vrai régal de s’amuser à repérer tous ces petits détails qui fourmillent à travers les planches. Certains sont très évidents à repérer, d’autres sont un peu mieux cachés et demanderont une relecture un peu plus attentive de l’album (je vous en reparlerai un peu plus loin).

Bien que ce premier tome soit introductif et nous permette de faire connaissance avec la Geek Agency et ses membres, la présence d’une horde de zombis déchainés et le format « 46 pages » classique des BD franco-belges font qu’il y a très peu de temps mort dans ce Resident Geek et énormément d’action. Ce qui n’empêche pas néanmoins quelques évènements tragiques et autres moments d’émotions de survenir, comme dans tout bon film de genre qui se respecte.

Car oui, tant au niveau du découpage que de la narration, tout concourt à faire de Geek Agency une BD qui se lit comme on regarde un film, posé tranquillou dans son canapé avec son saladier de pop-corn (remplacez par n’importe quelle friandise que vous aimez dévorer devant un bon blockbuster) à portée de main. Dès les premières pages on se sent bien et on ne peut plus décrocher de sa lecture avant la fin, une fin qui donne d’ailleurs hâte de pouvoir lire le prochain tome.

Malgré l’abondance de références, il ne s’agit pas là juste d’une resucée de tout ce qu’on a pu déjà lire ou voir ailleurs, les auteurs nous offrent leur propre vision des classiques du genre. Ils jouent avec tous les codes des différentes œuvres cultes et les réadaptent à leur propre sauce afin d’enrichir leur récit. Le concept qu’ils développent avec la série Geek Agency est d’ailleurs très intéressant et permet de sortir un peu du cliché habituel du gros geek à lunettes boutonneux toujours derrière son ordi.

Tout est réfléchi et pesé dans cette série, jusqu’à l’appellation Level 1 (au lieu de tome 1) qui fait clairement référence aux jeux vidéo. Donc comme dans tout bon jeu vidéo qui se respecte, la difficulté va crescendo, jusqu’au bon gros boss final des familles. Ce n’est d’ailleurs pas la seule analogie avec le jeu vidéo, puisqu’au fil de l’histoire les personnages vont « évoluer », se « stuffer », et chaque affrontement leur permettra de devenir plus fort et d’engranger de l’expérience.

Le trait de Philippe Briones fait merveille une fois de plus et donne vie aux personnages. Les zombis sont très bien réalisés, les phases d’action sont très pêchues et les décors fourmillent de détails sympas, on identifie aisément les différents protagonistes dès le premier coup d’œil et ils sont tous plutôt geeks et charismatiques (et ça c’est un combo qui roxxe). Son style à mi-chemin entre le comic américain et la BD franco-belge est un vrai plus et donne une ambiance et une saveur particulières à la série. Les couleurs réalisées par Romain Huet sont impeccables et évoluent au fil du récit permettant de coller à l’atmosphère, alternant entre des teintes claires et d’autres beaucoup plus sombres au fur et à mesure que nos héros plongent dans l’enfer de l’invasion de zombis.

Les héros sont d’ailleurs très crédibles et on n’a aucun mal à se sentir à l’aise parmi eux. En fait en lisant la BD on a l’impression de retrouver sa bande de potes avec qui on prend plaisir à geeker et passer du bon temps. Le tour de force du duo Briones/Huet c’est d’arriver à rendre leur univers réaliste, tout sonne juste et le temps de notre lecture on croit à tout ça, c’est même à se demander s’ils ne s’inspirent pas d’eux-mêmes et de leurs proches pour leur Geek Agency.

Comme je vous l’ai déjà dit, cet album est un régal au niveau des références geek en tout genre, mais ce qui est cool, c’est que même les néophytes les plus complets peuvent s’y retrouver et prendre plaisir à leur lecture. D’ailleurs, que les allergiques aux zombis se rassurent, ils ne sont là que le temps de l’album et sont loin d’être omniprésents, ils servent plus de prétexte pour mettre l’intrigue en place. Par contre, forcément, attendez-vous à quelques scènes un peu sanguinolentes (on ne fait pas d’omelette zombi sans casser quelques crânes), même si ça reste plutôt soft par rapport aux autres œuvres du genre.


En bref vous l’aurez compris, Geek Agency est un vrai petit bijou qui s’adresse au plus grand nombre, que vous soyez des super geeks ou non, tout le monde peut y trouver son compte et faire sa propre lecture de l’histoire. Des personnages charismatiques et sympathiques, beaucoup d’humour, d’action et des tonnes de clins d’œil font que Geek Agency c’est du pur bonheur. Et comme si tout ça ne suffisait pas, on a en plus eu le droit à un des concours les plus géniaux pour fêter la sortie de l’album !! (malheureusement j'ai pas gagné -_-').


Question bonus : Même si de nos jours le terme geek est plutôt galvaudé (à la base ça servait en gros à désigner n'importe quel passionné de quelqe chose), est ce que vous êtes geek de quelque chose en particulier, donc est ce qu'il y a quelque chose qui vous passionne énormément ?

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 16:08

Aujourd’hui je commence à rapatrier certains articles que j'ai écrit par ailleurs, durant ma longue absence de ma tanière. Donc voilà un billet que j'avais écrit pour Actugeek, il y a quelques temps de cela, lors de la sortie de l'album (d'autres articles rapatriés devraient suivre tôt ou tard).

Miss Deeplane est un album de BD franco-belge réalisé par Stéphane Louis aka Louis (scénario et dessin) et Véra Daviet (couleur). L’album est édité par Clair de Lune depuis le 17 mai 2013.

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Miss Deeplane est adulée de tous, rien d’étonnant à cela puisque cette super héroïne se bat pour protéger New York, est super sexy et est également la mascotte du magazine 10/10, le mensuel référence pour les geeks du monde entier. Néa, la jeune femme qui se cache sous le masque de la Miss, n’a aucun mal à concilier sa vie privée et son visage public d’héroïne. Sauf que le jour où elle annonce sa bisexualité au cours d’une émission retransmise en direct, tout ça pourrait bien changer…

Mon avis :

Pour cet album quasi solo (les couleurs étant réalisées par sa compagne Véra Daviet) Louis (qui s’occupe du design du jeu Guardians Chronicles) frappe très fort et signe là un album puissant qui porte à réflexion. On retrouve sa patte graphique et son style qui rappelle les comics américain de super héros (ce qui explique que son héroïne soit plutôt sexy et habillée légèrement). Le côté comic américain se voit également au niveau de la mise en page, en effet l’album est présenté comme s’il était composé de deux issues américaines, regroupées ensemble. On a donc droit à un bon petit suspense à la fin de la première partie et une couverture inédite avant le début du deuxième épisode, c’est donc un bel hommage rendu au comic !! En plus de ça, les couleurs de Véra Daviet font merveille et donnent un ton très chaleureux à l’ensemble.

On retrouve également pas mal d’humour et de clins d’œil, comme dans la série Tessa Agent Intergalactique (si vous avez aimé cette série, vous devriez sans problème accrocher à Miss Deeplane), si bien que la lecture de ce one shot est rapide et très plaisante.

Il faut savoir que par un pur hasard calendaire, cet album sortira le jour de la journée internationale contre l’homophobie et franchement ça ne pouvait pas mieux tomber !! En effet, comme dit plus haut, Néa est bisexuelle et est même actuellement heureuse et épanouie dans une relation avec une femme.

C’est d’ailleurs un aspect très sympa de ce Miss Deeplane, puisque même si les BD de super héros sont légion, il est très rare que les héros en question soient homosexuels (on en a vu arriver un ou deux mais ça reste très minoritaire). Mais n’en déplaise aux esprits tordus, ce n’est pas juste une ficelle utilisée pour pouvoir montrer des relations sexuelles entre filles (on trouve un ou deux dessins un peu érotiques), il y a un véritable questionnement derrière tout ça et qui donne à réfléchir.

Autre hasard calendaire, la sortie de l’album colle plus ou moins avec une des récentes actualités qui a fait grand bruit dans notre pays, à savoir le mariage pour tous. Miss Deeplane pourrait sans le savoir devenir un porte étendard de tous ces débats qui agitent le pays. Au travers de son histoire, la jeune femme pose les bonnes questions et permet d’apporter des éléments de réponse en montrant que quel que soit le type de relation dans lequel on s’engage (homo, hétéro, bi…etc.) ça ne se passe jamais sans heurts.

Le fait de s’ouvrir aux autres comme le fait Néa est un risque énorme que prend la jeune femme, puisqu’elle confie au monde entier son homosexualité, courant ainsi le risque de se retrouver marginalisée. Même si jusqu’à preuve du contraire nous n’avons pas encore vu de super héros dans la vie réelle, on peut se poser la question de savoir si de tels êtres existaient, ne seraient-ils pas forcés par nos sociétés à se conformer à la vision qu’on nous impose ?

Par exemple, si Tony Stark qui cartonne au ciné et en comics devenait homo sur grand écran, serait-il aussi adulé par les foules ? Malheureusement je ne crois pas. Alors que fondamentalement, même s’il préférait la compagnie des hommes à celle des femmes, ça ne changerait rien à ses aptitudes à sauver le monde grâce à ses inventions.

Enfin voilà vous l’aurez compris, Miss Deeplane invite à se poser pas mal de questions sur ces sujets là, mais soyez rassurés, l’album comporte quand même son lot de scènes d’action, puisqu’une menace plane sur le monde et qu’il faudra que l’héroïne la combatte…

Tout au long de l’aventure on va donc suivre la jeune femme et explorer ses deux facettes (sa vie normale et celle de super héroïne). Elle va évoluer tout au long de l’album en découvrant des choses sur sa vie, son passé…etc. et forcément au fil de ses interrogations, on évolue et on s’interroge avec elle.

Un album à lire absolument donc (en ne s’arrêtant pas au côté dénudé et sexy de l’héroïne), puisqu’il donnera matière à réfléchir à toutes et à tous et permettra sans doute aux esprits les plus obtus de pouvoir s’ouvrir un peu. Les réflexions sont bien amenées et chacun peut s’en faire sa propre idée, puisqu’aucun point de vue n’est imposé.

Les seuls reproches que je pourrais adresser à l’encontre de Miss Deeplane, c’est tout simplement son format et ce que ça implique. Pour coller aux standards de la franco, certains passages sont parfois traités un peu rapidement et du coup c’est dommage car je serais bien resté plus longtemps en compagnie de la Miss tant son univers m’a plu. Enfin même si cet album est indépendant et peut donc se suffire à lui-même, j’espère malgré tout avoir un jour la chance de la retrouver dans de nouvelles aventures !! (au vu de cet album, il y a largement matière à faire plus).

En bref, un très bon album signé Louis, dans lequel on retrouve sa patte graphique et son côté comic américain, le tout parfaitement mis en couleurs par Véra Daviet. L’histoire d’une jeune femme/super héroïne que l’on voit évoluer au fil de ce one shot qui nous amène à nous interroger et à réfléchir avec elle. Miss Deeplane nous donne une bonne claque et est à lire absolument !!!


Question bonus : A quoi ressemblerait votre costume si vous étiez un super héros ou une super héroïne ?

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:18

Comme je vous l'avais annoncé récemment, je reprends les activités sur mon blog et histoire de redémarrer en douceur, j'ai choisi de vous parler d'une BD que j'ai lue tout récemment.

La Petite Mort est un album de BD de 96 pages réalisé par Davy Mourier et publié chez Delcourt depuis le 4 septembre 2013.

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La Petite mort aimerait bien devenir fleuriste plus tard, sauf qu'elle est appellée à devenir le remplaçant de Papa Mort dans son rôle de Faucheuse. On suit donc tout au long de l'album le quotidien de cet enfant pas tout à fait comme les autres...

Mon avis :

Pour ma part je suis un grand fan de Davy Mourier que j'ai découvert dans la web-série Nerdz, je vous avais déjà parlé de ce touche à tout lorsque je vous avais présenté sa première BD. Il a depuis multiplié les projets en tout genre et a également publié d'autres albums de BD tels que Karaté Boy (je l'avais présenté par ici (faut d'ailleurs que je songe à le rapatrier dans mon antre )), 41€ pour une poignée de psychotropes et 50 Francs pour tout : ceci n'est pas une suite, c'est du refoulement.

Vous l'aurez donc compris, avec La Petite Mort, Davy Mourier n'en est pas à son coup d'essai en matière de BD. On retrouve d'ailleurs sa patte tout au long de cet album, qui en dépit de ce qu'on pourrait penser est une très belle ode à la vie. Même si les sujets abordés sont loin d'être marrants (la mort, la maladie, perte de proches...etc.) il parvient à dédramatiser tout ça et à en faire une histoire pleine de sensibilité et d'humour.

En effet le personnage de la Petite Mort est vraiment très attachant et mignon, en dépit de son futur métier de Faucheuse. D'ailleurs, afin de lui apprendre le métier, ses parents ont décidé de l'envoyer dans une école normale, avec de vrais petits enfants humains. Bien évidemment, ça permet de voir "la cruauté"  de ces derniers qui ne sont pas toujours tendres les uns avec les autres et notamment avec celles et ceux qui sont différents.

L'album se présente sous la forme de petits gags en quelques cases, majoritairement en noir et blanc, ainsi que de nombreux bonus plutôt sympas tels que des détournements de pubs ou des hommages à La Petite Mort, l'occasion de retrouver plein d'amis de Davy Mourier (tels qu'Alexandre Astier, Monsieur Poulpe, Bérengère Krief...etc.). Une fois encore Davy se livre à ses lecteurs à travers sa BD, puisque cette dernière a été écrite suite au fait que son père a eu un infarctus (dont il s'est heureusement remis) et il nous livre ici ses réflexions et pensées autour de ça.

Pour les personnes équipées d'un smartphone (et d'un abonnement téléphonique le permettant), de nombreux autres bonus sont disponibles au fil des pages, y compris un jeu dérivé de la BD dans lequel on incarnera La Petite Mort. A l'heure où j'écris cet article, je n'ai malheureusement pas pu les tester et je ne pourrais donc pas vous dire s'ils valent le coup ou non.

Mais rassurez-vous la BD est déjà un vrai régal et un pur moment de bonheur même sans smartphone. Afin d'apprécier le mieux possible cette BD, il vaut mieux ne pas être réfractaire à l'humour un peu noir, car évidemment au vu des thématiques abordées et du protagoniste de l'album, certains gags pourront déplaire aux lecteurs qui n'aiment pas ce genre d'humour.

En bref, une fois de plus Davy Mourier frappe très fort avec La Petite Mort et il a réussi a créer un personnage attachant et mignon qui a le potentiel de figurer sur tout un tas de produits dérivés. Un vrai petit bijou de 96 pages plein d'humour et qui fait toujours sourire ou rire en dépit des thématiques abordées au cours de l'album. Cerise sur le gâteau pour les possesseurs de smartphones, l'album fourmille de petits bonus vidéos (making-of...etc.) et même d'un jeu-vidéo tiré de l'album !!

En bref bis, un très bon moment de lecture que je vous recommande vivement et j'espère bien que La Petite Mort n'en restera pas là et qu'on la retrouvera à l'avenir !!!


Question bonus : La Petite Mort voulant être fleuriste quand elle sera grande, vous, que vouliez-vous devenir plus tard quand vous étiez petit(e)s ?

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:15

Un article un peu spécial aujourd'hui, puisque je vais vous parler d'un album qui n'est pas encore sorti, mais que j'attends avec une grande impatience.

Le premier album de la série Geek Agency ne verra le jour qu’en début d’année prochaine, mais comme il me botte bien et que je pense qu’il sera peut être susceptible de vous plaire également, je me permets de vous en parler dès maintenant.

 

Geek Agency est donc une BD qui sera publiée chez Ankama Editions, le premier tome qui s’intitulera « Resident Geek » sortira le 24 janvier 2013. La série est signée Philippe Briones (dont je vous avais déjà parlé par ici) et Romain Huet.

 

Mais de quoi ça cause me direz vous ? Eh bien voici le pitch de la série (et ça promet du très lourd) :

 

« Bonne soirée Geek en perspective : pizzas, sodas et jeu de Plateau sur le thème des zombies…

Adam, Tim et leurs potes sont en pleine partie quand on frappe  violemment à la porte. une livraison de pizza de trop et tout bascule !  La réalité telle qu’ils l’ont toujours connue a cessé d’exister.  Désormais, ils luttent pour leur survie et leur fuite les  mènera aux frontières de mondes oubliés… »

 

Je ne sais pas vous, mais moi ça me donne carrément envie, surtout que les dessins de Philippe Briones sont juste magnifiques. Donc des super dessins et une ambiance geek à souhait, ça ne peut que me plaire !!

 

Si vous voulez suivre l’état d’avancement du projet et aider la série à se faire connaître, n’hésitez pas à rejoindre la page Facebook de la Geek Agency. Vous y trouverez plein de bonus sympas (comme un aperçu du tome 2 par exemple ^^).

 

Donc si comme moi le concept vous branche, n’hésitez pas à faire tourner l’info et marquez le 24 janvier 2013 dans vos agendas, ça va saigner !!

 

Et pour finir voici la couverture du premier tome, quand je vous dis que ça va envoyer du lourd, c’est pas de la blague !!

 

http://www.actugeek.com/wp-content/uploads/2012/12/resident-geek.jpg

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 15:11

 

Il y a un bail que je n’avais plus fait d’article sur mes lectures, il est donc temps que je m’y remette !

Quoi de mieux pour reprendre en douceur la lecture, que de vous présenter une BD qui ne devrait sans doute parler qu’aux geeks. En effet, depuis le 25 octobre est sorti le premier tome de la BD Joueur du grenier (JDG), intitulé Ma folle jeunesse. L’album est signé Frédéric Molas alias JDG (scénario) et Piratesourcil (scénario, dessin et couleur) et est publié par Hugo BD pour 10€45.

http://www.actugeek.com/wp-content/uploads/2012/11/JDG.jpg

Pas vraiment d’histoire à proprement parler, puisqu’il s’agit d’un album de gags (dont la durée varie d’une à plusieurs planches) narrant la jeunesse de notre JDG national et de ses amis.

 Mon avis :

Bien que je sois très loin d’avoir vu toutes ses vidéos, j’apprécie énormément la qualité du travail réalisée par le JDG et son acolyte Seb (qui est également présent dans l’album), raison pour laquelle j’étais très curieux de voir ce que la BD sur sa vie pourrait bien donner.

Comme je l’ai dit plus haut, l’album se compose d’une trentaine de gags répartis sur les 40 premières pages. En ce qui concerne la dizaine de pages restantes, il s’agit d’un courrier des lecteurs plutôt bien foutu. C’est une initiative très sympa, puisqu’en fait les lecteurs ont la possibilité d’envoyer leurs questions aux auteurs (même qu’ils y répondent ) ou des dessins en relation avec le JDG et ainsi être publiés à la fin des albums !!

Mais trêve de bavardages et entrons dans le vif du sujet, à savoir qu’est ce que ça donne le JDG en BD ? Eh bien j’ai trouvé le résultat très agréable, les gags sont marrants et prêtent toujours au moins à sourire, les anecdotes sont amusantes (même si je doute qu’elles soient toutes véridiques ) et nous permettent de revivre notre jeunesse (enfin pour les lecteurs les plus âgés).

Je me suis retrouvé dans pas mal de gags, car oui, moi aussi je suis né et j’ai grandi à une époque où internet n’existait pas encore (du moins pas tel qu’on le connait maintenant) et ou le must du progrès c’était le Minitel !! Donc au programme de la BD, beaucoup de nostalgie (ou de découverte pour les plus jeunes lecteurs) et de bons moments de fun, ainsi que des guests tels que : Usul, Realmyop, Seb (of course) et Cœur de Vandale.

Le dessin de Piratesourcil est parfaitement adapté à l’ambiance et nous permet de plonger sans problèmes dans l’époque des 90′s, on reconnait aisément les différents personnages et c’est un vrai régal de les suivre dans leurs délires de l’époque.

C’est vraiment cool de pouvoir le temps de sa lecture, se replonger dans le passé et se rappeler notre insouciance d’enfant, quand on était naïfs et que tout était prétexte à jouer entre potes (oui ça, ça n’a pas forcément changé ). Un second album (au moins) du JDG devrait voir le jour, puisque celui-ci se termine sur un cliffhanger de folie (totalement assumé), entraînant un suspense complètement insoutenable pour nous pauvres lecteurs (comment ça j’en fais trop ? ).

En bref, ce premier album est une très bonne surprise et permet de passer un agréable moment en compagnie du JDG et de ses potes. C’est également l’occasion de se replonger avec nostalgie dans notre enfance pendant les années 90, lorsque le Club Dorothée faisait rage et qu’on avait ni portable, ni internet. Un excellent moment de détente à savourer que vous soyez ou non fan du Joueur du Grenier !!

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 13:40

L'article du jour portera sur une lecture faite par l'intermédiaire de KBD !!

L'aigle sans orteils est une BD de Christian "Lax" Lacroix publiée par Dupuis dans la collection Aire libre depuis juin 2005.


http://www.dupuis.com/Couvertures/G/9782800137117-G.JPG 

En juillet 1907, Amédée Fario, un jeune soldat, va faire une rencontre qui va changer sa vie. En croisant le chemin de l'astronome Camille Peyroulet, Amédée va découvrir le Tour de France. A partir de là, le jeune homme n'aura plus qu'une idée en tête : s'acheter un vélo et participer à cette fameuse course cycliste...

 

Mon avis :

 

Je dois bien avouer que je n'attendais pas grand chose de cet album et ne savais pas trop à quoi m'en tenir avant la lecture. Pour moi, en gros ça parlait de cyclisme et voilà tout. Bien que ce sport soit loin d'être celui que j'affectionne le plus, j'ai vraiment passé un excellent moment de lecture avec cette BD !!!

 

On sent bien tout au long des pages, l'amour et la passion que porte Christian Lax au cyclisme et plus particulièrement au Tour de France. A l'heure où débute le récit, cette épreuve cycliste (qui se veut être la plus grande mondiale) en est seulement à sa quatrième édition et est loin de connaître l'engouement et la couverture médiatique actuels.

 

Ce qui n’empêche pas Amédée de se prendre de passion pour ce sport et de tout mettre en œuvre pour parvenir à atteindre son rêve : participer au Tour de France. A travers l’histoire de ce personnage déterminé et prêt à tout pour réussir, on suit également celle du fameux tour cycliste. Tout est très authentique et on n’a aucun mal à se plonger dans l’album, on a vraiment l’impression de se retrouver au début du XXeme siècle.

 

Les graphismes de Lax sont superbes et retranscrivent à merveille l’ambiance de l’époque, les courses cyclistes sont très bien dessinées et nous font ressentir à quel point elles demandent du courage aux participants et toute la douleur qu'elles leur infligent. Les conditions de l'époque étaient d'ailleurs bien plus dures qu’à l’heure actuelle et les abandons étaient légion, il était donc vraiment très dur de se faire un nom dans l’histoire du Tour. Mais c’est ce rêve, qui peut paraître complètement fou, qu’avait décidé de réaliser Amédée Fario. A noter que l’auteur a écrit une « suite », intitulée Pain d’Alouette, que j’ai à présent fortement envie de découvrir.

 

En bref, un fort beau mélange que cet Aigle sans orteils, qui allie le vélo et l’Histoire et nous livre une superbe aventure humaine très poignante, aux graphismes vraiment sympathiques. C’est un récit superbe et très prenant, qui nous offre une large gamme d’émotions et on ne peut que s’incliner devant le courage, la motivation et le dépassement de soi dont fait preuve Amédée. A lire que l’on soit ou non passionné de cyclisme !!

 

 

Question bonus : vous regardez le Tour de France ou ça vous indiffère complètement ?

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 14:52

Au menu aujourd'hui, un ouvrage très audacieux qui nous vient de chez Ankama Editions, à savoir Karaté Boy la BD, réalisée par Mr. Poulpe, Davy Mourier et Philippe Briones (dessin).

http://www.coinbd.com/img/sorties/couvertures/karate-boy-tome-1.jpg
La web-série Karaté Boy a été conçue comme un hommage à tous les nanars cinématographiques des années 80. Retrouvez ici, l’intégrale des numéros de Karaté Boy Magazine parus entre 1986 et 1987.

Mon avis :

Très connus pour leurs web-séries (Nerdz, Karaté Boy et Young Karaté Boy) et leurs nombreux concepts d’émissions (Mange mon geek, J’irai loler sur vos tombes, Le Golden Show, Roadstrip…etc.), Davy Mourier et Monsieur Poulpe frappent à nouveau très fort avec cette BD Karaté Boy !!

En effet plus qu’un simple portage en BD des épisodes de la série, ils ont créé un vrai faux magazine entier dédié à la série Karaté Boy. Comme dans tout bon magazine merchandising d’émission TV des années 80 (comme par exemple le Club Dorothée Magazine), on retrouve des secrets de tournage, des « confidences » sur les acteurs, des posters, des gadgets, des jeux, un courrier des lecteurs…etc.

Tout y est vraiment puisqu’on retrouve même un faux ours (là où sont indiqués les noms des contributeurs des magazines entre autres infos), une adresse où écrire, des lots à gagner d’époque et même le tarif du magazine est exprimé en francs !! Donc quand je vous dis qu’on a l’impression d’avoir un vrai magazine d’époque dans les mains c’est pas de la blague.

Bien évidemment on trouve également en fil rouge, tout au long de chaque numéro, une aventure inédite de Karaté Boy mise en image par le très talentueux Philippe Briones (un frenchie (né à Dijon ^^) qui fait du comics et de la franco-belge et qui a travaillé pour Marvel et Soleil entre autres). A l’instar des épisodes de la série TV Karaté Boy, Davy et Mr Poulpe ont prévu des cliffhanger de folie et un suspense insoutenable à la fin de chaque partie de la BD.

Heureusement comme nous tenons entre les mains l’intégrale des numéros du magazine, nous n’avons pas à patienter un mois pour pouvoir connaître la suite des aventures de notre karatéka favori !! En plus de son aventure au long cours, on retrouve également d’autres petites BD récurrentes telles que Kid Karaté (la jeunesse du fils de Karaté Boy) ou les enquêtes des Twin Tigers.

En plus de nombreuses pages de BD, de jeux, de reportages…etc. on fait bien évidemment connaissance avec l’équipe de passionnés « jeunes » et dynamiques, sans qui Karaté Boy Magazine n’aurait malheureusement jamais pu voir le jour. Vous l’aurez compris, tout est fait pour donner l’illusion de tenir entre les mains des magazines de l’époque.

De ce point de vue là, c’est d’ailleurs particulièrement réussi car tout y est, y compris les erreurs d’impression (les zones floues, les mises en page décalées où du texte est rogné, l’encre qui bave, les coquilles…etc.) et même le papier semble d’époque (on a l’impression d’avoir un ancien numéro de Super Picsou Géant dans les mains).

Ankama et tous les auteurs qui ont participé à l’aventure Karaté Boy en BD ont donc fait vraiment fort !! Sans mentir, c’est un peu comme si j’avais retrouvé au fond du grenier (ou de la cave) les magazines que je lisais quand j’étais petit. Bien que ce magazine n’existait pas à l’époque, on a vraiment l’impression de retomber en enfance et de le redécouvrir, telle une pépite venue du passé qui nous remémore plein d’excellents souvenirs. Contrairement à certains vieux magazines déterrés d’un grenier, Karaté Boy la BD est d’excellente facture et ses pages ne sont donc pas moisies et jaunies par le temps et il sent bon le neuf (mais hormis ces détails, l’illusion est vraiment parfaite).

L’humour est omniprésent tout au long des magazines et on passe vraiment un super bon moment de lecture, tout en apprenant plein d’anecdotes sympas sur la série TV. Bon par contre, à l’instar de la série, la BD s’adresse à un public averti (selon moi) car il y est souvent question de sexualité, de caca (forcément) et les insultes pleuvent encore plus que les manchettes de karaté !!

Mais à mes yeux c’est justement tout ça qui est bon et qui fait me fait tant rire quand je regarde les épisodes. Une fois encore Ankama a réalisé un superbe boulot d’édition et le livre en lui-même est très bien foutu. Comme toujours avec l’éditeur on retrouve l’emplacement pour la dédicace qui va bien, ainsi que l’univers de la BD (qu’on a entre les mains) vu par d’autres artistes, ce qui est toujours très plaisant.

Mais trêves de balivernes, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas la série, je vous conseille de commencer par là en regardant les épisodes des deux premières saisons de Karaté Boy ainsi que la première saison de Young Karaté Boy sur la chaîne dédiée. Si vous adhérez à la série, alors vous ne pourrez que succomber au charme de la BD qui vous permettra d’approfondir vos connaissances sur le dernier homme sur terre !!

En bref Karaté Boy a été une formidable « Madeleine de Proust » pour moi, dans la mesure où j’ai eu l’impression d’exhumer les magazines de ma jeunesse. Un concept audacieux et superbement réalisé (fallait quand même de l’audace pour sortir une BD qui n’en est pas vraiment une à proprement parler) qui a du demander un travail titanesque à tous les acteurs du projet (mine de rien c’est loin d’être évident de créer un faux magazine de toutes pièces).

Beaucoup d’humour et une belle tranche de rigolade, tout au long des 128 pages de la BD (qui est vendue à moins de 10€ quand même). Un pari 100% réussi et un superbe hommage aux 80’s, j’espère donc que Davy et Poulpe réitéreront l’exploit avec pourquoi pas un Karaté Boy la BD 2 !!

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:09

Depuis le 15 juin 2012, Les Lapins Crétins ont débarqué en BD avec le premier tome de leurs aventures intitulé BWAAAAAAAAAH !, lequel est publié par Les deux Royaumes (la maison d’édition créée par Ubisoft). Aux manettes de cet album on retrouve Thitaume (scénario), Romain Pujol (dessin) et Gorobei (couleur).


http://www.cultura.com/ressources/products/1/4/1/1/9/9/1320969.jpg
Il n’y a pas d’histoire à proprement parler puisqu’il s’agit juste d’un enchaînement de gags mettant en scène les Lapins Crétins.

Mon avis :

Pour ma part j’ai trouvé ce premier tome très sympathique et amusant, j’ai d’ailleurs été bien content de pouvoir retrouver mes Lapins Crétins préférés sur un nouveau support. Bien évidemment l’humour présent dans les planches est du même acabit que dans les autres produits de la licence (loufoque et déjanté).

Les différents gags sont plutôt variés et fonctionnent bien. Les auteurs n’ont d’ailleurs pas simplement enchaîné les pages en conservant toujours le même format, mais ils ont beaucoup joué sur la mise en page. Si bien qu’on se retrouve parfois à retourner la BD pour suivre certains gags ou d’autres choses du genre, ce qui est plutôt sympa et colle bien avec l’esprit décalé et crétin des boules de poils imaginées par Michel Ancel (qui est également le créateur de Rayman).

Ce premier tome fourmille de petites références, que ce soit à des films, œuvres d’art, héros…etc. connus. Ce genre de clins d’œil est toujours plaisant lorsqu’on en retrouve au cours de ses lectures. L’album compte 48 pages et on y retrouve en gros une cinquantaine de gags plus ou moins longs (certains s’étalent sur plusieurs planches, d’autres sur quelques cases seulement) qui font toujours sourire, voire même éclater de rire pour certains.

Les dessins de Romain Pujol sont très sympas colorés, les lapins crétins sont bien représentés tout comme les autres personnages qu’ils sont amenés à croiser au fil des pages. L’album est bien réalisé et semble plutôt solide (il tient le coup, même après plusieurs transports, lectures et feuilletages), son prix est également un peu moins élevé que les autres albums de franco-belge (moins de 10€).

Mais il faut dire également que les Lapins Crétins ne sont pas les êtres les plus bavards de la création, les gags sont donc principalement visuels. Raison pour laquelle l’album est quand même très vite lu (bien plus vite qu’un album de comic strips lambda), ce qui pourra peut être dissuader certains lecteurs d’acquérir cette série.

En bref un album bien pensé et conçu, dans lequel on prend plaisir à retrouver nos Lapins Crétins favoris. Les gags fonctionnent bien et prêtent toujours à sourire, ils sont inventifs et jouent beaucoup sur la mise en page, ce qui évite à la lecture d’être monotone. Une très bonne idée de cadeau pour petits et grands, à offrir où se faire offrir, pour passer un bon moment de lecture et de rigolade !

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:06

L'article du jour entrera dans le cadre du Roaarrr de Mo' puisque l'album que je vais vous présenter a reçu un prix dans le cadre du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2012.

 

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TMLP Ta Mère La Pute est un one shot de Gilles Rochier publié en février 2011 par 6 pieds sous terre dans la collection Monotrème. Cet album a reçu le prix révélation lors du Festival d'Angoulême 2012.

 http://www.bdgest.com/critiques/images/couv/4464_c.jpg


Au cours des années 80, dans une banlieue flambant neuve, on suit le quotidien d'une bande de jeunes adolescents désoeuvrés...

 

Mon avis :

 

Je dois avouer que j’ai été très agréablement surpris avec cet album, dont je n’avais aucune idée du sujet avant de l’ouvrir. Le format est un peu plus petit que la moyenne et beaucoup plus souple, ce qui n’est pas du tout problématique pour lire, bien au contraire.

 

Comme TMLP a reçu un prix, on a droit à un gros autocollant Angoulème 2012 sur la couverture, ce que je trouve un peu dommage car ça fausse la première impression visuelle. Sans ça, on a le regard tout de suite attiré par ces 4 grosses lettres énigmatiques dessinées sur la bute, tel un graffiti. Les lettres ne restent pas énigmatiques bien longtemps puisque l’acronyme est expliqué juste en dessous : Ta Mère La Pute !! Une insulte plutôt violente, qui ne peut qu’intriguer vu le gros contraste qu’elle offre avec le reste de l’image où l’on voit trois jeunes en train de poser sur leurs vélos.

 

C’est ainsi que commence notre périple au cœur de cette banlieue des années 80, bien différente de celles dont on a l’habitude d’entendre parler de nos jours dans la presse, mais en même temps tellement similaire. On va donc suivre le quotidien d’une bande de jeunes ados qui essayent de tuer le temps dans leur quartier de banlieue. L’histoire est plutôt dure dans son ensemble, car la vie de ces jeunes n’est pas toujours très rose, surtout qu’ils sont à la merci des « grands frères » plus âgés qu’eux et qui sont les véritables maîtres du terrain.

 

On va donc voir petit à petit le visage de la banlieue changer, cette dernière est pleine de promesses lors de sa construction, mais bien vite les espoirs sont déçus et la misère devient de plus en plus présente. Beaucoup de monde a du être confronté ou a entendu l’expression TMLP (ou un de ses dérivés) au cours de sa vie, Gilles Rochier nous livre dans cet album, la genèse de cette violente insulte. Laquelle a été maintes fois reprises depuis et doit encore probablement circuler de nos jours dans les cours de récré des collèges et lycées. Autant prévenir tout de suite, qu’il vaut mieux avoir le moral en lisant ce récit, car il est plutôt dur et pas toujours joyeux (si vous êtes dépressif, abstenez vous ). D’après ce que j’ai pu en lire à droite et à gauche, TMLP comporte une bonne part de vécu puisque Gille Rochier a vécu en banlieue.

 

Je pense qu’il y a quelques années de ça, j’aurai probablement feuilleté vite fait cet album avant de le reposer aussi sec, rebuté par son dessin. Mais heureusement pour moi, j’ai évolué de ce côté-là et n’ai plus aucun problème avec quelque graphisme que ce soit. Il est vrai que le dessin de Gilles Rochier, est un peu spécial, mais l’histoire qu’il raconte prend vachement aux tripes et une fois entamé l’album, toute l’histoire se déroule sous nos yeux en un clin d’œil. On se fait très vite au dessin et finalement il colle plutôt bien à l’atmosphère du récit et à l’ambiance de la banlieue. Les éléments de décor banlieusard sont d’ailleurs superbes et permettent de transformer la banlieue en un personnage à part entière du récit, lequel est toujours omniprésent.

 

En bref une histoire qui m’a bien pris aux tripes et une très belle découverte !! (une fois de plus merci KBD ). Donc même si le graphsime peut rebuter de prime abord, on s’immerge très facilement dans TMLP et la vie de ces jeunes de banlieue dans les années 80. Un récit très poignant et touchant en dépit de sa dureté.

 

 

Question bonus : Vous avez déjà vécu en banlieue au cours de votre vie ou pas ?

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